En 1997, Tsjuder a deux ans d’existence et a sorti trois démos. Leur premier E.P, Throne of the goat, a été un moteur déclencheur dans la carrière du trio. En une intro, deux titres et une outro, les Norvégiens se positionnent comme les dignes héritiers de Marduk ou Gorgoroth. Ce que le groupe confirmera par la suite.
Avec cette réédition, Tsjuder a bien fait les choses. Tout d’abord, le ramage se rapporte à son plumage ; le nouveau visuel est classieux, connecté à l’esprit d’origine. Ensuite, en plus de trouver l’enregistrement matriciel, le groupe propose une réinterprétation mieux produite de ces quatre pièces. Tout n’est pas rejoué à l’identique, mais les fans y trouverons leur compte : riffs saignants et vocaux écorchés. Pas désagréable, mais nous préférons quand même l’original ; plus abrasif, ce dernier conviendra à ceux qui recherchent ce son originel particulier qui suinte la haine et le tourment.
Avec cette ressortie de Throne of the goat, Tsjuder comble un un silence discographique de trois ans. Un retour aux sources qui augure le meilleur pour le successeur d’Antivil.
Nico (8/10)
Site Officiel : https://tsjuder.bandcamp.com/music
Season Of Mist/2018
01. Intro 02. Throne of the goat 03. Dying spirits 04. Outro 05. Intro 06. Throne of the goat 07. Dying spirits 08. Outro
Ce soir, Blue Wave Productions nous convie à une belle soirée sous le signe du metal de la mort. Au programme, un outsider, un espoir et une valeur établie.

Les Nantais de Paupiettes entament la soirée avec panache. Ce grindcore est tellement déstructuré qu’il en devient fascinant. L’humour est leur atout numéro un. Morceaux hauts en couleurs (« Sandwich au jambong »), grind frénétique et doom fendard (« Haschich Kebab ) sont au rendez-vous. Cerise sur le gâteau, un énergumène grimé avec un masque (en laine) de Cthulhu rajoute au chaos ambiant. Paupiettes nous rappelle le Ultra Vomit des débuts. Nous leur souhaitons le même succès. Mais ils n’égalent pas encore les cultissimes Purulent Excretor, il ne faut pas exagérer.

On change radicalement de registre avec Impureza. Le quintet franco-espagnol frappe vite et fort. Son death-metal épicé est autant brutal qu’original : chant en espagnol et influences flamenco sont de la partie. C’est une façon réussie de se démarquer de la concurrence. Sans compter que le charisme d’Esteban Martin fait le spectacle. Fort en gueule, le chanteur passe son temps à haranguer le public. Précipitez-vous sur leur deuxième album, La caída de tonatiuh.

D’entrée, Cannabis Corpse met les pendules à l’heure avec « The 420th crusade ». Un excellent prélude au death-metal qui va suivre : « Immortal Pipes », « Disposal of the Baggy », « Skull Full of Bong Hits ». S’y ajoutent pas mal de titres de Tube of the resinated et Left hand pass. Nous sommes bien loin du délire potache des débuts ; nos quatre cavaliers de l’apocalypse cannabique se révèlent être d’excellents musiciens. Sur scène comme dans le public, fini de rire, le pogo défonce tout. Le Ferrailleur est conquis ; le récital se finit sous les « Weed » hurlés de toutes parts.
Résultat, une bonne soirée, des sourires et une furieuse envie de revoir rapidement le groupe de Richmond.
Nico.
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Live Reports
Suite à un dernier album, paru après à une longue période de remise en question, avec Scott Weiland et un E.P avec Chester Bennington, les frères DeLeo et Eric Kretz ont voulu continuer l’aventure Stone Temple Pilots. Les trois lascars, tel INXS à leur époque, ont engagé un candidat de X-Factor pour prendre la relève de ces deux excellents vocalistes.
S’il était légitime de s’inquiéter d’une telle manœuvre, bien peu rock’n’roll, ce deuxième album éponyme nous rassure sur l’état de santé du groupe. Le talent des frères DeLeo ne s’est pas émoussé avec le temps : ces mélodies immédiates nous ramènent fissa à la grande époque de Purple. « Meadow », le premier single, ne rate pas ça cible. La suite est du même tonneau. « Thought she’d be mine », « Roll me under », « Finest hour » ou la superbe ballade « The art of letting go » sont des compositions simples qui vont droit au but. Le dernier arrivé, Jeff Gutt, s’avère être à la hauteur de ses prédécesseurs. Il est un excellent copycat de Weiland. Donc, de fait, un bon chanteur. Ce septième album est un investissement rentable à 100 %.
La mort de Scott Weiland aurait pu leur être fatale, pourtant Stone temple pilots prouve que le trio restant a bien fait de continuer son chemin. Espérons juste ne pas avoir à attendre huit ans avant le prochain album.
Nico (9/10)
Site Officiel : http://stonetemplepilots.com/
Warner/2018
1.Middle Of Nowhere 2.Guilty 3.Meadow 4.Just A Little Lie 5.Six Eight 6.Thought She’d Be Mine 7.Roll Me Under 8.Never Enough 9.The Art Of Letting Go 10.Finest Hour 11.Good Shoes 12.Reds & Blues