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Mister Patate
Mar
7
L’Italie, terre de Death Metal ? Cette affirmation avait beau sonner faux il y a des années, il faut reconnaître aujourd’hui que les Transalpins ont rattrapé leur retard avec une rapidité et une facilité déconcertantes, et on ne compte plus aujourd’hui le nombre de formations qui méritent le détour. Parmi ces formations plutôt ambitieuses, nous épinglerons aujourd’hui Septycal Gorge, dont le nouvel album remonte déjà à quelques mois. Hélas, faute de temps, je n’avais pas encore eu le temps de m’y intéresser. Il faut vraiment que je fasse quelque chose au niveau de ma gestion des priorités, ça m’éviterait de me farcir de la merde pendant des mois pour finalement découvrir que j’avais aussi des pépites dans mes arrivages…
Septycal Gorge, donc, fait du Death technique et brutal comme on l’aime : le chant est juste assez guttural, à la limite entre l’intelligible et le yaourt au mucus, le riffing est bourrin tout en conservant une petite touche de subtilité et la section rythmique ne se limite pas à un simple tabassage linéaire. Au contraire – et c’est peut-être ça qui me plait le plus sur cet album, la batterie apporte son lot de variations, de cassures de rythmes… en bref, tout ce qu’il faut pour éviter le syndrome de la moissonneuse-batteuse. Tout cela a beau ne pas donner une impression d’originalité folle, le propos n’en est pas moins bien exécuté, avec un son aux petits oignons et un artwork sympa.
Scourge Of The Formless Breed n’est certes pas révolutionnaire, mais il est d’une efficacité rare. Une fois de plus, la scène italienne nous livre un album de Death de qualité supérieure qui ravira les fans du genre.
Mister Porn (8/10)
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Autoproduction / 2014
Tracklist (32:20) 1. Living Torment of the Sleeping God 2. Urizen – The Burning Sun 3. Slaughter Conceived 4. No Spawn No Reign (Sons of Enoch Pt.1) 5. Breed of the Rejected (Sons of Enoch Pt.2) 6. Anabasis/Paralysis 7. Deeds of Eternity 8. Coil of Nothingness 9. Awakening of the Seven Serpents
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Mister Patate
Mar
7
Après un Necrocracy qui avait su titiller ma corde sensible et des mois sur les routes (à tel point que j’avais l’impression de croiser Exhumed sur chaque affiche Death Metal, que ce soit dans des salles minuscules ou sur les Mainstages des plus grosses dates Death), la bande à Matt Harvey revient donc avec une « nouvelle » sortie plutôt intéressante : Gore Metal, version 2.0. Alors, réenregistrer ce classique du groupe en valait-il la chandelle ?
Personnellement, je suis plutôt content. Gore Metal, même s’il est excellent, a vraiment vieilli : son pas vraiment au top, un groupe pas encore aussi carré qu’aujourd’hui… Cet album a beau avoir un certain charme, il n’était pas pour autant vraiment abouti, loin de là, et cette relecture, avec les moyens actuels et des années d’expérience en plus, est plus que la bienvenue. Le son est très bon, avec une prod’ digne des deux albums précédents, et le groupe a gagné en maîtrise et en maturité. On redécouvre ainsi des classiques du groupe et d’autres titres qui, avec les années, avaient sombré dans l’oubli.
La démarche a beau avoir l’air quelque peu mercantile (on aurait préféré des inédits), mais je la comprends. Et puis, quand on y réfléchit bien, n’avez-vous jamais rêvé d’entendre des versions 2.0 des albums cultes de vos artistes favoris, avec une vraie production ambitieuse ? Si vous n’aviez pas encore Gore Metal, achetez cette réédition qui allie artwork excellent et son en béton… Et si vous l’aviez déjà, j’oserais dire que cette nouvelle mouture a tout autant sa place dans votre étagère à côté de l’original.
Mister Porn (8,5/10)
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Relapse Records / 2015
Tracklist (40:39) 1. Necromaniac 2. Open the Abscess 3. Postmortem Procedures 4. Limb from Limb 5. Enucleation 6. Casketkrusher 7. Deathmask 8. In My Human Slaughterhouse 9. Sepulchral Slaughter 10. Vagitarian II 11. Blazing Corpse 12. Deadest of the Dead
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Mister Patate
Mar
7
Bon voilà, dans la série « Confessions Intimes », j’avoue que je ne me suis jamais vraiment intéressé à King Diamond. Pis encore : j’ai toujours eu, dans les recoins obscurs de ma cervelle, une association improbable entre King Diamond et King Crimson. Vous voyez le bordel qui règne là-dedans… Ca doit expliquer pas mal de choses, à mon avis. King Diamond, donc, son corpsepaint, sa voix de castrat et son heavy metal. Au final, ce double best of sorti chez Metal Blade Records aura donc une utilité.
Parce que si on y réfléchit bien, l’utilité de cette compil sortie pour les 30 ans du groupe est plutôt maigre si on est déjà fan du groupe. Alors, ok, le baratin commercial entre en branle à ce moment-là, on nous rappelle que le groupe a sélectionné lui-même tous les morceaux tirés de leurs 12 albums, qu’il s’agit des meilleures versions de ces morceaux, qu’il s’agit de morceaux qui sont (ou seront) joués en live, j’en passe et des meilleures… Mais pour le fan, qui a déjà tous les albums, qui connaît déjà tous ces morceaux par cœur, quel est l’intérêt ? Je vois Dreams Of Horror comme la compil ultime pour celui qui ne connaîtrait pas encore le groupe. Pour un gars comme moi, en quelque sorte. J’imagine que la sélection des morceaux a été faite de sorte à donner deux galettes blindées jusqu’à la gueule de tubes. En tout cas, après l’écoute de Dreams Of Horror, j’ai envie de creuser plus, de vraiment m’intéresser à King Diamond, et pas seulement à quelques morceaux « obligatoires » dans la culture générale de tout chevelu qui se respecte… De là à dire que King Diamond a plus à m’offrir qu’Iron Maiden, il n’y a qu’un pas. Rendez-vous d’ici quelques mois pour voir si je le franchirai.
Mister Porn (best of/10)
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Metal Blade Records / 2014
Tracklist (109:19)
Disc 1 1. The Candle 2. Dressed in White 3. The Family Ghost 4. Black Horsemen 5. Welcome Home 6. The Invisible Guests 7. At the Graves 8. Sleepless Nights 9. Let It Be Done 10. Eye of the Witch 11. Insanity
Disc 2 1. Dreams 2. The Spider's Lullabye 3. Waiting 4. Heads on the Wall 5. Voodoo 6. Black Devil 7. Help!!! 8. Spirits 9. The Puppet Master 10. Blue Eyes 11. Never Ending Hill 12. Shapes of Black