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Morbid Angel – Heretic
Author: Hamster ForeverSep 7
Summer Breeze Festival 2003 – 23 août
Author: Hamster ForeverSep 4
www.summer-breeze.de
Taux de remplissage : 15.000
Son : Brouillon à correct
Lights : Inexistantes à magnifiques
Ambiance : Excellente
Moment fort : Les concerts de Dew Scented, Callenish Circle, God Dethroned, The Crown, In Flames…
Toutes les photos : cliquer ici.
Le live report du samedi 23 août 2003 :
Après la journée scandinave, ce sont les Hollandais qui vont marquer les esprits pendant la journée. Retour sur le site après une nuit fraîche (alcoolisée et marquée par la contemplation ébahie de la nuit étoilée),
Defending the faith : power métal classique, pour le peu que j'ai entendu, pas de quoi castrer un ours.
The Armada, pas inintéressant à l'écoute, du heavy lourd mid tempo.
Koroded quant à eux font du power/trash/emo/metal et s'en sortent pas mal. Certains morceaux font penser à du pantera ou à du Machine head en plus mélodique. Le groupe est à rapprocher d'un combo ayant annulé sa venue au festival cette année, à savoir 40 grit. Dommage pour le son de gratte bien pourri, permier groupe oblige !
Primordial fait défection (à l'instar de Meshuggah, Darkane, Vintersorg…). le batteur s'est blessé et les irlandais seront donc absents du Summer Breeze. C'est donc Elis, groupe originaire du Lichtenstein qui fera office de remplaçant. Bonne prestation sur la Pain stage, en dépit de l'absence d'originalité dans les compos, le groupe s'en sort avec les honneurs devant un public clairsemé.
Darkseed attire plus de monde avec un metal gothique inspiré par la Finlande, qui, sans être transcendant, se révèle assez efficace sur scène.
Desaster suit sur la Pain stage pour jeter en pature un thrash / black metal tendance vieille école. La dernière chanson par exemple sonne furieusement comme Metal militia (Metallica)…Le groupe est bien en place et très efficace, déclenchant un headbanging sauvage sur ses riffs acérés. Bon set bien old school donc…
Mais il est temps de passer aux choses sérieuses et de se précipiter vers la grande scène pour se prendre une des grosses claques du festival…

Dew Scented
Set list : Bitter conflict / Unconditional / Soul Poison (nouveau titre sur Impact) / Life ending path / Inwards / Acts of rage (nouveau titre sur Impact) / This Grace.
La tension ne va pas retomber, grâce aux néerlandais de Callenish Circle qui ont livré un show infernal,
pas de temps mort, le metal inspiré par At the gates ou Dark Tranquility à de beaux jours devant lui. Les Hollandais ont fait sensation. Le groupe sera même la révélation des festivals d'été pour Thortyir qui commençait à désespérer. Un concert écrasant, énorme, et des albums qui le sont tout autant… assurément un grand groupe !
Set list : soul messiah /witness your own oblivion / forsaken / what could have been / out of the body (cover pestilence) / obey me.
Deuxième vague en provenance des Pays Bas, God Dethroned livrera un show compact et puissant sur la grande scène. Les bataves rentrent directement dans le lard avec l'énorme " the art of immolation " tiré de l'album " the grand grimoire ". Les nouveaux morceaux tirés du dernier bébé du groupe, " into the lungs of hell ", passent bien l'épreuve de la scène et se révèlent bien plus mélodiques (" soul sweeper "). Un bon concert donc malgré, selon moi, encore quelques petites erreurs de mise en place. Tout devrait être parfait pour le " The bounded metal over Europe tour" en octobre où le groupe partagera l'affiche avec Mortcian, Exodus, Naglfar, Nuclear assault ou encore les démentiels Callenish Circle (Voir ci-dessus).
Il temps pour le Hamster de prendre une pause après une telle déferlante sonique.
Undertow délivre sur le pain stage un concert axé sur la lourdeur, le combo est à rapprocher de groupes tels que crowbar et Eyehategod. L'impression d'écrasement est intense et, malgré une certaine linéarité, le set comporte quelques bons moments.(note pour les programmateurs, si Undertow c'est un groupe de Doom, alors Dew scented c'est du hollywood metal gore)…
Sinner monte sur la grande scène à 17 :40, pas de grand souvenir laissé par le heavy rock du groupe. On finira même par se demander si le groupe n'a pas été programmé sur tous les gros festivals allemands juste parce que Matt est bassiste de Primal Fear… Ce dernier imposerait-il sa loi afin de faire jouer les deux combos dans les mêmes festivals ? Curieuse coïncidence quand même.
End of green : set efficace de la dernière sensation metal gothique allemande, pas mal de monde pour les soutenir (chauvin le public allemand, mais non enfin…). Quelques bons moments (faisant songer à Type O Negative) et quelques moins bons (rappelant plutôt HIM).
Dernière salve en provenance de Hollande, le conte de fées est de retour : Within Temptation en bien meilleure place sur l'affiche, avec son nouveau décor qui change des monstroplantes, pour une prestation bien plus réussie qu'au Graspop (n'empêche, si le fameux décor n'avait pas été déjà vu sur la tournée, on aurait cru qu'il avait été volé à l'Eglise gothique du village d'Absgtmund…). Effets pyrotechniques à profusion, Sharon à reçu des cadeaux jetés par des fans : un caleçon (non ce n'était pas le mien, je prenais des photos), et un nounours jaune…
Oraidersa : Il est 19h15 et enfin WT arrive. Nous n'avons pas eu de mal à trouver des places dans les premiers rangs car Sinner jouait avant et le public était assez clairsemé. Le décor est toujours celui de la tournée avec Paradise Lost, seul changement par rapport au Graspop, les 2 anges tiennent aux creux de leurs mains non plus des spots lumineux mais des petits 'lance-flammes' qui s'activeront sur Ice Queen & Mother Earth en complément de la pyrotechnie situé sur le devant de la scène (à noter que pour une fois Sharon à fait en sorte de ne pas cramer sur place lol). Elle arrive sous un déluge de confettis en entamant les premières paroles de Deceiver of Fools, le son est correct mais on s'interroge déjà sur la prestation de Robert dont les grunts ne sont plus ce qu'ils étaient auparavant snif snif.
Sharon arpente la scène de part en part, Caged arrive ensuite de même que les premiers problèmes au niveau de la voix pour Sharon : manque de souffle, chaleur trop accablante… quoiqu'il en soit et pas seulement sur Caged, elle a eu à de nombreuses reprises des problèmes pour entamer les chansons ; on aurait pu croire à un problème de micro mais ce fut trop fréquent pour que cela soit le cas. Certains évoquent le fait qu'elle bouge un peu trop (notamment avant the promise) avant de commencer à chanter ce qui pourrait lui causer ce type d'inconvénients. Le public semble assez enthousiaste, réagit immédiatement aux sollicitations de Robert, Ruud et Sharon.
L'ambiance générale est nettement meilleure que celle du Graspop. S'enchaîne ensuite orff qui nous fait
espérer un magnifique 3ème CD pour la fin de l'année, puis mother earth avec la pyrotechnie habituelle. "Running up that hill" sera assez bien accueillie par la suite mais pas autant que never ending story en acoustique. Au début de la chanson Ruud connaît quelques problèmes si je me souviens bien et Martijn 'clavier' entame quelques notes pas trop withinesque sur lesquels tous se dandineront sur scène, hormis sur le refrain on n'entendra que très peu le public : une vraie communion (au moins les allemands n'auront pas slammé sur cette chanson comme ce fut le cas une semaine auparavant à Erfurt lors du Highfield festival). Une peluche lancée sur scène à la fin de la chanson ravira Sharon (je soupçonne Hamster de l'avoir lancée !!!) avant que celle ci annonce le bouquet final : ICE QUEEN. Le titre étant actuellement en 7ème place des charts généralistes allemand, on ne sera donc pas surpris de voir une grande partie du public reprendre les paroles en chœur. Après 50 minutes de show intense, tout le groupe au son des ZU GABE se réunit sur le devant de la scène pour se faire acclamer encore une fois et ils repartent exténués (surtout Ruud) sous les applaudissements.
Hollenthon a été une bonne grosse claque. Le metal unique de ces autrichiens (menés par l'ex-leader de Pugent stench) est très bien passé sur scène, malgré le fait que toutes les orchestrations se trouvaient sur bandes. On avait parfois l'impression d'entendre un Therion extrême. Mention spéciale au morceau très arabisant. Un concert réussi et un succès populaire donc.
JBO : grosse déconnade métal allemande, le public nombreux s'amuse des speechs qui nous échappent (le guitariste / vocaliste devrait parler encore plus vite tiens…). On retiendra la reprise de Roots de Sepultura avec le chanteur déguisé en Luciano Pavarotti, ou la reprise d'Enter Sandman de Metallica, ou pour finir l'immense logo gonflable… Le groupe va fêter ses 15 ans l'année prochaine, mais vu la barrière de la langue il faudra sans doute un temps certain pour les voir en France…
Les suédois vont conclure magistralement le festival :
The Crown (death metal brutal) va livrer un concert furieux, comme si la vie des musiciens en dépendait. La set list a fait la part belle aux compositions bien directes de " Deathrace king " (" executionner ", " total satan ") et de " crowned in terror " (" crowned in terror ", " under the whip ", " World below ") tout en oubliant pas un petit sa ut vers " hell is here " avec le tonitruant " 1999 revolution 666 " repris par le public.
Une excellente prestation en attendant In Flames qui fera sont entrée sur scène vers 23 :30. Bon, le concert
d'In Flames était l'un des meilleurs sinon l'un des meilleurs du festival. Les effets pyrotechniques étaient bien au delà de ceux que proposaient les autres groupes, un immense backdrop aux couleurs de la suède, un son écrasant une set list presque parfaite (mais pourquoi il n'y avait pas Food for the gods bordel !!! à la place d'episode 666 par exemple) ???
Réponse de Björn : " on l'a beaucoup jouée et on trouvait sympa de remettre des vieux titres du premier album ". Concernant le show : " pas mal, quelques problèmes de son avec la guitare, les fesses brûlées par les effets pyrotechniques et un bon public, bon résumé non ? (rires) ". Après Cloud connected, Anders fait prêter serment au public : " répétez après moi : ce soir je jure d'être complètement déchaîné, et de faire du bruit ! " Vu les réactions du public, contrat rempli pour le groupe. Un rappel monstrueux et vers 1h30 c'est fini, le public est en miettes, le groupe à assuré un concert implacable (d'autant plus impressionnant quand on voit le flegme du groupe avant d'entrer en scène…). Tout est dit.
Lezte Instanz va tenter de succéder à la tuerie organisée par les suédois, mission presque impossible, disons que de loin les cracheurs de feu avaient l'air de mettre l'ambiance mais après In Flames difficile de voir un autre concert…
Une dernière virée, histoire de visiter le camping (dévasté) et déjà nombre de metalleux repartent chez eux. Le temps de descendre quelques bières, de piquer un caddie et de redescendre vers notre campement sous les yeux consternés de la sécurité et il faut bien faire l'amer constat que le festival est terminé… Avis unanime de la horde, l'année prochaine on revient !
Bilan : malgré quelques défections de groupes attendus, vu la qualité des concerts auxquels nous avons assisté, et les améliorations apportées sur place, nous remercions les organisateurs pour l'accueil (Georg et toute l'équipe), il va sans dire que nous serons présents pour la sixième édition en 2004 !
Hamster, Phil'em all, Thortyir, Oraidersa
Jeudi 21 août [cliquer ici] /Vendredi 22 août [cliquer ici]
Summer Breeze Festival 2003 – 22 août
Author: Hamster ForeverSep 4
www.summer-breeze.de
Taux de remplissage : 15.000
Son : Brouillon à correct
Lights : Inexistantes à magnifiques
Ambiance : Excellente
Moment fort : Les concerts de Heaven Shall Burn, Amon Amarth, Die Apokalyptischen Reiter…
Toutes les photos : cliquer ici.
Le live report du vendredi 22 août :
Après une nuit courte mais tranquille, la horde se dirige lentement vers le site pour entamer la seconde journée. Nouveau cri de ralliement pour les français (moins nombreux que l'année dernière), " französe ? Salad !!! ".
Age of ignorance : j'ignore complètement le groupe, pour manger (à noter l'amélioration très nette par rapport à l'année précédente, les organisateurs ayant fait appel à des restaurateurs " Adler " dont la cuisine sera appréciée à sa juste valeur, cela dit c'est tout de même la nourriture végétarienne qu'ils proposent également qui remportera les honneurs du public et des hordes de VIP, non, par very imbéciles personnes…).
Phil : Age of ignorance jouera donc devant un parterre fort peu garni vu les excès de la veille (concerts et breuvages divers absorbés pour étancher la soif et lier les contacts amicaux…). Le groupe ne déchaînera pas le peu d'ardeur de ce petit monde présent sous un soleil déjà fort rayonnant. Le temps de regarder le 1er morceau et de filmer le 2eme et nous allons vite recharger un court instant les batteries. Musicalement c'est pas mal mais bien trop court pour se faire une réelle idée (20 minutes pour 4 morceaux)
La journée va être longue mais peu de groupes m'intéressent vraiment, donc j'ai décidé de me la jouer VIP area pour cette journée, surtout qu'on y entend très bien les groupes…
Fallen 2 pieces : ayant eu l'honneur en rendant ma poubelle l'année dernière au camping de recevoir en contrepartie leur CD, et nous avions pu constater que le clonage de Faith No More avait plus que jamais cours outre Rhin. Pas grand chose à en dire, une audience mesurée mais acquise.
Le groupe de metal gothique autrichien Darkwell succède sur la grande scène avec beaucoup plus de succès malgré un registre plutôt convenu et déjà entendu, en tout cas le chant de Stephanie (Phil : Stéphanie: oh oui !) est plutôt agréable et les compos efficaces (on sent une influence de Paradise Lost dans l'exécution des riffs de guitares). A noter une reprise un peu lourde de " Don't you " des Simple Minds.
Le Philou fera marcher sa caméra plus que pour certains autres groupes vu que la donzelle bouge tellement qu'il est très difficile de la prendre en photo (mais il va y avoir de la capture vidéo).
Je pense pour ma part que le fait d'avoir une chanteuse vaut au groupe sa grosse part de succès car cette jeune fille est vraiment captivante (mais elle est également captivée, en effet nous la croiserons souvent au camping mais malheureusement avec son petit ami) il n'en reste pas moins que le groupe joue bien et juste à découvrir sur album, le public apprécie et lance pour la 1ere fois de la journée des "Zu gabe !" fournis.
Thunderstorm : ni le hamster ni moi n'avons pu voir cette prestation car nous venons juste de nous retrouver après pratiquement 2 mois de silence ou presque (venant de ma part pour faire un peu le break avec tout ce début d'année fort en évènements au sein de métalchros), nous avions donc pas mal de choses à nous dire et nous avons donc zappé Thunderstorm.
Renseignements pris auprès de mes compagnons de voyage il en est ressorti une absence totale de souvenir face au résumé de ce groupe donc en déduire ce que vous voulez… Thortyir, qui a été voir une partie du concert, dira seulement que Thunderstorm joue du heavy doom à la Black Sabbath ou Cathedral, le génie de ceux-ci en moins. Pour paraphraser Phil, on ne retient rien du set.
Justice (13 :50 sur la grande scène), bonne surprise de la part de ces vétérans qui attirent beaucoup de monde, du heavy thrash puissant et accrocheur (très prenant à revoir très vite excellent) et extrêmement bien exécuté, un joli carton auprès du public pour une heure aussi " matinale ".
Hypnos, place sur la Pain stage au death metal de bouchers en provenance de Tchéquie, un set un peu brouillon qui va ravir les plus bourrins d'entre nous, malgré un son approximatif et peu enthousiasmant.
Phil : je n'avais pas accroché du tout à leur cd et bien leur prestation ne fera que confirmer mon opinion vraiment pas indispensable voir même à éviter…Thortyir, en tant qu'amateur averti de métal de la mort, dira simplement que le set des tchèques (très sympas avec le public au passage) était bien écrasant mais que, souffrant d'un son vraiment pas top, l'impact s'en est trouvé réduit. Dommage car je pense que ces ex-Krabathor méritent mieux.
Heaven Shall Burn entre en scène à 15 :00, autre découverte du festival sur la grande scène, quelque part entre du hardcore pour
l'attitude et le death mélodique suédois, le groupe reçoit un bon accueil sous un soleil de plomb. Les petits jeunes obtiennent également la faveur de déclencher un premier " circle pit " d'enfer, ce qui aura le don d'impressionner fortement les serveurs de bière ambulants dispersés dans la foule.
Les italiens de Graveworm investissent ensuite la petite scène, les avis seront partagés, un son mauvais, une prestation un peu bordélique pour les uns, efficaces pour les autres, le black metal italien fait autant l'unanimité que le Hollywood metal de Rhapsody…
Phil : Gros succès pour ces Italiens, la foule s'est massée devant la scène et va donner de la voix et des applaudissements nourris tout au long du set, le soleil tape de plus en plus mais la musique dispensée par ces latins est vraiment entraînante et intéressante.
Les titres joués live prennent une tout autre dimension par rapport au cd qui paraissaient plus bruts alors que là sur scène le côté mélodique prédomine.
Sur album il manquait un petit "je ne sais quoi" pour faire la différence et bien maintenant je sais que cette différence est comblée sur scène !
Très bon concert les "Zu gabe !" pleuvent.
Farmer boys : pas vu, désolé mais avec un nom pareil…
Phil : pas vu non plus. Thortyir a vu, lui, et possédant un album du combo allemand (le très bon " the world is ours ") et pour avoir déjà pu témoigner du savoir-faire des jeunes teutons à l'occasion du graspop 2001, j'attendais beaucoup du set des Farmer boys. Leur mélange de Gothic, new wave et nu-metal ne m'a cependant pas convaincu, la formation semblait être en pilotage automatique (la chaleur n'aidant certainement pas). Le groupe a certainement sorti un album non distribué dans nos contrées entre temps car je ne connaissais que deux ou trois titres.
Disbelief : remplacer Vintersorg est une tache peu aisée, et le groupe n'a pas rempli sa mission, loin de là, à vrai dire nous n'attendions pas grand chose de leur prestation et elle ne laissera pas un souvenir impérissable… Leur Death metal à la Bolt thrower n'étant vraiment pas servi par le son, peut-être le plus brouillon de la journée.
Enfin les vikings sont de retour ! Deux murs d'ampli Marshall en guise de décor, un backdrop et les suédois d'Amon Amarth prennent d'assaut le festival avec le titre "Death in fire" sur la grande scène pour nous régaler avec un des meilleurs shows du festival. Le public est très nombreux pour les accueillir. Les albums The Crusher et Versus The World seront les mieux servis sur la set list. Et une fois de plus des milliers de métalleux vont se déchaîner en levant le poing et chanter par cœur les chants vikings… Assez impressionnant, le tout agrémenté de jets d'eau (activité qui va beaucoup amuser le service d'ordre tout au long du festival). Ce sera l'occasion pour l'imposant Johan de nous confirmer la venue du groupe en France cet hiver. Thortyir trouvera cependant le son un peu limite, la caisse claire et la basse étaient la plupart du temps inexistantes. Malgré cela, les morceaux du gang viking sont diablement efficaces et les musiciens bien en place, quoi qu'un peu statiques.
Journée où les scandinaves sont à l'honneur au summer breeze : aucun moment de répit pour le public tant les groupes qui s'enchaînent méritent d'être vus.
Naglfar succède aux vikings sur la Pain stage et va faire un set très efficace, remportant le droit de faire un
rappel (il est vrai que le black métal survitaminé exécuté à grande vitesse ça laisse du temps pour un rappel).
Set list : Abysmal Descent / 12th Rising / Devoured by Naglfar / The Eclipse of Infernal Storms / Of gorgons spawned through witchcraft
Retour au power metal comme on dit outre Rhin pour étiqueter les groupes de heavy metal speedés. Primal Fear s'installe sur la grande scène (avec le backdrop de Black Sun et des plus petits de Nuclear Fire). L'affluence est plutôt mesurée, plutôt étonnant compte tenu du poids du groupe en Allemagne, le show est bien rodé, les classiques s'enchaînent et le batteur est particulièrement performant ! Ralf présentera alors Randy Black (Annihilator) qui rejoint officiellement le groupe (après seulement une journée de répet la veille). Ralf lui avait proposé la place alors que le groupe était aux USA, et avec un tel batteur Primal Fear s'est montré plus puissant (c'était plus impressionnant que les effets pyrotechniques employés en plein jour).
On notera que Ralph semblait manquer un peu de voix par instant mais le groupe faisant bloc musicalement fera ressortir une bonne prestation sur laquelle plane sans cesse le spectre de Judas priest (ce qui n'est pas pour déplaire à l'auditoire) représenté par la reprise de "Metal god", tous leurs meilleurs titres sont passés en revue et la set list ne varie guère par rapport aux prestations du BG Open air et du Wacken. Thortyir n'a pas aimé du tout et va donc passer sous silence la prestation de Ralph le castrat et de ses comparses, gnark gnark. A noter que le public, déjà massé devant la pain stage pour le show des reiters prévu juste après, n'a cessé de hurler " reiter, reiter, reiter… " à l'envi entre les titres de Primal fear… amusant.
Suit alors un groupe qui confirme d'année en année son talent sur scène : Die Apokalyptischen Reiter qui va faire comme l'année précédente un set très convaincant.
Phil : Ils raviront le public très dense avec leur musique qui est un véritable patchwork de rythmes et de mélodies différentes tout cela à l'intérieur de chaque morceaux. Ce groupe allie le plaisir de l'ouïe et de la vue tant leur musique est riche, ils manient avec dextérité les changements de directions tantôt petite intro douce et mélodique qui se change soudain en un metal puissant et racé pour repartir dans une direction diamétralement opposée…Très bonne prestation le groupe me ravi à chaque fois de + en +, dommage que le public ne leur a pas donné un acceuil digne de leur originalité lors de leur venue à LA LOCO su Paris Tout à fait d'accord avec Phil, Thortyir dira simplement que l'ambiance était absolument fabuleuse (tout comme à Wacken d'ailleurs) et que les reiter ont tout déchiré. A noter l'interprétation des fabuleux " licked by the tongues of pride ", " we will never die ", " iron fist " et en cloture du fantastique " Metal will never die ", titre hommage à notre style de prédilection et à tous ses acteurs, qui a été jusqu'à mettre la larme à l'œil à plusieurs métalleux présents.
21 :00 la foule se presse devant la grande scène pour accueillir les fuckin' Children Of Bodom from fuckin' Finland. Mais tout ne va pas se
passer comme prévu. COB à raté l'avion, et va arriver quelques minutes avant le début du show sur le site. Les roadies vont courir comme des dératés pour mettre en place le matériel, faire les soundchecks… (les injures fusent derrière : " perkele "…) bilan, c'est avec 25 minutes de retard qu'Alexis et ses comparses démarrent leur concert. Dès les premières notes de Needled 24/7 on peut constater à quel point le groupe est bien rodé, et que Roope Latvala (guitariste de Sinergy qui remplace Ale) est parfaitement à l'aise. Les lights sont somptueux, et l'on ne pourra que regretter que le show soit amputé d'un bon ¼ d'heure, les organisateurs auraient sans doute pu intervertir In Extremo et Children of Bodom afin que les timings soient respectés…
Phil : le moment tant attendu est enfin arrivé mais hélas au sortir de ce show c'est bien un manque que l'on ressent, notre conduit auditif n'est pas rassasié et tout ceci à un air d'inachevé qui vous laisse sur votre faim tout comme leur dernier album… Faites que le groupe revienne vite nous voir avec un show complet La dextérité des musiciens est vraiment impressionnante,mais le set s'achève trop vite… vivement leur retour en tête d'affiche… qui ne sera cependant pas prévu pour tout de suite, le groupe partant sur les routes US en automne en compagnie de Nevermore, Dimmu Borgir et Hypocrisy !
Amorphis va poursuivre cette journée scandinave avec un set de 45 minutes qui va ravir une foule nombreuse (n'empêche je maintiens que Pasi Koskinen possède une timbre de voix qui n'est pas sans rappeler Chuck Billy de Testament), le son puissant, des jolies lumières et le succès est assuré.
Avis divergeant du Philou : la pression retombe brutalement avec Amorphis et son death-prog (si, sije vous assure c'est prog enfin surtout sur les nouveaux morceaux) ça repose mais à cette heure là après les prestations plutôt rythmées et riches en couleurs des précédents groupes ça endort un peu de + la fatigue commence à se faire sentir et un léger froid atmosphérique règne déjà et la musique d'Amorphis n'aidera point au réchauffement corporel.
Reconnaissons que musicalement c'est carré et très bien interprété mais le moment n'est pas propice à ce genre de musique pour pouvoir l'apprécier à sa juste valeur. Thortyir, pour sa part, a vraiment apprécié le set des finnois bien que le live ne semble pas être leur exercice de prédilection (Pasi, le chanteur est TRES statique, et un des guitaristes s'allumera une petite clope sur scène, tout en jouant…). Le plaisir est venu de fait qu'Amorphis est un groupe n'ayant pas honte de son passé, toutes les périodes sont revisitées, du premier au dernier album, ce qui donne une impression de grande variété.
23 :25 C'est l'heure d'entrer en scène pour la tête d'affiche de la soirée, In Extremo, metal folklorique et martial (grosses guitares saturées et cornemuses, harpe, banjo, flute… quelque part entre Subway To Sally et Rammstein en somme). On frôle la saturation devant la grande scène tant la foule est nombreuse. Une fois encore les lights sont au rendez vous, ajoutez des effets pyrotechniques du meilleur cru (le chanteur qui fera un numéro de cracheur de feu…), musicalement les morceaux sont joués de façons très différentes par rapport aux précédentes prestations et un public complètement acquis et vous avez là un show convaincant.
Un show parfait qui redonne la pêche et dissipe froid et fatigue dommage que ce soit déjà fini…
Il est près d'une heure du matin quand la horde de Finntroll monte sur la Pain stage pour conclure cette seconde journée par une bonne dose de Black "troll" metal. Les trolls arrivent sur scène passablement énervés : ayant loupé l'avion à Helsinki, errés pendant 3 heures pour trouver le site (là c'est rassurant nous n'étions pas les seuls à nous perdre alors !), les finlandais se sont rendus compte à l'arrivée que leurs fringues, instruments de musique étaient restés au point de départ. Heureusement, Amorphis va leur prêter son matériel et le groupe va se défouler, Wilska était particulièrement en verve, présentant chaque chanson (on retiendra ses explications sur celle consacrée à la revanche de la forêt, ou encore celle qui se passe dans un sauna, ou le délire sur la compo consacrée au champignons jamais enregistrée, ou Wilska fait promettre à l'audience qu'elle ne doit pas dire qu'elle l'a entendue sur scène et enfin un petit mot en guise d'hommage à leur défunt guitariste en intro du 2eme titre "le groupe lui survivra"…). Le public déchaîné recevra les remerciements du groupe (dédicace de Wilska aux fans français, suisses, belges qui ont fait le déplacement). Wilska remerciera également un fan qui aura le bon goût de lui jeter un verre de bière sur scène ("Cool, a beer ! Give me an other one mother fucker").
Finntroll sortira de la scène soulagé après avoir jeté un rappel qui achèvera en beauté la journée…
(l'after sera marquée par l'offrande d'Oraidersa de bouteilles de Ricard à Wilska qui le remerciera chaleureusement en l'appelant "ma pouffe merveilleuse" :)) tandis qu'il tentera de subtiliser en vain un fût de bière, shootera une bouteille d'eau d'un membre du service d'ordre avec moins de succès que la salade et pour finir obtiendra sans peine des bouteilles de bières dans le tour bus d'In Flames qui venait de s'installer…).
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Hamster, Phil'em all, Thortyir, Oraidersa
