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Son : Couci-couça.

Lumières : Bonnes quoique un peu saturées.

Affluence : Un Nouveau Casino COMPLET.

Ambiance : Trop attentive.

Moment fort : « Fjara », what else ?

Première partie de Sólstafir, Nordic Giants déconcerte. Ce fumeux projet (peut-on vraiment parler de groupe?) ne ressemble à rien de connu. Musique indéfinissable, look néo païen pour ses deux membres et projection pseudo arty sont au programme. C'est peu convaincant, prétentieux au possible et ennuyeux comme un film de Jean-Luc Godard. Passons à autre chose.

Article - Nordic Giants (3)

Sólstafir arrive en terrain conquis avec une salle prête à lui manger dans la main. Galvanisé, il démarre très fort et délivre une prestation excellente. Mais non exempte de défauts. Tout colle, hormis le son. Le sublime "Ótta" est gâché par des problèmes d'enceintes. Résultat, le riff tournoyant du banjo est inaudible. Mais l'interprétation est sans faille. Le chanteur est impliqué, les musiciens concernés. La set-list tutoie le superbe ; Ótta est bien représenté avec quatre titres. Mais, le groupe d'Aðalbjörn Tryggvason (on ne l'écrira qu'une fois) n'oublie pas son passé avec des morceaux issus de Köld et Svartir Sandar.

Solsatfir (195)

Le rappel nous permet d'apprécier le sublime « Fjara » et l'émouvant « Godess of the age ». Au final, ce concert est renversant, le groupe toujours aussi généreux ; il posséde un supplément d'âme que beaucoup peinent à trouver.

Nico.

trepalium-voodoo-moonshine-4692Dans le paysage musical français, Trepalium est un groupe à part. Brillant et décalé, le groupe joue un metal extrême fusionnant. A priori l'idée peut faire peur… Mais la formation possède assez de folie pour mener le concept dans ses ultimes retranchements. Pourtant, H.N.P, leur quatrième production, nous avait interloquée. Trepalium tournait le dos à son identité développée sur les brillants Alchemik clokwork of disorder et XIII. Il se dirigeait vers un son clinique et froid. Pire, ses compositions manquaient sévèrement de groove. L'annonce de la sortie d'un nouvel E.P. nous laissait donc dubitatif. Il n'a fallu qu'une seule écoute de Voodoo Moonshine pour nous rassurer : hallelujah , le fils prodige est de retour !

Imaginez un instant Cab Calloway swinguant avec en backing-band les pointures d'Atheist. C'est fou, dingue à l'image de ce « Moonshine limbo » gorgé de cuivres joyeux. Ce n'est pas tout, les cinq autres titres sont issus du même moule. Harun Demiraslan (guitares) et consorts ont bien bossé leur copie. Riffs ciselés, rythmes rebondis et mélodies imparables (« Damballa's Voodoo Doll ») sont au rendez-vous. Quant à Kéké, il n'a jamais aussi bien chanté. Audacieux et virulent, ce dernier n'hésite pas à saupoudrer son chant death d'influences scat pour un résultat unique.

Réjouissant, épicé et jazzy, Voodoo Moonshine a le goût et la saveur d'un bon jambalaya. C'est une claque énorme et sans aucun doute la meilleure production du groupe. Trepalium est un groupe rare et précieux à l'image de sa musique. Du bonheur pour les oreilles.

Nico (9/10)

Site Officiel: http://www.klonosphere.com/trepalium/

Klonosphere / 2014

01. Moonshine Limbo 02. Damballa's Voodoo Doll 03. Possessed By The Nightlife 04. Guede Juice 05. Fire On Skin 06. Blowjob On The Rocks

TWWLBBlake Judd, âme damnée de Nachtmystium, serait une personne peu fréquentable. Arnaqueur, toxicomane, il aurait aussi piqué dans la caisse de ses ex-amis du groupe Twilight. Le tableau est peu flatteur… Malgré cela, l'écoute de son dernier album rassure : le gus n'est pas à la ramasse et reste bien un élément incontournable de la scène black metal.

Censée être l'ultime œuvre de cette formation à géographie variable, The world we left behind nous montre un Nachtmystium frondeur. Psychédélique et tourmentée, la musique de Judd est passionnante, ouverte à toutes les possibilités. Le spectre musical du groupe est énorme. Mine de rien, moult détails dissonants s'intègrent dans chaque morceau. Cavalcades heavy metal (« Intrusion ») et discrets apports électro (« Into the endless abyss ») apportent une réelle plus-value. Et quand les Américains osent l'option black/gothique/pop (« On the other side », mélodique en diable), c'est encore le carton plein. Nous ne sommes pas en reste pour les textes. Le leader a mis en musique ses obsessions et ses tendances autodestructrices. Il se dévoile, se met à nu comme jamais (« Voyager »). Cette thérapie profonde et déroutante ne laisse pas de marbre.

The world we left behind met (provisoirement ?) un point final à l'aventure Nachtmystium. Oubliées les rumeurs négatives colportées sur son ténébreux leader. La formation nous laisse avec un album grandiose et définitif.

Nico (8,5/10)

Site Officiel: https://myspace.com/nachtmystium

Century Media/ 2014

01. Intrusion 02. Fireheart 03. Voyager 04. Into the Endless Abyss 05. In the Absence of Existence 06. The World We Left Behind 07. Tear You Down 08. On the Other Side 09. Epitaph for a Dying Star