En ce 15 Août, Blue Wave production nous propose une soirée 100 % metal. A l’affiche du Ferrailleur, les thrasheurs d’ Arcania et les poids lourds du sludge, Crowbar.

Arcania a la chance de débouler devant une salle bien remplie ; chose rare pour une première partie. Les Angevins nous livrent une prestation réjouissante où leur thrash-metal musclé fait mouche à chaque fois. En une dizaine de titres, le quatuor fait l’unanimité. Une bonne dose de bonne humeur est distillée par Cyril Peglion (chant). La virtuosité Niko Le Bellec (guitare) impressionne. De la bonne musique speed, un état d’esprit positif. Il n’en faut pas plus à Arcania pour sortir victorieux de ce début de soirée.

Le groupe de Kirk Windstein, avec sa carrière et son vécu, n’a rien à prouver ce soir. D’entrée, Crowbar prend le public du Ferrailleur par le paletot. « I am the storm » annonce la couleur : ce n’est pas une soirée réservée aux mauviettes. La suite de la playlist va dans ce sens et ne propose que des titres forts. « Existence is punishment » est bien évidemment le summum du set qui retourne tout sur son passage. Kirk Windstein et Tood Strange, revenus à la maison, en imposent. Ils occupent le devant de la scène tandis que Matthew Brunson soutient les patrons. Tommy Buckley est le plus impressionnant : sa frappe de bûcheron exige qu’un parpaing maintienne la batterie. La prestation des Américains est impeccable de bout en bout. On ressort exténué mais comblé. Mission encore accomplie pour ces mastodontes de Nola.
Nico.
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Live Reports
Le black-métal est un genre en constante évolution. Et cela ne plaît pas à tout le monde. Depuis les années 2010, deux camps s’affrontent. D’un côté, la seconde vague « canal historique » (Tsjuder, Destroyer 666 et consorts) perpétue une tradition héritée de Quorthon et des premières démos de Mayhem. De l’autre, une bande de nouveaux venus effrontés (Deafheaven, Myrkur, Boss De Nage) qui n’hésitent pas à casser, avec audace, les codes d’un genre ultra balisé. Au milieu de cette bataille sanglante se trouvent les Allemands de Der Weg Einer Freiheit. Les seuls capables de faire le pont entre ces deux fratries irréconciliables.
Der Weg Einer Freiheit nous offre, avec Finisterre, son album le plus accompli. Prolongement naturel de Stellar, ce quatrième album navigue sans cesse entre modernité et tradition. Le quatuor capte l’essence même de ce qu’est le black-metal (riffs, mélodies, hurlements) et la fait fusionner avec quelques digressions subtiles (passages ambient, shoegaze…). Finisterre commence pourtant de façon classique avec « Aufbruch ». « Ein letzer tanz » est plus surprenant de part son accroche post-rock. Mais trois minutes suffisent pour que le métal noir reprenne ses droits. La voix de Nikita Kamprad peut alors de nouveau déchirer l’espace sonore. S’ensuit le diptyque « Skepsis » qui nous emmène dans un voyage musical passionnant où l’album atteint son summum dans sa seconde partie. « Finisterre » est un morceau époustouflant qui clôt, avec brio, cet album presque parfait où l’intensité ne baisse jamais.
Finisterre est un cap, un pic, la péninsule de la discographie de Der Weg Einer Freiheit. Un groupe formidable qui regarde l’avenir du black-métal sans rien renier de son passé. Le défi pour ces jeunes allemands va être extrêmement difficile. Pourront ils faire mieux ?
Nico (9,99/10)
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Season Of Mist / 2017
01. Aufbruch 02. Ein letzter Tanz 03. Skepsis Part I 04. Skepsis Part II 05. Finisterre
Stone Sour a pour une fois pris son temps. Le groupe de Corey Taylor (Slipknot) a mis quatre ans pour accoucher de son sixième album. Un temps nécessaire pour se reconstruire suite au départ de James Root. L’écoute d’Hydrograd rassure : la machine semble repartie pour surfer sur le succès.
Pourtant, Hydrograd n’est pas une révolution. La surprise n’est pas au menu mais le savoir-faire est toujours au rendez-vous. Le trio Taylor/Mayorga/Rand arrive encore à nous concocter de solides chansons. Si on excepte l’inutile intro « Ysif », il n’y a pas grand-chose à jeter sur cet album. Façonné pour plaire au plus grand nombre, Hydrograd touche sa cible quasiment à chaque fois. L’ultra dynamique « Knievel has landed » et ses « oh oh » putassiers fait bien le boulot ; par contre, « Song#3 » est LA fausse balade obligatoire. Quant à « Taipei person / Allah tea », c’est l’accroche parfaite pour un début de concert. Toutes les figures imposées sont respectées, on n’en demande pas plus. L’enthousiasme des zicos se fait sentir et promet de belles prestations live.
Corey Taylor et son groupe se sont refait une santé. Le gus n’a jamais aussi bien chanté et ses acolytes (nouveaux et anciens) sont toujours aussi compétents. Le metal (très) mainstream du groupe a encore de beaux jours devant lui.
Nico (7,5/10)
Site Officiel : http://www.stonesour.com/
Roadrunner / 2017
01. Ysif 02. Taipei Person/Allah Tea 03. Knievel Has Landed 04. Hydrograd 05. Song #3 06. Fabuless 07. The Witness Trees 08. Rose Red Violent Blue (This Song Is Dumb & So Am I) 09. Thanks God It’s Over 10. St. Marie 11. Mercy 12. Whiplash Pants 13. Friday Knights 14. Somebody Stole My Eyes 15. When The Fever Broke