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Acrania – Totalitarian Dystopia

Angleterre, son de batterie en plastoc, growl ultra guttural et pig squeals, riffs lourds et saccadés… Vous l’aurez compris, on ne va pas faire dans la dentelle avec Acrania. Dès « Hollow », on sent que l’écoute peut rapidement tourner au calvaire si le Deathcore est du genre à vous coller des boutons sur le gland. Et pourtant, récemment, je vous parlais en bien d’une autre formation typée Deathcore en provenance de la perfide Albion, à savoir Ingested… Mais ici, la sauce ne prend simplement pas.

Tout d’abord, il y a le chant, qui aligne les clichés avec entrain. Le growl guttural est particulièrement guttural, les passages en chant criard me font penser à un Mitch avec un bout de gingembre pelé enfoncé dans l’anus, sans oublier le pig squeal artificiel en diable. Après 4 morceaux, le frontman me donne déjà envie d’appuyer sur Eject. Pas bon signe.

Et la musique ? J’ai bien peur qu’elle soit tirée du même tonneau, à croire qu’il doit exister un générateur de morceaux Deathcore et qu’il suffit d’y mettre une pièce et d’ajouter sur « Random » pour se voir proposer un break pataud, un riff saccadé et un growl rectal. Plutôt que d’écrire des chroniques, je devrais développer cette machine. Je me ferais des burnes en or.

Totalitarian Dystopia ne laisse pas d’impression durable. Même après quelques écoutes, je ne serais pas en mesure de pointer un passage qui m’a marqué. À ce petit jeu, Ingested était bien plus efficace. Acrania aligne simplement les mêmes poncifs éculés, sans réflexion.

Mister Porn (2/10)

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Unique Leader Records / 2014
Tracklist (36:42) 1. Hollow 2. Festering with Dishonesty 3. Totalitarian Dystopia 4. Servants of Hypocrisy 5. Survival Sequence 6. A Gluttonous Abomination 7. Susceptible to Retinal Reprogrammability 8. Lobotomise, Dehumanise, Negate. [LDN] 9. Messiah of Manipulation 10. Disillusion in a Discordant System

 

L’Italie, terre de Death Metal ? Cette affirmation avait beau sonner faux il y a des années, il faut reconnaître aujourd’hui que les Transalpins ont rattrapé leur retard avec une rapidité et une facilité déconcertantes, et on ne compte plus aujourd’hui le nombre de formations qui méritent le détour. Parmi ces formations plutôt ambitieuses, nous épinglerons aujourd’hui Septycal Gorge, dont le nouvel album remonte déjà à quelques mois. Hélas, faute de temps, je n’avais pas encore eu le temps de m’y intéresser. Il faut vraiment que je fasse quelque chose au niveau de ma gestion des priorités, ça m’éviterait de me farcir de la merde pendant des mois pour finalement découvrir que j’avais aussi des pépites dans mes arrivages…

Septycal Gorge, donc, fait du Death technique et brutal comme on l’aime : le chant est juste assez guttural, à la limite entre l’intelligible et le yaourt au mucus, le riffing est bourrin tout en conservant une petite touche de subtilité et la section rythmique ne se limite pas à un simple tabassage linéaire. Au contraire – et c’est peut-être ça qui me plait le plus sur cet album, la batterie apporte son lot de variations, de cassures de rythmes… en bref, tout ce qu’il faut pour éviter le syndrome de la moissonneuse-batteuse. Tout cela a beau ne pas donner une impression d’originalité folle, le propos n’en est pas moins bien exécuté, avec un son aux petits oignons et un artwork sympa.

Scourge Of The Formless Breed n’est certes pas révolutionnaire, mais il est d’une efficacité rare. Une fois de plus, la scène italienne nous livre un album de Death de qualité supérieure qui ravira les fans du genre.

Mister Porn (8/10)

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Autoproduction / 2014
Tracklist (32:20) 1. Living Torment of the Sleeping God 2. Urizen – The Burning Sun 3. Slaughter Conceived 4. No Spawn No Reign (Sons of Enoch Pt.1) 5. Breed of the Rejected (Sons of Enoch Pt.2) 6. Anabasis/Paralysis 7. Deeds of Eternity 8. Coil of Nothingness 9. Awakening of the Seven Serpents

 

Après un Necrocracy qui avait su titiller ma corde sensible et des mois sur les routes (à tel point que j’avais l’impression de croiser Exhumed sur chaque affiche Death Metal, que ce soit dans des salles minuscules ou sur les Mainstages des plus grosses dates Death), la bande à Matt Harvey revient donc avec une « nouvelle » sortie plutôt intéressante : Gore Metal, version 2.0. Alors, réenregistrer ce classique du groupe en valait-il la chandelle ?

Personnellement, je suis plutôt content. Gore Metal, même s’il est excellent, a vraiment vieilli : son pas vraiment au top, un groupe pas encore aussi carré qu’aujourd’hui… Cet album a beau avoir un certain charme, il n’était pas pour autant vraiment abouti, loin de là, et cette relecture, avec les moyens actuels et des années d’expérience en plus, est plus que la bienvenue. Le son est très bon, avec une prod’ digne des deux albums précédents, et le groupe a gagné en maîtrise et en maturité. On redécouvre ainsi des classiques du groupe et d’autres titres qui, avec les années, avaient sombré dans l’oubli.

La démarche a beau avoir l’air quelque peu mercantile (on aurait préféré des inédits), mais je la comprends. Et puis, quand on y réfléchit bien, n’avez-vous jamais rêvé d’entendre des versions 2.0 des albums cultes de vos artistes favoris, avec une vraie production ambitieuse ? Si vous n’aviez pas encore Gore Metal, achetez cette réédition qui allie artwork excellent et son en béton… Et si vous l’aviez déjà, j’oserais dire que cette nouvelle mouture a tout autant sa place dans votre étagère à côté de l’original.

Mister Porn (8,5/10)

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Relapse Records / 2015
Tracklist (40:39) 1. Necromaniac 2. Open the Abscess 3. Postmortem Procedures 4. Limb from Limb 5. Enucleation 6. Casketkrusher 7. Deathmask 8. In My Human Slaughterhouse 9. Sepulchral Slaughter 10. Vagitarian II 11. Blazing Corpse 12. Deadest of the Dead