Author Archive

Son : Bon.

Lumières : Stroboscopiques, saturées, abominables…

Affluence : Le Glazart plein comme un œuf

Ambiance : Attentive.

Moment fort : TOUT le concert de Der Weg Einer Freiheit.

En entrant dans ce Glazart plein comme un œuf, je m’aperçois que le monde continue heureusement de tourner. Cela fait plaisir.

HFTS

Même si je n’assiste qu’aux quatre derniers titres de Harakiri for the sky, force est de constater que la musique des Autrichiens entre dans les standards du post-black-metal : vocaux écorchés, ambiances lourdes et riffs assassins. Le Glazart réserve au groupe, qui n’est franchement pas transcendant, un accueil poli. Il se prépare pour la suite.

TGOO

The great old ones est la formation du moment. Elle a le vent en poupe. Géniteurs de deux excellents albums (Al Azif et Tekeli-li), les Bordelais sont aujourd’hui en grande forme. Le set est carré et puissant ; il retranscrit à la perfection l’atmosphère venimeuse gravée sur disque. Une fois l’intro « Je ne suis pas fou » terminée, le quintet nous embarque dans une escapade à travers les célèbres montagnes hallucinées de H.P Lovecraft. Les compos sont tentaculaires, le groupe maîtrise très bien son sujet. C’est un sans-faute.

Der_Weg

Ce soir, nous pouvons parler de consécration. Une salle bondée attend la bave aux lèvres Der Weg Einer Freiheit. Bonne nouvelle : le groupe ne déçoit pas. C’est un set magique auquel le Glazart assiste. Enfin reconnu à sa juste valeur, le groupe allemand donne tout, voire même plus. Même s’il est bien trop statique sur scène, la force de sa musique rattrape tout. Les morceaux sont longs, jamais ennuyeux, et recèlent une quantité phénoménale d’idées. Intéressant à écouter et à ressentir. Constatons aussi un public bigarré allant du métalleux à veste à patch au hipster à moustache en passant par le petit jeune venu prendre sa dose de décibels. C’est dans cette capacité à rassembler que le groupe, s’il continue ainsi, risque de devenir incontournable.

Nico.

 

Deströyer 666 – Wildfire

a2590077928_10KK Warslut, leader de Deströyer 666, n’est pas un homme à faire de compromis. Dès ses débuts avec Bestial Warlust, cet Australien énervé s’est évertué à créer une musique sans concession : du « blackened thrash », savant mélange de black et de thrash. Après quatre productions couronnées de succès et une reconnaissance indiscutable de la scène metal, le bonhomme revient à la charge avec Wildfire son dernier album.

Bardé de clous et de sa cartouchière, KK n’a plus rien à prouver. Il respire et vit intensément son art tout en suivant le chemin qu’il s’est tracé. Wildfire est un manifeste, un bloc forgé dans le plus pur metal. C’est aussi une excellente synthèse de la carrière et des compétences musicales du quartet. La musique extrême n’a jamais été aussi bien représentée. Les fulgurances heavy/black de « Traitor », le refrain héroïque « Live and burn » ne sont que le sommet de l’iceberg. La suite est encore meilleure. Dès le très black « Artigio del diavolo », l’auditeur bascule dans un maelström infernal. Les titres imparables (« Die You Fucking Pig! », le titre éponyme) s’enchaînent jusqu’à un final grandiose avec l’ambitieux « Tamam Shud ». Nous restons soufflés et impressionnés par tant de puissance.

Avec Wildfire, Deströyer 666 nous offre son meilleur album. C’est un must qui va remporter tous les suffrages dans les referendums de fin d’année. Il le mérite bien et risque de tourner jusqu’à l’usure sur pas mal de platines.

Nico (9/10)

Site Officiel: http://www.destroyer666.uk/

Season Of Mist/ 2016

01. Traitor 02. Live And Burn 03. Artiglio Del Diavolo 04. Hounds At Ya Back 05. Hymn To Dionysus 06. Wildfire 07. White Line Fever 08. Die You Fucking Pig! 09. Tamam Shud

Anvil – Anvil Is Anvil

anvilisanvilcdEn 2008, le génial documentaire Anvil ! The story of Anvil a permis à beaucoup de (re)découvrir Anvil, formation mythique des années 80. Mené par Steve "Lips" Kudlow et Robb Reiner, le groupe est l’équivalent de Mickey Rourke dans le film The Wrestler : des losers magnifiques auxquels il est difficile de ne pas s’attacher. Des personnages entiers, sincères, qui ont une foi inconditionnelle en leur musique. Ils ont, hélas, vécu une suite de rendez-vous manqués malgré des débuts prometteurs (Hard’n’heavy, Metal on metal). Mais, aujourd’hui, le duo, toujours aussi motivé, nous offre son dix-septième album : Anvil is Anvil.

Ce dernier opus satisfera fans et néophytes. Anvil reste à jamais ce chantre du heavy/power metal à l’ancienne qu’il a toujours été. Tant mieux, on ne lui en demande pas plus. L’affaire débute avec « Daggers and rum », formaté pour être un futur hymne live. On enchaîne avec le très dynamique « Up, down sideways ». C’est du tout bon et la suite ne démérite pas. Anvil offre à ses afficionados ce qu’ils veulent entendre : du bon metal. Même si l’on note une baisse de régime à mi-parcours (« Zombie Apocalypse », faiblard), rien ne peut arrêter les Canadiens. L’enthousiasme fait son retour avec « It’s your move », rapide et efficace. La suite et la fin d’Anvil is Anvil est tout aussi réjouissante ; on prend un vrai plaisir à l’écouter.

Anvil is Anvil porte bien son nom : Lips et Reiner sont fidèles à eux-mêmes, ils ne changeront pas. Imperturbables, ils restent ces éternels ados qui, un matin de 1978, ont décidé de faire du heavy metal ; envers et contre tous. Mieux, ils ont réussi à conserver cette pureté que beaucoup ont perdue. C’est rare. Et pour cela, ces mecs méritent tout notre respect.

Nico (8/10)

Site Officiel: http://my.tbaytel.net/tgallo/anvil/

Spv/ 2016

01. Daggers And Rum 02. Up, Down, Sideways 03. Gun Control 04. Die For A Lie 05. Runaway Train 06. Zombie Apocalypse 07. It's Your Move 08. Ambushed 09. Fire On The Highway 10. Run Like Hell 11. Forgive Don't Forget 12. Never Going To Stop (Bonus track)