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Penumbra – Seclusion

En perpétuelle progression depuis leur premier opus Emanate, on attendait beaucoup de ce nouveau cd Seclusion : allait-il ravir les fans ? Leur permettre d’en gagner de nouveau ? Hé bien oui car ce CD est vraiment ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle dans le métal gothique symphonique. Un vrai bijou que tout amateur du style se doit de posséder dans sa discothèque.En perpétuelle progression depuis leur premier opus Emanate, on attendait beaucoup de ce nouveau cd Seclusion : allait-il ravir les fans ? Leur permettre d’en gagner de nouveau ? Hé bien oui car ce cd est vraiment ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle dans le métal gothique symphonique. Un vrai bijou que tout amateur du style se doit de posséder dans sa discothèque.
On savait qu’il y avait du potentiel mais pas à ce point. Les compositions sont de très bonne qualité, un net progrès a été fait au niveau des voix (reste que la voix claire aurait pu être davantage travaillée selon moi) notamment pour celle féminine (à noter que ce n’est plus la même chanteuse).
Cet album comme le précédent repose sur une histoire d’amour entre un ange et une mortelle et chaque personnage à un chanteur différent (vocaux féminins, black métal, chant masculin clair), ce cd est en fait le deuxième volet de la trilogie débutée avec The Last Bewitchement. Il y a d’ailleurs de très intéressants passages que l’on pourrait qualifier de joute entre le personnage masculin et le féminin comme c’est le cas par exemple sur Enclosed.

La production made in Soundsuite se veut comme à l’habitude impeccable, on n’a pas cette impression de déjà vu (où plutôt entendu) comme c’est le cas avec les productions de Tägtren parfois où l’on reconnaît immédiatement la patte du producteur. La comparaison passée avec Therion n’est plus de mise exceptée pour le titre The Prophetess, les ambiances orientales, le hautbois et les chœurs sont de toute beauté et rivalisent sans problème avec les grands du genre symphonique comme Sirenia ou Trail of Tears. Il est indéniable qu’il faut plusieurs écoutes pour véritablement rentrer dans cet album, pas seulement pour saisir les nuances du concept, mais pour se rendre compte du travail de composition du groupe. Les différents instruments tel que le hautbois, la cornemuse apportent un petit quelque chose vraiment appréciable notamment sur le titre Seclusion lorsque les cornemuses rencontrent les guitares, il y a aussi les chants bulgares (il fallait oser), le synthé largement mis en avant comparé aux précédents opus, …

Avec cet album et le Spleen and Hope de Dying Tears, on est en droit de penser que la France peut maintenant sans le moindre problème rivaliser avec les plus grands et pourquoi pas devenir le leader de la scène gothique/symphonique. Sans oublier que des groupes comme Anthemon, The Last Embrace, Lethian Dreams pourront et on l’espère nous surprendre autant dans le futur.

Oraidersa (08/10)

 Season of Mist / 2003

Track listing (..:..)
1. Tragical Memories 2. Cursed Destiny 3. Seclusion 4. The Prophetess 5. Hope 6. Crimson Tail 7. Conception 8. Enclosed

 

Astral Doors – Of The Son And The Father

astraldoors-ofthesonAstral Doors, ça ne vous dit rien ? Moi non plus, à la vue de la pochette, tout le monde à la rédac s'est dit : « ça vient de Suède, avec un nom pareil et avec les curés accrochés à leurs croix, on tient peut être là un enième groupe de black metal, mais tendance intergalactique, ou alors un groupe de thrash cosmique »… 

Une fois le CD inséré dans la platine quelle ne fut pas notre surprise d'entendre là un album de hard rock seventies, croisement entre Deep Purple (période Coverdale), Whitesnake ou Rainbow ! Et quelle surprise de voir que cet album interprété avec un feeling énorme (les performances du chanteur – Patrik Johansson – proche du regsitre du serpent blanc sont impeccables), mixé par Mossieur Tatgren (il s'est calmé ?), qui n'a pas failli à sa réputation derrière les manettes. 

Les compos s'enchainent sans temps mort et tous les ingrédients sont là pour faire chavirer les coeurs des plus nostalgiques d'entre nous… 
Et dire que ce groupe souffle à peine sa première bougie d'anniversaire ! Détail amusant, le batteur et fondateur du groupe Johan Lindstedt avait monté un groupe de rap metal, « Buckshot O.D. »)… Belle ouverture d'esprit et surtout voilà un bel hommage au hard rock des années soixantes dix, qui sans être novateur est tout de même très agréable à l'écoute… Et puis le retour aux sources de temps en temps ça fait du bien aux conduits auditifs !

Hamster (07/10)

 

www.astraldoors.com

myspace.com/astraldoors

Locomotive records – M10 / 2003

Track listing (49:37) 01. Cloudbreaker 02. Of The Son And The Father 03. Hungry People 04. Slay The Dragon 05. Ocean Of Sand 06. In Prison For Life 07. The Trojan Horse 08. Burn Down The Wheel 09. Night Of The Witch 10. Rainbow In Your Mind 11. Man On The Rock

 

Il peut paraître opportuniste pour certains groupes de revenir à leurs sources après avoir tenté d'expérimenter d'autres horizons musicaux. Dans le cas de Machine Head, je ne m'en plaindrai pas. The Burning Red m'avait laissé sur ma faim et j'avais trouvé Supercharger tout simplement nul. De plus les dernières prestations scéniques du groupe m'avaient laissé un souvenir pour le moins … comique. Ceux que je concevais depuis quelques années comme des clowns dévoyés viennent de me rabattre le clapet avec une bombe à fragmentation, j'ai nommé Through The Ashes Of Empires.

Pour vulgariser la chose, on peut dire que ce cinquième album est le croisement de Burn My Eyes et The More Things Change, le tout agrémenté de mélodies comme on a pu en trouver sur les 2 opus suivants. Mais pas de mélodies gnangnan, celles de ce skeud sont toujours pertinentes. Et surtout, exit les errances néo-rap franchement malvenues par le passé. Qu'ils laissent ce genre de chose à des groupes qui le font bien mieux qu'eux, ce n'est pas un mal. Cette galette aurait donc pu (dû) être le troisième album de groupe. Mais mieux vaut tard que jamais.

Entrons dans les détails maintenant. Déjà, le gros son est de retour, un grand merci à Robb Flynn pour avoir retrouvé sa tête 5150 goupillée. Les guitares vont désencrasser plus d'un conduit auditif. Les compos en elles-mêmes renouent avec la hargne et la violence du passé. Le côté mélancolique par moments aussi. On retrouve des montées en puissance dignes de None But My Own ou Nation On Fire sur des titres tels que Days Turn Pale To Gray ou encore All Falls Down. On retrouve également le coté sombre et oppressant d'un Bow Down To None sur Elegy par exemple.
Mais arrêtons ici les comparaisons car cet album n'est pas non plus une pâle copie des deux premiers, il propose aussi de nouveaux éléments en les intégrant aux recettes déjà bien rodées. Pour exemple cette envolée digne d'un groupe de death-metal mélodique (At The Gates style) sur le premier titre Impirium, ou encore des harmonies de guitare typiquement heavy-metal. A noter donc que les riffs type bulldozer sont de retour et de plus, le nouveau guitariste du groupe balance des soli tonitruants, Ahrue Luster ne va pas manquer à grand monde… Robb Flynn semble avoir retrouvé sa voix gutturale d'antan sur la plupart des titres et ses envolées mélodiques sont mieux maîtrisées que jamais (c.f Elegy). L'autre moitié du groupe n'est pas en reste. La basse d'Adam Duce est plus présente que jamais et Mac Laine se lâche derrière son kit de batterie comme il ne s'était plus lâché depuis More Things Change : Double à gogo, roulements dévastateurs, parties speeds et mosh-parts épileptiques…

On peut donc dire que le groupe s'est fait plaisir et ne s'est pas vraiment posé de limites ni de ligne de conduite sur cet album (3 titres frôlent ou dépassent les 7 minutes) et c'est une réussite. Un très bon album de thrash moderne avec peu de faiblesses. Certes, ils n'ont pas fait mieux ni même aussi bien que Burn My Eyes (ce qui paraît, je vous l'accorde, compliqué !), mais ils m'ont fait plaisir, et vont faire plaisir, je pense, à plus d'un fan de la première époque. Reste maintenant à savoir s'ils vont pouvoir reconquérir le cœur des nombreux fans déçus par leurs récentes compromissions, et s'ils ne vont pas perdre les fans acquis justement grâce à ces tentatives de commercialisation discutables. Perso, je m'en tape. Je les respecte et je les aime à nouveau, j'irai même les voir en concert alors que je voulais revendre ma place avant d'avoir entendu cet album. Et j'espère bien pouvoir headbanguer à me péter les cervicales sur les nouvelles compos qu'ils choisiront d'intégrer à la set-list ainsi que sur des bons vieux Davidian ou Old, en espérant qu'ils ne les jouent plus à la sauce jump-jump cette fois ci 😉
Allez, sans rancune, la hache de guerre est enterrée. C'est reparti pour un mariage de 10 ans !

Rano (08.5/10)

www.machinehead1.com/

Roadrunner records / 2003

Track listing (53:48)
1. Imperium 2. Bite The Bullet 3. Left Unfinished 4. Elegy 5. In The Presence Of My Enemies 6. Days Turn Pale To Grey 7. Vim 8. All Falls Down 9. Wipe The Tears 10. Descend The Shades Of Night