Mine de rien, les Finlandais n’arrêteront pas de m’étonner. En effet, ils ont réussi à placer un de leurs groupes dans le panthéon de chaque style de la grande famille du metal, que ce soit en black metal ou en doom et sont même parvenus à décrocher l’Eurovision avec leurs monstres masqués de Lordi. Catamenia fait partie de ces groupes de qualité qui colonisent petit à petit le sommet de toutes les branches de l’édifice Metal.
Avec sept albums et un dvd (Bringing the Cold to Poland) au compteur, Catamenia n’est plus un de ces petits groupes aux dents longues qui tentent par tous les moyens de marcher dans les pas de leurs modèles. Au contraire, Catamenia est parvenu, au fil des albums, à développer son propre son et à nous pondre sur chaque album au moins un morceau dont le refrain se hurle à pleins poumons sans effort. Pas de doute, nos amis finlandais sont passés mettre dans l’art de trouver la mélodie juste, le rythme impitoyable ou au contraire plus calme, plus reposant.
Dès les premières notes de leur dernier-né, le constat est simple : oui, c’est du Catamenia tout craché, un blast et un sens de la mélodie non cachés, tout comme sur leur précédent album. Mais voilà justement où le bât blesse. Catamenia ne surprend plus, d’autant plus qu’il officie dans la cour d’autres grands groupes tels que Dimmu Borgir. Heureusement, Catamenia offre un black metal symphonique de qualité, comme peu de groupes peuvent le proposer. Beaucoup de fans du true beuh-meuh crieront à l’infamie, arguant que Catamenia n’est qu’une bande de vendus, mais force est de constater que Catamenia poursuit son bonhomme de chemin.
Toutefois, il faut reconnaître quelques changements par rapport aux anciens albums, dont un chant « clair » sur le morceau Coldbound à des lieues du chant criard habituel et un sens de la mélodie plus marqué que sur le précédent album. Un des grands moments de l’album est certainement Expect No Mercy, morceau impitoyable clôturant l’album à proprement parler, même s’il est suivi par une reprise de I wanna be somebody de WASP, reprise qui tiraillera tout auditeur entre l’envie de headbanguer comme un furieux et une certaine perplexité (en effet, leur précédente reprise était Fuel for Hatred de Satyricon). Cependant, d’autres groupes de black metal se sont également attaqués à des morceaux bien éloignés du black metal, comme Dimmu et sa reprise de Burn in Hell ou Necromantia et sa reprise de The Number of the Beast…
Location : Cold est donc un album excellent, à conseiller à toutes les personnes qui ne connaîtraient pas encore Catamenia mais qui pourrait tout de même lasser certains fans inconditionnels de ces Finlandais géniaux.
Mister Patate (07.5/10)
www.facebook.com/catameniaband
Massacre Records / 2006
Tracklist (47:10) 1. Tribe of Eternity 2. Gallery of Fear 3. Coldbound 4. Tuhat Vuotta 5. Closed Gates of Hope 6. Zero Gravity 7. Location : COLD 8. The Day when the Sun faded away 9. Expect No Mercy 10. I Wanna be somebody (WASP cover)
La scène du metal français extrême se porte à merveille, c’est le moins que l’on puisse dire ! Outre Amethyste et Datura (voir chros
Ajattara, side-project de Pasi Koskinen (plus connu pour sa participation au sein du groupe Amorphis), a réussi, grâce à ses premiers albums, à se placer dans le groupe de tête des combos officiant dans le registre du dark metal. Äpäre, leur dernier opus, confirme leur position sans pour autant changer la donne. Comme ses prédécesseurs, Äpäre combine à merveille la noirceur et la lenteur du doom avec la haine et le côté sinistre du true black metal, haine et noirceur renforcées par le chant en finlandais. L’album commence fort avec Hurmasta, un titre lent et pesant qui donne d’emblée le ton. Les riffs sont lourds, la batterie martiale et le chant de Pasi renforce l’ambiance haineuse et malsaine de l’album.