Ce soir, Blue Wave Productions nous convie à une belle soirée sous le signe du metal de la mort. Au programme, un outsider, un espoir et une valeur établie.

Les Nantais de Paupiettes entament la soirée avec panache. Ce grindcore est tellement déstructuré qu’il en devient fascinant. L’humour est leur atout numéro un. Morceaux hauts en couleurs (« Sandwich au jambong »), grind frénétique et doom fendard (« Haschich Kebab ) sont au rendez-vous. Cerise sur le gâteau, un énergumène grimé avec un masque (en laine) de Cthulhu rajoute au chaos ambiant. Paupiettes nous rappelle le Ultra Vomit des débuts. Nous leur souhaitons le même succès. Mais ils n’égalent pas encore les cultissimes Purulent Excretor, il ne faut pas exagérer.

On change radicalement de registre avec Impureza. Le quintet franco-espagnol frappe vite et fort. Son death-metal épicé est autant brutal qu’original : chant en espagnol et influences flamenco sont de la partie. C’est une façon réussie de se démarquer de la concurrence. Sans compter que le charisme d’Esteban Martin fait le spectacle. Fort en gueule, le chanteur passe son temps à haranguer le public. Précipitez-vous sur leur deuxième album, La caída de tonatiuh.

D’entrée, Cannabis Corpse met les pendules à l’heure avec « The 420th crusade ». Un excellent prélude au death-metal qui va suivre : « Immortal Pipes », « Disposal of the Baggy », « Skull Full of Bong Hits ». S’y ajoutent pas mal de titres de Tube of the resinated et Left hand pass. Nous sommes bien loin du délire potache des débuts ; nos quatre cavaliers de l’apocalypse cannabique se révèlent être d’excellents musiciens. Sur scène comme dans le public, fini de rire, le pogo défonce tout. Le Ferrailleur est conquis ; le récital se finit sous les « Weed » hurlés de toutes parts.
Résultat, une bonne soirée, des sourires et une furieuse envie de revoir rapidement le groupe de Richmond.
Nico.
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Live Reports
Suite à un dernier album, paru après à une longue période de remise en question, avec Scott Weiland et un E.P avec Chester Bennington, les frères DeLeo et Eric Kretz ont voulu continuer l’aventure Stone Temple Pilots. Les trois lascars, tel INXS à leur époque, ont engagé un candidat de X-Factor pour prendre la relève de ces deux excellents vocalistes.
S’il était légitime de s’inquiéter d’une telle manœuvre, bien peu rock’n’roll, ce deuxième album éponyme nous rassure sur l’état de santé du groupe. Le talent des frères DeLeo ne s’est pas émoussé avec le temps : ces mélodies immédiates nous ramènent fissa à la grande époque de Purple. « Meadow », le premier single, ne rate pas ça cible. La suite est du même tonneau. « Thought she’d be mine », « Roll me under », « Finest hour » ou la superbe ballade « The art of letting go » sont des compositions simples qui vont droit au but. Le dernier arrivé, Jeff Gutt, s’avère être à la hauteur de ses prédécesseurs. Il est un excellent copycat de Weiland. Donc, de fait, un bon chanteur. Ce septième album est un investissement rentable à 100 %.
La mort de Scott Weiland aurait pu leur être fatale, pourtant Stone temple pilots prouve que le trio restant a bien fait de continuer son chemin. Espérons juste ne pas avoir à attendre huit ans avant le prochain album.
Nico (9/10)
Site Officiel : http://stonetemplepilots.com/
Warner/2018
1.Middle Of Nowhere 2.Guilty 3.Meadow 4.Just A Little Lie 5.Six Eight 6.Thought She’d Be Mine 7.Roll Me Under 8.Never Enough 9.The Art Of Letting Go 10.Finest Hour 11.Good Shoes 12.Reds & Blues
Saxon est un vétéran du heavy-metal. En plus de quarante ans de carrière, le gang de Barnsley a connu beaucoup de hauts, très peu de bas. Saxon vieillit bien ; il reste aussi tranchant qu’à ses débuts. Machine de guerre sur scène comme sur album, le groupe de Biff Byford est toujours resté au top. Et ce, grâce à un line-up stable et frondeur qui nous a apporté, cette dernière décennie, une tripotée d’excellents albums (Call to arms, Battering ram).
Avec ce vingt-deuxième album, la petite entreprise de Saxon ne connaît pas la crise. Composé en grande partie par Byford et Nibbs Carter, Thunderbolt est un excellent cru. Les onze compositions vont droit au but. L’album commence fort avec « Thunderbolt » et son refrain taillé pour la scène. Un hymne instantané. La suite est du même acabit. Si « The secret of flight » est plus classique, il reste dynamique. La triplette heavy-rock « Nosferatu/They played rock’n’roll/Predator » est le point fort de l’album. Mais Saxon ne se repose pas sur ses lauriers. Il dégaine encore deux titres qui vont droit au but : « Sniper » et « Speed merchants ».
Thunderbolt est une réussite complète. Ses compos imparables, soutenues par la production impeccable de Andy Sneap, prouvent que le poids des années n’a aucune prise sur le quintet. Espérons que Paul Quinn et ses acolytes continuent de nous proposer des albums de cette trempe.
Nico (8,5/10)
Site Officiel : http://www.saxon747.com
Silver Lining music /2018
01. Olympus Rising 02. Thunderbolt 03. The Secret Of Flight 04. Nosferatu (The Vampires Waltz) 05. They Played Rock And Roll 06. Predator 07. Sons Of Odin 08. Sniper 09. A Wizard’s Tale 10. Speed Merchants 11. Roadie’s Song 12. Nosferatu (Raw Version)