Battleroar est un combo grec formé en septembre 2000 à Athènes et composé de 5 membres : Marco Concereggi (chant), Manolis Karazeris et Kostas Tzortzis (guitare), Kostas Makrikostas (basse), Nick Papadopoulos (batterie). Ceux-ci présentent leur « To Death and Beyond » comme étant la touche finale parachevant une trilogie débutée par « Battleroar » en 2003 et « Age Of Chaos » en 2005.
Se targuant d’avoir puisé leurs racines dans le son des années 80 et de bands européens et US tel Manilla Road, Omen, Cirith Ungol, Manowar et autre Jag Panzer, les hellènes, à l’instar de leurs compatriotes de Firewind, délivrent eux un Metal Epic très traditionnel. C’est carré, solide, très professionnel et surtout mis en valeur par une production sans faille. Les constantes, ou fils rouges des compositions, classiques mais très développées, sont ainsi typiques du style : une rythmique saillante et efficace, de bons riffs acérés, une double qui martèle par intermittence, des solis ou duos guitaristiques ébouriffants… et un chanteur qui assure… Les tempos sont majoritairement speed, parfois middle, et « Battleroar » dépeint ainsi à merveille les hauts faits, la noblesse, et les divers temps forts des batailles.
Certains titres sont aussi de vraies perles revival années 80 : « The Wrathforge » initial, avec sa superbe intro, ses guitares se répondant et sa progression paroxysmique. Un « Ocean Of Pain » de près de 10 minutes aux superbes passages acoustiques (violon), et au duo de guitares dignes de Maïden, ou encore le faramineux « Death Before Disgrace » de clôture, au chant évolutif à la Blind Guardian et à la structure onirique et emphatique.
Les autres titres sont eux aussi de très bonne faction et résolument appréciables. Le combo a une réelle propension à faire siennes les originalités typiques des groupes hard/heavy/big rock. Ainsi « Metal From Hellas » profite d’harmonies à la Edward Van Halen ou d’un refrain à la Manowar – « Warlord Of Mars » aussi d’ailleurs -, « Hyrkanian Blades » suinte la Veuve d’acier, et « Born in the 70’s » le Judas Priest …
N’empêche que tout est hautement appréciable sur cette galette ; et là ou les monstres du genre comme Manowar ou Manilla Road ont tendance à nous laisser sceptiques à chaque nouvelle offrande … Battleroar, les « tits nouveaux » assènent sans coup férir.
Metalpsychokiller (08.5/10)
Season of Mist / 2008
Tracklist : 01. The Wrathforge 02. Dragonhelm 03. Finis Mundi 04. Metal From Hellas 05. Hyrkanian Blades 06. Ocean Of Pain 07. Born in the 70’s 08. Warlord Of Mars 09. Death Before Disgrace 10. Morbid Tabernacle – Isle of the Dead (Manilla Road Cover – Bonustrack Limited Digipack Edition)
Pas de détours, pas de faux semblants. Si vous étiez adeptes de Tarja Turunen avant qu’elle ne se soit faite remercier ; vous allez adorer ce nouveau combo finlandais, d’Helsinki. Formé en 2005 et composé de 6 membres, le line up d’Amberian Dawn s’est stabilisé à l’automne 2006 autour de Kasperi Heikkinen (guitare, ex Guardians of mankind, Iconofear), Tuomas Seppala (claviers, guitare ; ex Atheme one), Tommi Kuri (basse, Atheme one), Joonas Pykala-aho (batterie, ex Thaurorod & Lathspell), Tom Sagar (claviers, Atheme one) et surtout de la divine chanteuse classique soprano Heidi Parviainen (ex Iconofear, Agonia, Guardians of mankind).Présentant ce « River of Tuoni » comme influencé par Edenbridge, Visions of Atlantis et autres Sonata Arctica, cette première offrande pour faire concis et ne pas vous perdre de temps est tout simplement « A tribute to Nightwish ». Du metal symphonique (heavy/power) très joliment ficelé et même souvent carrément ciselé sur des compositions classiques et mélodiques. Les zykos ont de la bouteille, du talent, et cela se ressent par une certaine maturité à tous les étages. Les tempos oscillent entre middle, speed ou chaloupés; les solis guitaristiques et les breaks sont de haute facture, la rythmique assure et les riffs incisifs cartonnent. Tout ce travail très pro est de plus hautement valorisé par les vocalises de la rousse Heidi.
Un champ de ruines, des cadavres, un char détruit, des couleurs noirâtres et grisâtres… L’artwork cover de ce premier opus délivré par Hail of bullets est « puant », parfaitement réussi, et annonciateur du contenu de ce …Of Frost And War.