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Nous ne gâcherons pas le suspens, regardez cette vidéo.

Une chose est certaine: le Motocultor 2015 sera "the place to be".

Nico.

mother-s-finest-goody-two-shoes-filthy-beast-7433Mother's Finest est un groupe précurseur. A l'aube des années 80, les Afro-américains ont inventé, bien avant les Red Hot Chili Peppers, Fishbone et autres Living Colour, la fusion parfaite entre funk noir et rock blanc. Une démarche peu courante qui n'a pas manqué de frapper les esprits. La formation enchaîne les albums et se forge une solide réputation scénique. L'album live de 1979, nécessaire à tout amateur de métissages sonores, en est la preuve. C'est un must. Pourtant, le soufflé retombe, le public mainstream des eighties ayant du mal s'adapter à ce singulier mélange des genres. Bon an, mal an et avec une passion inaltérable, le groupe de Joyce "Baby Jean" Kennedy continue sa croisade pour nous livrer aujourd'hui un inespéré Goody 2 Shoes & The Filthy Beasts.

Avec ce dernier opus, Mother's Finest maintient le cap qu'il s'est fixé. Les fans ne se sentiront pas floués. Ie groupe propose une musique honnête qui n'a, au fil des années, pas bougé d'un iota. Ce mélange malin de soul et rock groove comme jamais (le premier single « Shut up ») et reste très accessible (dans le bon sens du terme). Irrésistible quand il fait parler la poudre, imparable quand il faut faire bouger les popotins (« Cling to the cross »), Mother's Finest est toujours ce grand groupe de hard rock qu'il n'a jamais cessé d'être. Il suffit d'écouter le triptyque live final pour s'en convaincre. Niveau vocal, nous ne sommes pas non plus en reste. Joyce Kennedy assure l'affaire comme à la grande époque. Charmeuse et virulente, elle possède un grain de voix digne des plus grandes. Et Glenn « Doc » Murdock s'avère être un acolyte vocal plus que compétent.

Goody 2 Shoes & The Filthy Beasts est donc l'occasion idéale de (re)découvrir ce groupe mésestimé qui ne mérite pas tant de dédain de la part des médias et du public. Ici, à Metalchroniques, nous ne pouvons que louer ce retour gagnant qui augure, pour Mother's Finest, de beaux jours.

Nico (8/10)

Site Officiel: http://www.mothersfinest.com/

Spv/ 2015

01.Angels 02.Shut Up 03.She Ready 04.Cling To The Cross 05.Another Day 06.Tears Of Stone 07.All Of My Life 08.I Don't Mind 09.Take Control 10.My Badd 11.Illusion/Satisfaction/Born To Be Wild (live)

Morgoth – Ungod

MorgothFin des années 90, personne n'aurait misé un kopeck sur une reformation de Morgoth. Marc Grewe, lors de la promotion de la nécessaire compilation 1987-1997 : The best of Morgoth (elle comporte la démo Pits of Utumno), avait affirmé qu'il était peu probable que le groupe allemand se retrouve un jour. Perdu ! En 2010, il repart sur les routes pour une série de shows explosifs puis un obligatoire et lucratif album live (Cursed to live). La machine est relancée. Un nouvel opus est annoncé. Tout se passe bien quand un coup de tonnerre éclate : un mois avant l'enregistrement, le vocaliste historique (Grewe) se fait sacquer et remplacer par Karsten "Jagger" Jäger (Disbelief). Émoi, inquiétude, incompréhension… C'est dans ce climat de doute qu'Ungod débarque sur les platines.

Malgré un accouchement douloureux, ce quatrième album est un excellent cru. Par bonheur, le quintet évite soigneusement de rééditer l'écart de conduite provoqué par Feel sorry for the fanatic. Ici, point d'indus-rock ; Ungod remet les pendules à l'heure et nous ramène à l'époque du fiévreux Cursed. L'album nous propose une suite ininterrompue de titres imparables. Les mélodies s'intègrent immédiatement dans le cortex (« House of blood ») tandis que bon nombre de riffs « old school » (« God is evil ») malmènent l'auditeur consentant. La formule reste basique mais est d'une efficacité redoutable. Morgoth nous propose ce qu'il sait faire de mieux : un death metal lourd, à l'ancienne. Mais la grande surprise provient de ce nouveau chanteur que personne n'attendait. Karsten Jäger, fraîchement embarqué, abat un boulot monstre. Il fait oublier Marc Grewe (pas une mince affaire) et son raclage de gorge est exemplaire. Il dynamise l'identité de Morgoth. Et réalise un parcours sans faute.

Ungod est l'acte de résurrection entériné de Morgoth. Dépassant tous les espoirs tout en restant garant d'une tradition séculaire, cet album montre que l'on peut revenir sur le devant de la scène ; sans se renier… Et en proposant une musique de qualité.

Nico (8,5/10)

Site Officiel: https://www.facebook.com/MorgothOfficial

Century Media/ 2015

01.House Of Blood 02.Voice Of Slumber 03.Snakestate 04.Black Enemy 05.Descent Into Hell 06.Ungod 07.Nemesis 08.God Is Evil 09.Traitor 10.Prison In Flesh 11.The Dark Sleep