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Motocultor

Cette année l'excellent festival MOTOCULTOR aura lieu les 14, 15 et 16 Aout 2015.

De nouveaux groupes se rajouttent à l'affiche: DEATH DTA / SEPULTURA / KATAKLYSM / BOMBERS / KRISIUN / RISE OF THE NORTHSTAR / BURNING HEADS / ANCIENT RITES / GUTALAX / RAMMING SPEED / NESSERIA / C R O W N

Profitez vite des derniers pass promo pour le Motocultor Festival 2015 ici => http://www.motocultor-festival.com

The Key and the GateDe toutes les formations surfant sur la vague rétro-rock actuelle, Year of the goat doit être l'une des moins opportunistes. Formé en 2006 dans un bled paumé de Suède, le groupe n'a jamais réellement fait de metal. On navigue ici dans un pur rock fin 70's, aux textes profonds et occultes. Pour leur troisième E.P, arrivant après le brillant Angels' Necropolis, les Suédois continuent, bon an, mal an, leur bonhomme de chemin. En bons artisans du heavy rock à l'ancienne.

Ces trois titres suffisent à savoir que Year of the goat n'a rien perdu de sa superbe : les refrains se greffent rapidement dans le cerveau, les mélodies se fredonnent facilement et les riffs sont convaincants. Les textes parlent de « montagnes mystiques », le décorum satanico-luciférien fonctionne à plein régime… C'est réjouissant.

The key and the gate prouve que Year of the goat est un groupe sur qui il faut compter. Véritable planche d'appel pour un prochain album qui s'annonce sous les meilleurs auspices.

Nico (7/10)

 

Site Officiel: https://www.facebook.com/yearofthegoat

 

Napalm Records / 2014

01. The key and the gate 02. Mystic mountain 03.Non-Euclidean Calculus

Son : Bon.

Lumières : Assez bonnes.

Affluence : Un Trabendo étonnamment clairsemé.

Ambiance : Bouillante.

Moments forts : Les 10 dernières minutes du set de Napalm Death. « Everyone bleeds now » et l'obligatoire « Destroy everything » pour Hatebreed.

Deep In Hate a l'honneur de débuter la soirée et investit avec énergie la scène du Trabendo. Accueilli très chaleureusement par ses fans, le quintet Francilien les a enthousiasmés. C'est réussi. Son death-metal-core passe plutôt bien même s'il reste assez générique. Les titres de Chronicles Of Oblivion (acclamé ici même) claquent ; c'est du tout bon. Passons à la suite.

Deep In Hate (83)

C'est dans une configuration inédite que nous apparaît Napalm Death. Accompagné de John Cooke (Corrupt Moral Altar, Out For Blood…), remplaçant provisoirement Mitch Harris, le quartet de Birmingham s'en tire une fois de plus haut la main. Pas nés de la dernière pluie, ces pionniers maîtrisent leur sujet mieux que personne. Le groupe affiche une bonne forme. Embury tabasse son instrument, Danny Herrera fait le job, tandis que Barney, plus loquace que d'habitude, taquine l'assistance. N'oublions pas John Cooke qui supplée avec talent les vocaux de Mitch Harris.

ND 1110

Le set surprend, tout en restant dans la continuité. C'est un véritable florilège auquel nous sommes conviés. La set-list est canon : que des tubes (« Breed to breathe », « Suffer the children »…) où un bon pan de la discographie est représenté. Cerises sur le gâteau, deux titres du prochain album, Apex Predator, sont joués, du pur Napalm Death dans le texte. C'est sans compter les dernières minutes du show, où l’enchaînement « Scum/Life ?/Deceiver/You Suffer » est joué. Jouissif, intemporel, imbattable.

Véloce et urgent, Napalm Death ne fait pas son âge et continue à rentrer dans le lard des institutions. Et puis un groupe qui annonce « une chanson contre le Front National », avant de balancer un rageur « Nazi Punks Fuck Off », ne peut qu'être plébiscité. Le tout se finit sur un « Siege of power » définitif qui impose le RESPECT.

HateBreed (14)

Hatebreed n'est pas un groupe avare. Pas moins d'une vingtaine de titres pour un concert chaud comme la braise. Jasta et ses acolytes sont, comme d'habitude, au taquet. Les fans sont dedans du début à la fin, conquis. Pourtant, à y voir de plus près, nous avons face à nous un groupe dépassé qui tourne en rond. Il est certes louable de produire autant d'énergie, mais avec le temps, Hatebreed est devenu vain… C'est dommage car Hatebreed a sorti de grands albums et a amené pas mal de jeunes au metal. Ce qui est louable.

Pourtant, cette prestation laisse un goût amer dans la bouche ; on aimerait que Hatebreed retrouve sa superbe d’antan. Au vu de ses dernières productions, nous sommes encore loin du compte. Nous préférerons nous tourner vers les valeurs sûres (Agnostic front, Sick of it all) en continuant d’espérer un vrai retour de l'ancien fils prodige.

Nico.