Quoi, encore du Death suédois ? Il pourrait pas changer de disque, Patate ? Non, sérieusement, c’est pas bientôt fini, ce revival OSSDM (Old School Swedish Death Metal pour les incultes qui ne suivent pas) ? Et puis, tu en écoutes un, tu les as tous entendus, ces gratteux du dimanche, ces beugleurs à la petite semaine qui singent leurs aînés avec un succès tout relatif ! Cette remarque, on me l’a souvent faite ces derniers temps lorsque, un verre à la main, je vantais les mérites des Genocrush Ferox, Interment, Nominon et autres Brutally Deceased… et voilà que je reviens aujourd’hui vers vous avec Entrails, énième combo officiant dans ce genre, mais dont l’histoire a attiré mon attention : créé en 1991, le groupe n’a, à l’époque, pas sorti la moindre démo, les morceaux restant au stade de projets mort-nés. 17 ans après, Jimmy, guitariste du groupe, décide, dans un élan de nostalgie, de ressusciter son groupe et de sortir un « nouvel » album.
Voilà pour la petite histoire, cela peut sembler futile, mais ce CV a tout de même son importance. En effet, nous avons affaire ici à des vieux briscards, qui étaient déjà actifs dans cet univers au début des années 90, lorsqu’Entombed venait de sortir Left Hand Path et Clandestine, et non à des jeunes nostalgiques. Plutôt que d’essayer de sonner « old school », les membres d’Entrails jouent comme ils le faisaient en 91, lorsque le Death Metal suédois était en pleine explosion, lorsque ce son caractéristique était encore novateur… Vous l’aurez compris, Entrails fait partie de ces groupes qui fleurent bon les 90’s et qui, avec un petit peu de chance, auraient peut-être pu marcher dans les traces d’Entombed, de Grave ou de Dismember. L’avenir en a décidé autrement, et nous découvrons enfin maintenant cette petite perle de Death Old School au groove imparable. Enjoy !
Mister Patate ( 07,5/10)
Myspace officiel : www.myspace.com/entrailsreborn
FDA Rekotz / 2010
Tracklist (44:30) : 1. Intro: Tales From the Morgue 2. Blood Red 3. Voices 4. Breath of Blood 5. Entrails 6. Stormy Death 7. Euthanasia 8. Evil Obsession 9. Triumph of the Sinners 10. The Morgue 11. The Curse of Death
Connaissez-vous ce sentiment qui vous saisit lorsque vous découvrez un groupe excellent mais trop rapidement disparu ? Cette sensation d’être passé à côté de quelque chose que vous ne pourrez jamais voir de vos propres yeux en live ? Vous avez découvert Death après la mort de Chuck ? Ou Snot après le décès de Lynn Strait ? Vous comprenez alors ce que je ressens maintenant après avoir écouté Abacinate (sans pour autant certifier que ce groupe aurait pu avoir un impact aussi important que Death, bien entendu).
Sacré pari, pour un groupe allemand, de vouloir à tout prix percer en restant attaché à la langue allemande. Bon, vous me direz que Rammstein y est parvenu de main de maître, à tel point qu’il serait impensable d’imaginer un album entier de Rammstein en anglais, et vous avez raison. Cependant, mis à part nos amis pyromanes, vous en connaissez beaucoup, vous, des groupes germanophones qui parviennent vraiment à percer outre-Rhin ? Il suffit de passer la frontière et de se rendre dans un festival allemand du style Summer Breeze : JBO, Subway To Sally, Corvus Corax… autant de combos qui font froncer les sourcils chez nous et qui attirent les foules sur leurs terres. « Nul n’est prophète en son pays » ? Cet adage ne s’applique pas au Metal germanophone, loin de là, et nous devrions certainement y accorder davantage d’attention… et pour ce faire, rien de tel que le petit dernier des Chevaliers de l’Apocalypse !