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Saxon – Thunderbolt

Saxon est un vétéran du heavy-metal. En plus de quarante ans de carrière, le gang de Barnsley a connu beaucoup de hauts, très peu de bas. Saxon vieillit bien ; il reste aussi tranchant qu’à ses débuts. Machine de guerre sur scène comme sur album, le groupe de Biff Byford est toujours resté au top. Et ce, grâce à un line-up stable et frondeur qui nous a apporté, cette dernière décennie, une tripotée d’excellents albums (Call to arms, Battering ram).

Avec ce vingt-deuxième album, la petite entreprise de Saxon ne connaît pas la crise. Composé en grande partie par Byford et Nibbs Carter, Thunderbolt est un excellent cru. Les onze compositions vont droit au but. L’album commence fort avec « Thunderbolt » et son refrain taillé pour la scène. Un hymne instantané. La suite est du même acabit. Si « The secret of flight » est plus classique, il reste dynamique. La triplette heavy-rock « Nosferatu/They played rock’n’roll/Predator » est le point fort de l’album. Mais Saxon ne se repose pas sur ses lauriers. Il dégaine encore deux titres qui vont droit au but : « Sniper » et « Speed merchants ».

Thunderbolt est une réussite complète. Ses compos imparables, soutenues par la production impeccable de Andy Sneap, prouvent que le poids des années n’a aucune prise sur le quintet. Espérons que Paul Quinn et ses acolytes continuent de nous proposer des albums de cette trempe.

Nico (8,5/10)

Site Officiel : http://www.saxon747.com

Silver Lining music /2018

01. Olympus Rising 02. Thunderbolt 03. The Secret Of Flight 04. Nosferatu (The Vampires Waltz) 05. They Played Rock And Roll 06. Predator 07. Sons Of Odin 08. Sniper 09. A Wizard’s Tale 10. Speed Merchants 11. Roadie’s Song 12. Nosferatu (Raw Version)

Rotting Christ affiche un beau pedigree : trente ans de carrière dans le metal extrême. Pour fêter l’événement, les Grecs emmènent dans leurs bagages les Hollandais rigolos de Carach Angren et la valeur montante du black hexagonal Svart Crown. Cette date du « Rituals amongst the rotten european tour » est sold-out.

Fort d’un dernier album convaincant, Svart Crown nous assène un death/black de haute tenue. Le groupe profite du court temps qui lui est imparti pour tout dévaster sur son passage. Les Niçois sont en grande forme, les compos de Abreaction sont formatées pour le live et on ré-écoute avec plaisir les morceaux tirés de Profane. Une excellente entrée en matière.

Posons-nous un instant sur le cas Carach Angren. Quand le quatuor batave déboule sur scène, la démesure est au programme. Et le public entre, ou pas, dans le jeu. Si musicalement, l’affaire tient plutôt bien la route, le visuel prend le pas sur le reste. Le jeu outrancier du chanteur Seregor évoque un Dani Filth sous ecstasy. Sa capacité à surjouer est digne des plus grands. C’est captivant, tout comme le clavier mobile et les masques lugubres. Carach Angren pousse le concept de la théâtralisation à son maximum.

Le groupe des frères Tholis arrive sur scène sous les vivats du public. Les Grecs sont motivés, heureux d’être là. « Devadevam » lance un concert épique. En treize morceaux, la formation enchaîne riffs fiévreux et morceaux de bravoure (« Grandis spiritus diavolos », « 666 »). Le charisme de Sakis Tholis transpire. Il mène sa barque avec l’assurance des vieux briscards. Le concert est un sans-faute, à l’image de cette reprise de Thou Art Lord (« Societas Satanas »). Au final, cela nous rappelle que Rotting Christ est indispensable.

Nico.

Depuis la fin des eighties et son entrée dans le rock’n’roll business, Phil Anselmo s’est forgé une réputation de type qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Connu pour sa participation à Pantera et au super-groupe Down, le Texan est devenu une icône. Hélas, ce véritable stakhanoviste du metal s’est aussi perdu dans une multitude de groupes sans intérêt (Viking crown, Christ Inversion…). Devenu une sorte de bouffon pathétique, Anselmo enchaîne pantalonnades inintéressantes (Walk through exits only) et lamentables provocations d’alcoolique.

Choosing Mental Ilness As Virtue ne change pas la donne. Les dix morceaux de cette mascarade sont lamentables. Incohérent du premier au dernier morceau, ce second album prouve l’incapacité d’Anselmo à composer de la musique. Les riffs tournent à vide et Phil vocifère comme un veau en phase terminale. Nous sommes loin de l’époque où il chantait avec talent et conviction « Cemetary gates ». Plus l’album se déroule, plus l’écoute devient un calvaire. Le point de non-retour est atteint avec l’abominable « Deliquent » et son refrain indigent. Quatre minutes, vingt sept secondes de douleur… La suite est du même tonneau : à oublier. A l’image de sa très laide pochette, Choosing Mental Ilness As Virtue amène l’auditeur au bord de la folie et risque de ne marquer que les esprits les plus masochistes.

Choosing Mental Ilness As Virtue est un album raté ! Même si Phil Anselmo reste digne sur les derniers excellents E.P de Down, il est effrayant de constater l’inexorable descente aux enfers de cet acteur incontournable de la scène ayant joué sur plusieurs chefs d’œuvre du genre (Nola, Vulgar display of power…).

Nico (2/10)

Site Officiel : https://www.facebook.com/Philipillegals

Season Of Mist/2018

01. Little Fucking Heroes 02. Utopian 03. Choosing Mental Illness 04. The Ignorant Point 05. Individual 06. Delinquent 07. Photographic Taunts 08. Finger Me 09. Invalid Colubrine Frauds 10. Mixed Lunatic Results