Parfois, on a envie d’un album simple pour se changer les idées, un album qui ne brille pas par son originalité ou sa technicité mais qui, en quelques morceaux, en vient directement à l’essence brute, à la décharge d’énergie primaire, au défoulement immédiat. À ce petit jeu-là, Toxic Holocaust fait office de cador du genre, et cette nouvelle offrande où se mêlent Thrash, Punk et une pointe de Black ne viendra pas ternir sa réputation, bien au contraire !
Certes, l’artwork aurait pu faire penser à un changement de cap : exit le logo tous en angles, exit les couleurs, voilà une pochette en noir et blanc qui aurait pu convenir à des groupes plus orientés Black Metal. Toutefois, le plumage ne laisse en rien présager du ramage, et c’est bien 10 brûlots de Thrash simpliste qui nous attendent. Monsieur Grind (cette fois accompagné d’un véritable line-up) nous délivre ainsi une demi-heure sans véritable répit. Certes, le groupe lève de temps en temps le pied (« Agony Of The Damned »), mais ces ralentissements ne sont qu’autant d’occasions de repartir avec encore plus d’entrain dans un seul but : nous inviter à se secouer la tignasse jusqu’à s’en décrocher les cervicales.
Ca ne vole pas haut ? Difficile de vous donner tort, mais Conjure And Command fait partie de ces albums sans la moindre prétention mais à l’efficacité imparable. Comme quoi, il n’est pas toujours nécessaire de vouloir en mettre plein les yeux… Il suffit d’en mettre plein les oreilles en ne faisant pas dans le détail pour charmer les amateurs du genre.
[7/10] Mister Patate
Site officiel : xxx
Myspace officiel : www.myspace.com/toxicholocaust
Relapse Records – 2011
Tracklist 1. Judgment Awaits You 2. Agony of the Damned 3. Bitch 4. Red Winter 5. Nowhere to Run 6. I Am Disease 7. In the Depths (of Your Mind) 8. The Liars Are Burning 9. Revelations 10. Sound the Charge
Et dire que vous pensiez que l’original était mauvais… C’était sans compter sans 39 artistes qui, l’un après l’autre, nous offrent une relecture personnelle des titres du dernier méfait de Morbid Angel. Là où Illud Divinum Insanus était le cul entre deux chaises et ne reniait pas fondamentalement son héritage, ce double album de remixes (flanqué d’une carte de téléchargement donnant accès à 8 titres) n’a strictement aucun lien avec le Metal. Ici, nous avons droit à de l’électro, pur et dur… Et c’est pitoyable.
« En PACA, il ne doit pas y avoir énormément de musiciens », me suis-je dit après mes premières recherches sur Scornforger, dont le premier album est récemment tombé dans ma boîte. La raison de cette réflexion ? La carte de visite des membres, pardi : ainsi, non contents de jouer dans ce projet, Pietro et Thib jouent dans Dividead (avec Eric) et dans Unchained. Ajoutons à cela Helioss – où Pietro assure aussi le chant – et vous avez des passionnés touche-à-tout et occupés. Toutefois, qui dit « touche-à-tout » dit aussi, dans la plupart des cas « moyen en tout, vraiment bon en rien ». Ce constat s’applique-t-il à Scornforger ?