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Houwitser – Damage Assessment

Les Hollandais cagoulés sont de retour avec cette nouvelle offrande sanguinolente. Un disque qui, certes, ne va pas révolutionner le monde du métal de la mort mais un disque de bonne facture.
Death-metal donc. A la sauce Cannibal, autrement dit violent et pas spécialement mélodique. On peut aussi discerner un certain côté groove rappelant les moments les plus hardcore d’un certain Dying Fetus ( réminiscence des tournées communes du passé ? ). De nombreux breaks originaux et bien puissants parsèment les 8 compos de cette nouvelle galette et permettent de mieux relancer la machine après chaque passage dévastateur.
La voix du charcutier de service reste invariablement égarée dans les abysses du spectre sonore, les blasts et autres passages de double ultra-lourde s’enchaînent à plus soif, tout ça étant bien sûr articulé autours des riffs de gratte du type tronçonneuse.
Ajoutez à cela une production de bonne facture ainsi que des samples guerriers entre chaque titre et vous aurez un bon aperçu global de la chose en question.
Originalité non, efficacité une demie-heure durant oui ! On en attendait pas mieux …

Rano (07/10)

http://www.houwitser.nl/

Osmose / 2003

Track listing (31:32) 1. Liquidate The Venomous 2. Parasomy 3. Paradise In Purgatory 4. Damage Assessment 5. Clean Till The Bone 6. Skineater 7. Mean And Malice 8. Hunger For The Feast

Mystic Circle – Open The Gates Of Hell

Premier regret à la vue de la pochette moche et clichesque, qui fait instantanément regretter celle que Jean Paul Fournier (Edguy, Avantasia…) avait réalisée pour "Damien". Passons sans tarder au contenu, nettement plus captivant. "Open the gates of hell" débute avec une intro aux claviers et des choeurs en choeurs en arrière plan, assez classieuse. Puis l'album démarre vraiment avec Beyond the black dawn, mid tempo, au son de guitare cru et crasseux, les riffs sont classiques mais accrochent l'oreille. Les allemands parviennent à leur fin d'entrée de jeu. Beelzebub est toujours aussi maléfique au chant, et le style demeure simple et direct. "Satanic rituals" a un rythme un poil plus soutenu, dosé avec des rythmiques thrash. Le tempo va s'accéler encore avec Awaken by blood (même recette que le titre précédent), puis ralentit nettement avec un titre metal gothique aux arrangements de claviers soignés et chant féminin captivant de rigueur. Ensuite Deadly ghost, un titre instrumental avec claviers, choeurs, bien arrangé, avec une pointe d'atmosphère malsaine.

Fin de la récréation, avec Open the gates of hell, les guitares reprennent leur place au premier plan, un ryhtme soutenu, mais pas ultra speedé, et surtout une efficacité redoutable qui se ressent au refrain (j'en connais qui vont s'époumoner à hurler open the gates of hell… Et si lesdites portes s'ouvrent, ils n'auront plus qu'à se débrouiller avec ce qu'il en sortira)… 
Vu les bruits malsains qui entament le morceau suivant en guise d'intro il semble que les portes se soient ouvertes… Encore un morceau mené tambour battant, the book of shadows est plus classique (le riff de guitare rythmique à du être usé jusqu'à la corde dans le black metal). Burning soul prend la suite avec une rythmique de guitare très accrocheuse, qui disparait quelques 30 secondes plus tard pour laisser la place à un black metal haineux (mais pas speedé, nuance). Habilement structuré, ce morceau est l'un des plus accrocheurs de l'album.
L'enfer sonique s'achève avec un dernier morceau, demoniac dimension, ou là encore metal vieille école et black sont habilement mixés.
Sans être un album foncièrement original, Open the gates of hell est plaisant à écouter, plutot sobre (le groupe n'en fait pas des tonnes), et possède quelques titres qui seront sans doute imparables à l'épreuve de la scène. Avis aux amateurs.
 
Hamster (07/10)
 
Mystic Circle : Myspace / Facebook
 
Massacre records – M10 / 2003
 
Track listing (34:33)
1.Morbid signs of destruction 2. Beyond The Black Dawn 3. Satanic Rituals 4. Awaken By Blood 5. Wings Of Death 6. Deadly ghosts 7. Open The Gates Of Hell 8. The Book Of Shadows 9. Burning Souls 10. Demoniac Dimension

 

Pinkostar – The Trick is to Keep Breathing

Quatuor masculin en provenance de Hambourg -Allemagne-, voici Pinkostar. Ce jeune combo mélangeant à la fois pop, rock et heavy (avec des influences allant de Pearl Jam à Placebo en passant par Prodigy, Muse et Nirvana) a suscité l'intérêt des foules et de la presse spécialisée (Visions, Legacy, Metal Heart, …) à l'automne dernier avec son premier EP "Solargirl". 
Ils nous arrivent donc en cette rentrée 2003 -après avoir joué dans plusieurs importants festivals Outre-Rhin (Taubertal, M'era Luna, Highfield)- avec un nouvel opus: The Trick is to keep breathing (album déjà dans les bacs allemand depuis le mois d'Avril) dont une chanson "Too Many Scars" est présente depuis quelques temps dans les charts alternatifs teutons (numéro 6 actuellement)
 
La composition des titres et leur style sont variées et s'enchaînent sans le moindre souci: on trouve ainsi les traditionnelles ballades pop-rock (tel "Sunday Morning" avec ses passages accoustiques ou encore "Rowdy") qui plaisent tant à nos petites soeurs et qui pourront se les passer en boucle tout en rêvant à Daniel -le chanteur qui au dire de certaines est plutôt mignon-, les titres un peu plus rock ("Low, let down and far away" titre tout à fait calibré pour être sur la BO de teenages movies ; "Sweet" qui n'a de doux que le nom), les anciens-actuels et futurs hits du groupe ("Solargirl" une de ces chansons qui après une écoute ne vous lâche plus de la journée, "Too Many Scars", "No one's control") mais également des titres plus emprunt d'émotion comme "Smile" qui n'est pas sans rappeler Staind par moment.
 
Le chant alterne assez souvent les passages mélancoliques et ceux plus rock au sein d'un même titre comme c'est le cas pour "No One's Control" avec une intro au piano très sympa, instrument que l'on retrouve aussi sur le dernier titre de cet album "Lose Yourself". La production est bonne, les mélodies bien trouvées et pour les avoir vu à 3 reprises au cours des festivals mentionnées plus haut leurs prestation scènique sont très satisfaisante.
 
Un groupe prometteur en fin de compte mais qui ne suscitera certainement pas autant d'intérêt dans notre pays que dans le sien, un peu à l'image de Black Milk ou encore de Kosheen dans un style plus rock et c'est bien dommage car ce combo comme les deux autres sont vraiment talentueux et mériteraient davantage de succès en dehors de leur pays respectif.
 
Oraidersa (07/10)
 
 
FAME – BMG – M10 / 2003
 
Track listing (58:00)
1.  Low, Let Down and Far Away 2. Keep Breathing 3. Too Many Scars 4. Buenos Dias 5. Sunday Morning 6. No One`s Control 7. Sweet 8. Smile 9. Zero Life 10. Take the Bliss 11. Flower 12. Solargirl 13. What Your Name is for 14. Fragile Sun 15. Lose Yourself