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Fear Factory – The Industrialist

Mechanize avait marqué le retour de la « bonne entente » entre Dino Cazares et Burton C. Bell. Flanqués de la section rythmique de Strapping Young Lad, ils nous avaient livré un album plus que correct, qui venait effacer la déception engendrée par Transgression. Toutefois, ce nouveau line-up n’aura pas vécu longtemps, Byron Stroud et Gene Hoglan ne faisant désormais plus partie du groupe. Nos deux compères se sont donc retrouvés en tête à tête en studio pour composer un digne successeur à leur dernier effort. Et pour la batterie ? Un ordinateur ! L’usine de la peur s’industrialise… mais est-ce pour autant une bonne chose ?

Un premier constat s’impose dès le premier morceau : Fear Factory ne renie rien de son passé. Le son Fear Factory, si caractéristique, est à nouveau présent tout au long de l’album. Pourtant, ce qui peut sembler, à première vue, une bonne nouvelle est aussi, en quelque sorte, problématique. The Industrialist est, en effet, une copie presque conforme de son prédécesseur qui n’était, en somme, qu’une resucée légèrement diluée des meilleurs albums du groupe. Pour l’originalité, on repassera donc ! Toutefois, et c’est rassurant, Fear Factory conserve également une efficacité certaine et nous propose de morceaux qui cognent correctement, « Difference Engine » en tête.

Alors, le verdict ? Personnellement, je n’aurais pas acheté cet album sans l’avoir écouté au préalable… et après de nombreuses écoutes, j’hésite encore. Certes, la qualité est au rendez-vous, et on est désormais loin de l’échec qu’était Transgression… Mais quitte à mettre 15 EUR sur la table pour acheter un album de Fear Factory, autant les consacrer à un Demanufacture ou un Obsolete qui, tout en étant sensiblement comparables, restent toujours un cran au-dessus.

[7/10] Mister Patate

Site officiel : www.fearfactory.com
Myspace officiel : www.myspace.com/fearfactoryofficial

AFM Records – 2012
Tracklist 1. The Industrialist 2. Recharger 3. New Messiah 4. God Eater 5. Depraved Mind Murder 6. Virus Of Faith 7. Difference Engine 8. Dissemble 9. Religion Is Flawed Because Man Is Flawed 10. Human Augmentation

 

The D, The Greatest Band In The World. Period! Et hier, je les ais vus ! Pour fêter la sortie de leur nouvel album Rize of the Fenix, Jables et KG sont partis en tournée, et leur show d'Amsterdam était excellent. 

 
Pour commercer la fête, le groupe 'The Bots' a fait un petit set. Ces deux jeunes sont à peine assez vieux pour se raser et jouent du "lo-fi punk rock". J'ai étais très impressionné par le batteur, qui a 15 ans, mais l'ensemble ne m'a pas vraiment convaincu. C'était trop chaotique à mon goût, mais ils sont parvenus à mettre de l'ambiance… leur chanteur s'est même essayé aux joies du crowdsurfing. Je pense qu'on va encore entendre parler de ces deux gosses à l'avenir.
 
Apres une demi-heure pour monter la scène en ordre, place aux maîtres du Rock parodique… Tenacious D… Et quel show ! Le décor, constitué d'un phénix phallique, nous donnait une bonne idée de ce à quoi s'attendre, et l'humour n'est jamais bien loin avec Jack Black et Kyle Gass! 
 
La combinaison des guitares acoustiques de Kyle et Jack, épaulés par une basse et une guitare électrique marchent très bien : dès le premier morceau, ça bouge un max dans la foule, on fait du pogo, on chante, on s'amuse comme des fous et The D adore ça ! 
 
Bien entendu, ils ont joué beaucoup de nouveaux morceaux, mais ils ont aussi, bien entendu, interprété deux de mes tubes préférés de Pick Of Destiny : "Kickapoo" et "Beelzeboss". Sur "Kickapoo", Kyle m'a d'ailleurs vraiment surpris par ses capacités au chant.
 
Si jamais vous en avez l'occasion, allez les voir… Vous ne serez pas déçus !
 
Toutes les photos ici
 
Set list:
– Rize Of The Fenix
– Low Hangin' Fruit
– Senorita
– Deth Starr
– Roadie
– Throw Down
– Saxaboom
– Kielbasa
– Kickapoo
– Dude (I Totally Miss You)
– Kyle Quit The Band
– Friendship
– Karate
– The Metal
– Wonderboy
– Beelzeboss
– Tribute
– Double Team
 
Encore:
– Baby
– Fuck Her Gently
 
Son : loin d'être top jusqu'à Soundgarden
Lumières : il faisait jour. Les Mets ont régalé avec leur show
Affluence : sold out
Ambiance : pas mal
Moments forts : le set des Mets
 
Bref. J’ai été voir Metallica.
 
Il faut savoir que je cours après les Mets depuis juin 2007, date à laquelle je les ai ratés une première fois après un pit de Slayer trop rugueux une semaine avant leur passage à Werchter. Suivirent ensuite deux autres occasions où j’avais le ticket et où des circonstances indépendantes de ma volonté m’ont empêché de les voir. Puis, au fil des ans et vu les performances déclinantes de Lars (« Boulangerie Ulrich, un max de pains dans chaque set ! »), les Mets étaient devenus une préoccupation moindre pour moi, jusqu’à l’annonce de leur venue en Belgique en 2012. Et puis merde, on ne vit qu’une fois, en route !
 
Arrivée sur place à 11h, pas le moindre bouchon sur la route, petit passage au parking (et BAM, 15 EUR dans la mouille pour se retrouver à 20 minutes de marche du site), une petite bière et en route pour l’ouverture des portes à midi !
 
12h25 : la foule se presse aux portes encore fermées, il fait une chaleur de porc. Bonne idée de faire mijoter le Metalleux au soleil pour attiser sa soif. Car oui, le Metalleux a soif, et le Metalleux est con : le t-shirt noir en plein cagnard, mauvais plan, je l’ai aussi testé pour vous et ça craint. Détour au merch ensuite (où les protections auditives étaient gratuites, déjà ça de pris), je passe rapidement vu les prix (et vu la chaleur, autant investir en tickets boissons) et je pars m’installer avec mes potes au bar Jack Daniels pour le premier groupe du jour, Ghost.
 
Ghost, c’est l’erreur de casting du jour. Sur une affiche avec Jex Thoth et The Devil’s Blood, dans une cave, avec des simulacres de sacrifice de jeunes femmes nues et un verre d’absinthe à la main, ça aurait de la gueule. En plein soleil à l’heure de l’apéro, ça perd de son charme. Et de son intérêt. C’est bien exécuté, j’aime assez sur album, mais les conditions ne sont pas réunies pour vraiment faire de ce concert un bon moment. À revoir dans de meilleures conditions.
 
Vient ensuite Gojira. Bon, là, on se déplace gentiment, on se pose dans le Black Circle et là, le son de merde. La pluie de basses. La section rythmique qui mange les grattes. Je retire un bouchon : mouais, le son est un poil mieux, mais trop fort. Je sors donc du Black Circle (ça valait bien la peine de raquer 110 EUR si c’est pour devoir s’éloigner et se mêler aux autres festivaliers pour profiter d’un meilleur son), direction le bar où les verres se succèdent aussi vite que les morceaux de la setlist de Gojira… Et comme mes bières, les morceaux de Gojira se suivent et se ressemblent : de loin, j’ai l’impression de toujours entendre le même morceau. Sauf quand ils ont joué le titre éponyme de leur futur album. Là, je me suis souvenu pourquoi j’ai collé un 4/10 à L’Enfant Sauvage
 
Les choses ne s’améliorent pas avec Channel Zero, que du contraire, on touche le fond niveau rendu sonore. L’ingé son devrait être poignardé avec une prise Jack pour avoir tant massacré le set des Belges. Ajoutez à cela une setlist très (trop) axée sur le dernier album et vous avez le mauvais set du jour. Nous en sommes à 3 groupes sur 6, et pour le moment, ça pue du fion, cette histoire. Je place donc une partie de mes espoirs en Mastodon qui me fera l’effet d’une bonne surprise. Le son s’améliore (pas particulièrement difficile, ceci dit), le groupe livre une prestation plus que correcte. Bon, c’était loin d’être parfait : niveau chant, Mastodon n’est pas toujours au point. Mais ce n’est pas nouveau et, au final, on s’en sort bien. Le temps passe, il est de plus en plus difficile de se trouver une bonne place dans le Black Circle (les premiers groupes ont dû se sentir seuls, leurs fans n’étaient pas dans le Black Circle, mais dans la fosse normale… à plusieurs dizaines de mètres de la scène. Jouer devant un parterre vide, ça doit être moyen) et Soundgarden investit les planches de Werchter.
 
Je n’attendais rien de Soundgarden, à part leur tube « Black Hole Sun ». Et c’est justement quand on en attend le moins qu’on a la meilleure surprise : le son est très bon, le groupe bien en place et content d’être là et le set se déroule bien pépère. Je profiterai du calme régnant dans la fosse pour passer au bar et aux toilettes et venir me replacer pour Metallica, LE plat de résistance de la journée.
 
Le Black Circle est, enfin, rempli par des fans irréductibles… et son lot de personnes qui ont pris un ticket en classe supérieure pour pouvoir vivre « Nothing Else Matters » de tout près. Parce que c’est beau, l’amour. Et le Black Album, c’est un peu « leur » album des Mets. Sûrement même le seul qu’ils aient acheté. Résultat : quand James balance « Hit The Lights » et que le fan moyen lance un bon pit des familles bien viril, les petits enfants sages tirent une drôle de tronche. 
 
Se faire bousculer, à un concert ? Quelle idée ! Quelle honte ! À ce prix-là, on aurait dû avoir des sièges. Et des boissons fraîches. Ou du thé et des madeleines ! Beh non, bande de fiotasses, les Mets, c’est avant tout un groupe de Thrash, et ils ont encore de beaux restes ! Et BOUM, « Master Of Puppets » dans la mouille, je surveille mes arrières, l’ambiance est bien bonne dans la fosse. Petit moment de relâchement avec le nouveau morceau (inutile sur cette setlist) tiré de l’ep Beyond Magnetic avant le Black Album. À l’envers. Une idée de merde, à première vue, mais qui permet de finir sur « Holier Than Thou », « Sad But True » et « Enter Sandman ». Mais avant ça, faut se fader « Nothing Else Matters ». Et « The Unforgiven ». Le show est énorme, avec une petite rétrospective sur écran géant (les images des hordes de fans qui font la file pour acheter l’album en pleine nuit… j’étais presque étonné de ne pas entendre ces petits fans boutonneux près de moi dire « sont cons, ces gens, faire la file pour acheter un album alors qu’il suffit d’aller sur le net pour le downloader »). « Enter Sandman » se termine, et le site commence déjà à se vider de dizaines de personnes. EH, bande de fions, y’a un rappel !, ai-je eu envie de leur crier, mais je pense qu’ils partaient vite avant que Metallica ne se remette à faire du Thrash qui tâche… Chose qu’ils feront très bien sur un final « Battery » – « One » – « Seek And Destroy » tout en explosions, pyro, flammes, lâcher de ballons noirs et riffs qui butent.
 
Alors oui, les Mets n’ont pas été parfaits hier. Lars a, de temps à autre, bien chié dans la colle. Il a même tenté un solo de batterie. Mais au final, on le savait que Lars allait merder un truc ou deux. On savait comment se déroulerait ce concert, qu’on en prendrait plein les mirettes, que les Mets allaient nous sortir son show à l’américaine. Mission accomplie ! Je quitte le site de Werchter avec l’impression d’avoir vu quelque chose de grand, un concert larger than life et produit par Michael Bay.
 
Setlist
The Ecstasy of Gold (Ennio Morricone song)
Hit the Lights 
Master of Puppets 
Ride the Lightning (tour debut)
For Whom the Bell Tolls 
Hell and Back 
 
The Black Album
The Struggle Within 
My Friend of Misery 
The God That Failed 
Of Wolf and Man 
Nothing Else Matters 
Through the Never 
Don't Tread on Me 
Wherever I May Roam 
The Unforgiven 
Holier Than Thou 
Sad But True 
Enter Sandman 
 
Encore
Battery 
One 
Seek & Destroy