Bon voilà, dans la série « Confessions Intimes », j’avoue que je ne me suis jamais vraiment intéressé à King Diamond. Pis encore : j’ai toujours eu, dans les recoins obscurs de ma cervelle, une association improbable entre King Diamond et King Crimson. Vous voyez le bordel qui règne là-dedans… Ca doit expliquer pas mal de choses, à mon avis. King Diamond, donc, son corpsepaint, sa voix de castrat et son heavy metal. Au final, ce double best of sorti chez Metal Blade Records aura donc une utilité.
Parce que si on y réfléchit bien, l’utilité de cette compil sortie pour les 30 ans du groupe est plutôt maigre si on est déjà fan du groupe. Alors, ok, le baratin commercial entre en branle à ce moment-là, on nous rappelle que le groupe a sélectionné lui-même tous les morceaux tirés de leurs 12 albums, qu’il s’agit des meilleures versions de ces morceaux, qu’il s’agit de morceaux qui sont (ou seront) joués en live, j’en passe et des meilleures… Mais pour le fan, qui a déjà tous les albums, qui connaît déjà tous ces morceaux par cœur, quel est l’intérêt ? Je vois Dreams Of Horror comme la compil ultime pour celui qui ne connaîtrait pas encore le groupe. Pour un gars comme moi, en quelque sorte. J’imagine que la sélection des morceaux a été faite de sorte à donner deux galettes blindées jusqu’à la gueule de tubes. En tout cas, après l’écoute de Dreams Of Horror, j’ai envie de creuser plus, de vraiment m’intéresser à King Diamond, et pas seulement à quelques morceaux « obligatoires » dans la culture générale de tout chevelu qui se respecte… De là à dire que King Diamond a plus à m’offrir qu’Iron Maiden, il n’y a qu’un pas. Rendez-vous d’ici quelques mois pour voir si je le franchirai.
Mister Porn (best of/10)
Metal Blade Records / 2014
Tracklist (109:19)
Disc 1 1. The Candle 2. Dressed in White 3. The Family Ghost 4. Black Horsemen 5. Welcome Home 6. The Invisible Guests 7. At the Graves 8. Sleepless Nights 9. Let It Be Done 10. Eye of the Witch 11. Insanity
Disc 2 1. Dreams 2. The Spider's Lullabye 3. Waiting 4. Heads on the Wall 5. Voodoo 6. Black Devil 7. Help!!! 8. Spirits 9. The Puppet Master 10. Blue Eyes 11. Never Ending Hill 12. Shapes of Black
Et voilà, encore une de ces galettes dont j’ai repoussé la chronique de semaine en semaine, persuadé que je trouverais enfin la formulation qui tue, le sens caché de l’album, voire tout simplement un petit quelque chose à dire sur cet effort de Womit Angel. Là, je baisse les armes. Parce que j’ai beau écouter cet album, le retourner dans tous les sens, il parvient tout au mieux à m’ennuyer. C’est basique, cliché, bas du front… il fut un temps où Womit Angel m’aurait fait courir en rond comme une petite pucelle. Je vais finir par croire qu’avec le temps, je m’assagis. Ou je deviens plus exigeant, qui sait. En tout cas, Holy Goatse ne finira certainement pas sur ma liste d’achats.
J’avoue avoir des difficultés à parler de cet album. Et la raison est simple : bordel, c’est du Ulver ! Bon, vous me direz que dire que c’est du Ulver n’est pas une description très utile, tant la bande à Garm a su varier les plaisirs au fil des sorties, mais Be All End All partage, à mes yeux, tellement de points communs que j’ai du mal à juger cet album de Manes sans le comparer à Ulver.