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Tiamat – Prey

Intro bucolique en guise d'entrée dans l'univers atmosphérique du huitième opus de Tiamat, qui se distingue nettement de son prédécesseur…L'ensemble de l'album évolue avec lenteur, loin des fracassantes parties de Judas Christ qui partait dans toutes les directions, du coup, une seule chanson un peu remuante émerge, « Light In Extention », voire « Clovenhof ». On trouve également une chanson un tantinet dansante mais assez mesurée, « Love In Vains » (dont les claviers rappellent Depeche Mode). Johan Edlund a cette fois choisi une seule orientation musicale, tout en conservant la griffe de Tiamat qu'on reconnait immédiatement, privilégiant les atmosphères (en insérant des plages instrumentales, idée inédite de la part du groupe). 

Les compos sont variées, et la production de l'album fait de Prey un album de rock gothique sombre très agréable à écouter. Pas loin d'Anathema ou A perfect Circle, tout en conservant son style…

L'album s'achève en apothéose avec un titre de plus de 7 minutes, hommage à Pink Floyd (quelle classe !), ou Johan reprend un poème d'Aleister Crowley. 

Pour finir, un mot de Johan au sujet de Prey : « Donnez à cet album plus d'une chance parce que cela prend du temps de s'en imprégner, ce n'est pas immédiat et direct, pas autant que les chansons que nous avons faites ces dernières années, alors soyez patients, merci  ». Les amateurs de musique atmosphérique ne seront pas déçus.

Web Hamster (8,5/10)
 
 
 
Century Media – M10 / 2003
 
Track listing (55:22) : 1. Cain 2. Ten Thousand Tentacles 3. Wings Of Heaven 4. Love In Chains 5. Divided 6. Carry Your Cross And I'll Carry Mine 7. Triple Cross 8. Light In Extension 9. Prey 10. The Garden Of Heathen 11. Clovenhoof 12. Nihil 13. The Pentagram
 

Mortus – Leaving The Swamps

Open minded metal music for open minded people'. Si l'en-tête du site Internet de ce quatuor peut paraître pompeux, il n'en demeure pas moins justifié et révélateur, tout comme le titre de cet album par ailleurs. Mortus s'est effectivement désembourbé de ses errements death-metal passés et nous propose, pour son quatrième opus, une musique très personnelle, originale et surprenante, à la croisée du sentier du thrash, de l'avenue du gothique et de l'impasse du hardcore.
D'entrée, la grosse production de cette galette surprend et laisse deviner qu'il va falloir s'attendre, tout au long des 12 plages, à quelque chose de très moderne. 
La section basse/batterie est particulièrement mise en avant et ce n'est que justice tant cette dernière est carrée et pertinente. La musique de Mortus n'est pas vraiment axée sur le riff de guitare, celle-ci servant plutôt de fil directeur mélodique et rythmique sur chaque titre. La voix sait se faire tantôt mélodique et déprimante, tantôt rauque et oppressante ; pas toujours tout à fait juste, c'est vrai, mais toujours parfaitement en osmose avec la musique elle-même.
Côté influences, le premier nom qui vient à l'esprit est Tool de part les ambiances froides et torturées de ce CD, mais Mortus va chercher beaucoup plus loin. Tout en s'ouvrant à des sonorités très 'metal moderne', le groupe n'a pas pour autant renié son passé. Pour preuve les nombreux passages thrashisant, double pédale à l'appui. Les envolées plus mélodiques évoquent, quand à elles, un certain Fear Factory dans ses moments les plus planants et angoissants. 
'Leaving The Swamps' n'est donc pas cataloguable, et plutôt difficile à cerner. Et c'est tant mieux. En espérant que cet album serve de nouveau point de départ au groupe, on peut espérer que leurs prochaines réalisations gommeront les légers défaut de 'jeunesse' de cet effort ( la justesse de la voix et l'essoufflement global sur la fin ). Avec un peu de culot, je me risquerais même à avancer que Mortus à toutes les cartes en mains pour devenir une pointure. 
Vivement la transformation de l'essai.
 
Rano (06.5/10)
 
CCP records – Adipocere / 2003
 
Track listing (43:41)
1. The good son 2. Bleeding works of art 3. Just what we are 4. Phyllis & Stanley 5. It eternity was enough 6. The cube 7. Newborn son 8. Compact 9. why? 10. Avoid drowning 11. Workout 12. Evolution

 

Inhepsie – Oracle

Bon, on va éviter les blagues foireuses sur le nom du groupe. Concentrons nous plutôt sur la musique. Ce premier album du duo originaire du nord de la région parisienne est un concept album divisé en trois chapitres distincts, comme une œuvre littéraire. Et oui, la musique d'Inhepsie est très théâtrale, à l'image du chant féminin tantôt scandé, tantôt plus lyrique. Les ingrédients du cocktail sont les suivants : metal atmosphérique et musique planante. 
Malheureusement ce CD est par moments assez poussif et pas toujours très inspiré. Le son approximatif et la boite à rythmes se révèlent assez vite lassants. Dommage car l'ensemble recèle également d'idées intéressantes et de bons moments. Bref c'est très original mais pas très réussi pour autant. Sous réserve de faire du tri dans les idées et de bénéficier à l'avenir d'une production plus adaptée, Inhepsie pourrait tout de même percer. A voir …

Rano (05/10)

http://www.myspace.com/inhepsie

Sacral Production – Adipocere / 2003

Track listing (44:35) 1. Le Vent 2. Le Feu 3. L'eau 4. La Terre 5. Le Malin 6. Le Divin 7. Instrumentale 8. L'originel