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Mister Patate
Mar
7
Finalement, heureusement pour Orion qu’il a un job (espérons-le pour lui) bien payé chez Behemoth, parce que s’il devait compter sur son propre groupe, et plus particulièrement sur son dernier opus, je ne sais pas si l’on parlerait aussi souvent de notre brave ami polonais.
Parce que ce dernier Vesania est loin d’être convaincant, à des lieues de tous les espoirs que j’avais fondés dans ce groupe. Plus varié que Behemoth, avec cette petite pointe symphonique, le Black Metal de Vesania dévoilait une autre facette du personnage, celle de compositeur (et non de simple exécutant chez Behemoth). J’ai presque l’impression que le groupe a fait un pas en arrière, avec un album pas vraiment emballant, un genre de sous-Dimmu qui démarre sur « Halflight », un opener mollasson, et cette impression se poursuit tout au long de l’album : un groupe qui manque de mordant, un frontman à la hargne atténuée, et ce chant clair… pffff, on est loin de ce qu’un Dimmu Borgir nous proposait.
Deus Ex Machine date déjà de l’année passée, et c’est plutôt par obligation que je me le suis à nouveau refarci, et mes premières impressions datant de la sortie se confirment : après un Behemoth décevant, Orion s’avère aussi décevant avec son propre groupe. Mauvaise année pour les Polonais…
Mister Porn (3,5/10)
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Metal Blade Records / 2014
Tracklist (51:02) 1. Halflight 2. Innocence 3. Disillusion 4. Vortex 5. Dismay 6. Glare 7. Notion 8. Disgrace 9. Fading 10. Scar
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Mister Patate
Mar
7
« Nuns, Cunts And Darkness ». Vous ne rêvez pas. Quand vous trouvez ce genre de titres dans la tracklist d’un album, vous vous doutez que ça ne va pas parler de la quête d’un preux chevalier parti à la recherche d’une épée d’émeraude dans les forêts d’un royaume lointain. Non, on va parler de blasphèmes, on va parler de tous les trucs dégueulasses qu’on ferait bien à ces fiotasses de chrétiens, on va parler de Satan, de parties génitales et de plein d’autres trucs qui hérissent le poil des bonnes sœurs. Et quand le groupe en question est Archgoat, on se doute aussi que le propos ne sera pas très fin musicalement non plus. Bingo, The Apocalyptic Triumphator est un pavé de haine, radical dans sa force de frappe.
Et c’est à la fois sa force et sa faiblesse. Sa force parce qu’Archgoat va au fond des choses. À la manière d’un Hate Forest dans son genre, Archgoat ne fait pas la moindre concession. Vous vouliez du blasphème ? Vous allez en bouffer par paquets de 666. Et cette voix, bordel, ce chant presque Death, ce grondement de bête ! À quoi bon faire dans le criard si on peut être aussi menaçant avec ce growl ? Sa faiblesse parce qu’Archgoat use l’auditeur et effectue un travail de sape sur les tympans. C’est qu’il faut l’encaisser, cet album, ces 40 et quelques minutes de radicalisme musical…
Archgoat n’est pas fait pour tout le monde. Archgoat ne plaira pas à tout le monde. Et je pense qu’Archgoat s’en fout. Loin des effets de mode – comme tant de groupes de Black Metal –, Archgoat poursuit son chemin pavé de blasphèmes. Pas question de conquérir de nouvelles parts de marché avec The Apocalyptic Triumphator, ici, on se contente de faire mal, de frapper fort… Et ça fonctionne.
Mister Porn (7,5/10)
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Debemur Morti Productions / 2015
Tracklist (41:17)
Side A 1. Intro (Left Hand Path) 2. Nuns, Cunts and Darkness 3. The Apocalyptic Triumphator 4. Phallic Desecrator of Sacred Gates 5. Grand Luciferian Theophany 6. Those Below (Who Dwell in Hell)
Side B 7. Intro (Right Hand Path) 8. Congregation of Circumcised 9. Sado-Magical Portal 10. Light of Phosphorus 11. Profanator of the 1st Commandment 12. Funeral Pyre of Trinity
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Mister Patate
Mar
7
Je me demande vraiment quelle mouche a bien pu piquer Lord Worm quand il s’est lancé dans l’aventure Rage Nucléaire, à plus forte raison quand on voit à quel point son chant est trafiqué. Pour le même prix, il suffisait de choper le premier clodo venu avec des cordes vocales cramées par des années de clopes sans filtre et de pinard premier prix, de lui faire gueuler sa haine du monde dans un micro et de tout passer à la moulinette des effets de distorsion. Enfin, les voies du Seigneur Ver sont impénétrables, et nous voici donc face au deuxième effort des Canadiens de Rage Nucléaire… Et c’est toujours aussi moyen.
Parce qu’en fait, le groupe a choisi une voie, s’y est engagé et n’en démord pas. Le riff se rapproche de la tronçonneuse, la batterie essaie de faire de l’ombre au conflit ukrainien et le chant inhumain est dégueulé sans arrêt à la face d’un auditeur qui ne sait pas vraiment comment réagir. Ce que je trouve dommage, c’est justement ce côté inhumain, artificiel. Ça manque de sang, de tripes, c’est stérile. Rage Nucléaire a beau vouloir véhiculer un message de haine, il n’atteint pas la même force de frappe que, par exemple, un Malevolent Creation. Rage Nucléaire, c’est un missile, tiré de loin, qui amène la mort en une pluie de feu. Il n’y a pas l’implication, la proximité. Malevolent Creation, c’est le malade qui t’égorge à la tronçonneuse dans un bus bondé de bonnes sœurs, qui trempe ses mains dans ton sang. C’est viscéral. Rage Nucléaire est trop clinique (et c’est un comble quand on entend cet album, ce son grésillant comme une tondeuse mal entretenue).
Rage Nucléaire trouvera son public, cela ne fait aucun doute. Personnellement, je suis plus que dubitatif. Si je veux vraiment un bol de haine, mon fournisseur officiel est anglais et répond au doux nom d’Anaal Nathrakh…
Mister Porn (4/10)
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Season Of Mist Records / 2014
Tracklist (46:22) 1. Annihilation Frenzy 2. A Sino-American Chainsaw War 3. The Deadfall Triptych 4. Goddess of Filth 5. Ritual Murder (And Its Attendant Blessings) 6. Le grand mal de vivre 7. Revel in Bones 8. Black Storm of Violence