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Distillator – Revolutionary Cells

En marge du COP21, Metalchroniques tient à remettre le "Recycling Award" aux Néerlandais de Distillator qui sont parvenus à reprendre tous les éléments des anciens albums de Destruction, à y ajouter une pointe de Slayer et à pondre ainsi un nouvel album sans utiliser la moindre nouvelle matière première !

Alors, les gars, vos réactions à chaud ?

On est très contents de pouvoir, nous aussi et à notre échelle, faire quelque chose pour sauver la planète. Comme vous le savez, nous habitons dans un pays qui se trouve presque à moitié sous le niveau de la mer, et sans digues, nous serions forcés d’aller habiter en Belgique (vous imaginez l’horreur ?). Pensons à l’avenir, pensons au recyclage !

Comment avez-vous fait pour parvenir à un résultat aussi impressionnant (car, rappelons-le, vous n’avez rien apporté de neuf, vous avez pioché TOUTES vos idées dans le répertoire d’anciens groupes) ?

John Rambo disait : « pour survivre à la guerre, il faut devenir la guerre ». Pour devenir un vrai thrasheux allemand, je me suis mis dans la tête de Schmier. J’ai même appris à faire des pizzas, c’est vous dire. Après, tout est une question de point de vue : nous avons totalement assumé notre image peu glorieuse de « pilleurs de tombes ». Nous préférons plutôt le titre de « Revalorisateurs ».

La concurrence n’était-elle pas rude ?

Oh que si, les Américains avaient une longueur d’avance avec Gruesome qui avait su, aussi, récupérer un album de Death et le réarranger à la sauce 2015, mais je pense que ce qui a joué en notre faveur est le fait que nous ne nous sommes pas concentrés sur un album. Nous avons fait une synthèse du vieux thrash allemand, l’effort était donc plus important.

Tout à fait ! Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Don’t forget guys, old t(h)rash can become your new treasure !

Mister Brute Force (rip-off/10)

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Empire Records / 2015
Tracklist (xx:xx) 1. Guerrilla Insurgency 2. Saturation Bombing 3. Shiver In Fear 4. Distinct Or Extinct 5. Revolutionary Cells 6. Bloody Assault 7. Suicidal 8. Death Strip 9. Sacred Indoctrination

Ketzer – Starless (EP)

Nous avions laissé Ketzer sur un Endzeit Metropolis qui, s'il était loin d'être mauvais, peinait à atteindre le niveau du premier album des Allemands, l'excellent Satan's Boundaries Unchained. Entre-temps, le groupe a changé de crèmerie, quittant Iron Bonehead pour Metal Blade Records, et certaines personnes dans mon entourage y avaient vu un signe que Ketzer n'était qu'une sale bande de vendus. En plus, ils avaient changé de coiffeur aussi. Bouuuuuuh bouuuuuh. Perso, j'attendais d'entendre du son avant de juger l'évolution du groupe.

Mais finalement, ils n'avaient pas tort.

Parce que cet EP de deux titres ne laisse rien présager de bon. "Starless" (le morceau) est à des lieues de ce que proposait le groupe. Vous me direz que la stagnation, sur un plan musical, peut vite déboucher sur la mort d'un groupe (ou du moins sur une perte d'intérêt), mais le grand écart artistique du groupe laisse songeur. Passer d'un Black/Thrash rageur à des sonorités auxquelles Tribulation nous a habitués est un pari osé, et à en voir les commentaires sur Facebook, le groupe a réussi à s'aliéner une grande partie de sa fanbase. Et que dire du deuxième titre, "Count To Ten" ? Il donne l'impression d'un groupe qui garde le pied sur le frein, là où il enfonçait l'accélérateur sans réflexion sur les deux précédents opus.

Starless suscite plus de questions qu'il n'apporte de réponses. Programmé en janvier, l'album risque donc de faire grincer les dents des fans de la première heure, moi compris. À moins qu'il ne s'avère tellement cohérent dans sa démarche et qu'il parvienne ainsi à tourner la page clairement. Wait and see…

Mister Brute Force (4/10)

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Metal Blade Records / 2015
Tracklist (xx:xx) 1. Starless 2. Count To Ten

Revenge – Behold.Total.Rejection

Les années passent, les albums se succèdent et je ne sais toujours pas comment appréhender les Canadiens de Revenge. Leur radicalisme musical a certes ses charmes et en laissera plus d'un bouche bée, mais j'hésite encore entre génie et fumisterie pour décrire leurs albums. Là où un Anaal Nathrakh parvient à conserver un côté presque catchy dans ses compos, Revenge opte pour la tartine de blast dégueulasse sur fond de riffs qui tronçonnent, le tout gentiment accompagné par deux chanteurs aux registres opposés. 

Et c'est tout. Depuis 15 ans, on prend la même tartine de merde sur la gueule. Revenge est le blender du Metal : on appuie sur le bouton et on laisse tourner dans un fracas incroyable. Revenge se subit. Revenge est contre-productif. 

D'un côté, je serais pourtant tenté de saluer la prestation physique du groupe, car jouer à un tel rythme et avec une telle intensité relève de la prouesse (et en live, ils parviennent à faire aussi brutal pendant presque une heure sans véritable temps mort), mais c'est vain, tellement vain. Je n'ai rien retenu de cet album qui vaille la peine d'y rejeter encore une oreille. Les fans du genre crieront au scandale à la lecture de cette chro, mais Revenge est le genre de groupes qui vivent sur une hype injustifiée et occupent une place chez un label au détriment d'un groupe vraiment doué.

Mister Brute Force (-666/10)

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Streaming de l'album

Season Of Mist Records / 2015
Tracklist (40:55) 1.Scum Defection (Outsider Neutralized) 2. Shock Attrition (Control in Decline) 3. Wolf Slave Protocol (Choose Your Side) 4. Mass Death Mass 5. Mobilization Rites 6. Silent Enemy 7. Desolation Insignia 8. Hate Nomad 9. ETHR (Failure Erased) 10. Nihilist Militant (Total Rejection)