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11 ans depuis le dernier album (Ich Glaub’ Nicht An Den Weihnachtsmann, recueil de chants de Noël à la sauce Thrash), 13 longues années depuis la dernière compilation de reprises de chansons à boire allemandes… Tom a pris son temps avant de nous offrir cette nouvelle tournée, intitulée Nunc Est Bibendum. En gros, il est temps de boire à nouveau, et qui d’autre que les Beer-tles (jetez un œil à la pochette, vous comprendrez mieux le jeu de mots) pouvaient nous accompagner en chanson ?

La première gorgée… pardon, écoute, m’a laissé un arrière-goût amer, je l’avoue. Contrairement aux premiers albums, nous avions affaire ici à des titres inédits, et non à des reprises de chansons allemandes gravitant autour de la bière, des sorties entre amis et autres beuveries. J’étais déçu, car toutes ces reprises évoquaient en moi mon séjour outre-Rhin dans ma prime jeunesse. Ici, la nostalgie s’était évaporée, il ne restait qu’un album de Thrash alcoolisé. Verdammte Scheiße !

Cependant, au fil des écoutes, et en isolant cet album dans la discographie bien fournie d’Onkel Tom, j’en suis arrivé à un point où cet album s’impose comme une réussite. D’accord, je n’ai pas pu entonner les refrains dès la première écoute (chose que je parvenais à faire immédiatement, même avec une quantité importante de bière dans le ventre, sur les albums précédents), mais cela ne signifie pas pour autant que ces titres sont moins efficaces, au contraire. Ici, ces morceaux ont été écrits dans une optique Thrash par des Thrasheux, des vieux de la vieille qui savent faire parler la poudre. Le résultat : un album certes moins joyeux que les précédents (et encore, certains morceaux sont de véritables perles qui invitent à monter sur les tables, à entrechoquer les chopes et à chanter à tue-tête), mais tout aussi agréable à écouter.

Garçon, une tournée, svp !

[8/10] Mister Patate

Site officiel : xxx
Myspace officiel : www.myspace.com/onkeltom

Drakkar Entertainment – 2011
Tracklist (51:54) 1. Nunc Est Bibendum 2. Wenn der Zapfhahn kräht 3. Auf immer und ewig 4. In Junkers Kneipe 5. Format C 6. Bier 7. Wie das Glas in meiner Hand 8. Lemmy macht mir Mut 9. Bon Scott hab ich noch live gesehen 10. Schade, dass man Bier nicht ficken kann 11. Ich hab Dich zum fressen gern 12. Ein Heller und ein Batzen 13. Auf nach Wacken 14. 1516 15. Drink doch ene met  

 

Aborted – Global Flatline

Jusqu’à présent, il ne s’était jamais écoulé plus de deux ans entre deux albums d’Aborted. Cette règle tacite, Aborted y a dérogé largement cette fois en laissant filer presque 4 ans depuis la sortie du décrié Strychnine .213. Certes, Svencho nous avait gratifiés d’un EP foudroyant en 2010, mais le temps commençait à sembler long, certainement après cette mise en bouche particulièrement juteuse qu’était Coronary Reconstruction. Notre attente allait-elle être récompensée ?

Oui, cent fois oui ! Même si je ne faisais pas partie de la cohorte de mécontents lorsque Strychnine .213 est sorti (il constituait même, à mes yeux, une évolution intéressante du groupe), je dois avouer que les premières écoutes de Global Flatline ont fait l’effet d’une violente torgnole dans les dents. Certes, Coronary Reconstruction avait déjà annoncé la couleur (rouge sang, bien entendu, et trois de ses morceaux figurent sur ce nouvel album), mais j’étais loin d’imaginer qu’Aborted nous proposerait un album entier du même tonneau (mis à part deux petites exceptions sur lesquelles je reviendrai dans un instant).

Sur les treize plages de cet opus, Aborted aligne les coups, violemment, sans relâche. Qu’il soit seul ou (bien) accompagné par les différents guests (Julien de Benighted, Trevor de The Black Dahlia Murder, Jason de Misery Index et Keijo de Rotten Sound), Sven mène la danse, alternant ses différents registres vocaux avec aisance. Ses compères musicaux ne sont pas en reste : Mike et Eran, les deux guitaristes, s’en donnent à cœur joie, épaulés par JB à la basse (instrument qu’il manie également dans un registre tout autre avec Leave’s Eyes) et un Ken impressionnant à la batterie (pour passer derrière Dirk Verbeuren, il faut du talent, et il l’a, c’est indéniable). Avec cet album, Aborted s’offre une cure de jouvence et semble être revenu à l’époque d’un Goremageddon : les fans puristes du groupe en seront ravis.

Une fois de plus, Aborted a frappé fort. Que ce soit dans la déferlante de violence gratuite (« The Origin Of Disease » et son départ en trombe, ou « Fecal Forgery », pour ne citer que ces deux chansons) ou dans la puissance contrôlée (« Expurgation Euphoria » et « Endstille », les deux morceaux presque mid-tempo de cet opus et dont l’ambiance oppressante n’a rien à envier à la brutalité des autres plages), Sven a adressé un message fort à la concurrence : en 2012, pour faire mieux que Global Flatline, il faudra mettre la barre haut. Très haut. La fin du monde pour décembre 2012 ? Pourquoi pas, Aborted en a déjà composé la bande originale : We Are The End Of The World.

[9,5/10] Mister Patate

Site officiel : www.goremageddon.be
Myspace officiel : www.myspace.com/abortedmetal

Century Media Records – 2012
Tracklist 1. Omega Mortis 2. Global Flatline 3. The Origin of Disease 4. Coronary Reconstruction 5. Fecal Forgery 6. Of Scabs and Boils 7. Vermicular, Obscene, Obese 8. Expurgation Euphoria 9. From a Tepid Whiff 10. The Kallinger Theory 11. Our Father, Who Art of Feces 12. Grime 13. Endstille   

Ritual Necromancy – Oath Of The Abyss

À l’instar de la Suède, qui vit actuellement un revival Old School Death Metal, les Etats-Unis sont aussi frappés par une vague de groupes de Death brut, basique et aux forts relents d’Incantation. Vous me direz qu’une ressemblance avec Incantation est plutôt une bonne chose – et vous n’avez pas tort – mais il convient tout de même de se poser la question de la pertinence de la démarche de tous ces groupes (et cette question vaut aussi pour la Suède, scène que j’adore pourtant). Parmi tous ces clones, voici Ritual Necromancy. Pourquoi parler de lui plutôt que des autres ? Simplement parce que le label nous a fait parvenir leur album, intitulé Oath Of The Abyss.

Au menu, donc, du Death ricain, solide, puissant, avec un son de guitare légèrement grésillant (la Suède n’est pas loin à ce niveau, mais c’est bien le seul point où l’on peut faire un rapprochement avec la Scandinavie), une section rythmique bourrine et une vraie voix d’outre-tombe, grondante et menaçante. Les morceaux sont longs et travaillés sans pour autant perdre de leur efficacité, avec une mention spéciale pour le titre éponyme et sa montée en puissance finale. Vous aimez le Death d’Incantation ? Ritual Necromancy vous plaira… mais une question subsiste tout de même.

Pourquoi préférer Ritual Necromancy aux autres groupes évoluant dans la même mouvance ? Personnellement, je dirais que ces groupes sont si proches qu’ils méritent tous notre attention. La sélection se fera alors sur la base de petits détails et de préférences personnelles. À mes yeux, ce groupe s’en tire avec les honneurs et ce premier album est plus que correct. Donnez-leur une chance, vous ne devriez pas être déçus !

[7/10] Mister Patate

Site officiel : ritualnecromancy.blogspot.com
Myspace officiel : www.myspace.com/ritualnecromancy

Dark Descent Records / Clawhammer PR – 2011
1. Accretion 2. Cacophonic Dementia 3. Descent 4. The Chasm 5. Desecrated Omnipresence 6. Penitence 7. Consummating Crypts of Eternity  8. Oath of the Abyss