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WATDPour leur troisième album, les Portugais énervés de We Are The Damned ne respirent toujours pas la joie de vivre. Pour eux, le monde va mal et l'humanité va de travers. Hélas, à l'écoute de Doomvirate, l'on constate que c'est aussi le cas pour We Are The Damned.

Tout n'est pas que négatif dans ce Doomvirate. Partant d'une base death'n'roll, l'album, dans l'ensemble se tient même plutôt bien. Urgence et vélocité sont bien là et on y décèle une ferveur punk de bon aloi. Mais, même si les intentions sont bonnes, elles ne font pas tout. Les chansons sont creuses… Vides… Résultat, l'ennui s'impose rapidement.

Avec We Are The Damned, on se retrouve face à une sorte de sous Disfear. La formation, même si elle arrive plusieurs fois à faire illusion, doit se remettre en question si elle ne veut pas sombrer dans la masse. Un groupe damné ? A l'écoute de ce médiocre Doomvirate, il n'y a plus de doute.

Nico (3/10)

Site Officiel: https://www.facebook.com/wearethedamned

Lifeforce records  / 2014

Tracklist 01. Ghastly Humans 02. Dreams Under Surveillance 03. Revealing Morality 04. Rain of Spikes 05. Soul Entropy 06. Imposter 07. The Threshold 08. Macabre Expedition 09. Angelsick 10. Flight of the Phoenix

nothing-guilty-of-everythingRelapse est un label surprenant. Longtemps focalisé sur les musiques privilégiant la politique du marteau pilon, l'éditeur s'ouvre désormais à d'autres univers musicaux. Ne reculant plus devant aucune limite, il s'aventure désormais, avec Nothing, sur les terres du rock indé.

Originaire de Philadelphie, Nothing fait partie intégrante de cette nouvelle scène œuvrant pour la ré-émergence du shoegaze. Répondant aux standards d'un style qui eut pignon sur rue dans les 90's, Guilty of everything nous offre une musique fraîche, réjouissante et actuelle. Potards fixés sur onze et yeux rivés sur leur baskets, le quatuor nous replonge dans l'époque bénie où My Bloody Valentine, Ride et bien d'autres représentaient LE renouveau du rock. Noyés dans un torrent de fuzz d'où émerge la voix éthérée de Domenic Palermo (ex hardcoreux de son état), les compositions surprennent et fascinent. Beaucoup d'émotions s'en dégagent et l'on regrette que certains morceaux ne soient pas plus étirés (« Dig »).

Nothing remplit donc son cahier des charges en livrant un album solaire, plein de promesses. Porté par un spleen de bon aloi, ce premier album berce l'auditeur, le fait voyager et se perdre dans ses mélodies électriques. Guilty of everything est une virée à ne pas rater.

Nico (7,5/10)

Site Officiel:http://wearenothing.bandcamp.com/album/guilty-of-everything

Relapse / 2014

1. Hymn To The Pillory 2. Dig 3. Bent Nail 4. Endlessly 5. Somersault 6. Get Well 7. Beat Around The Bush 8. B&E 9. Guilty of Everything

Son : Puissant

Lumières : Abominables

Affluence : Bonne

Ambiance : Très, très metal

Moment fort : L'ensemble de la soirée

A regarder l'affiche de plus près, impossible de ne pas penser au regretté Paris Metal France Festival où les trois groupes de la soirée ont joué. C'est donc dans une ambiance quasi familiale que se remplit le Divan du Monde. Ici, un public de connaisseurs vient se rassasier de thrash, de hard rock et de heavy metal speed dans une ambiance bon enfant.

Copie de Thrashback (12)

Thrashback ouvre le bal. Avec son thrash frénétique, le trio francilien accroche immédiatement l’audience qui répond, dans un premier temps, par un timide pogo. Bénéficiant d'une courte demi-heure, le groupe accélère le rythme. Rapide, efficace et précis, Trashback n'en oublie pas la déconne pour autant. On se croirait revenu à la grande époque où Nuclear Assault et Anthrax squattaient nos platines. L'enthousiasme et le pogo ayant pris de l'ampleur, le public finit sur les rotules.

Copie de Wild Dawn (2)

Avec Wild Dawn, pas besoin d'être clairvoyant pour deviner que l'on va assister à un set carré et sans bavure. Machines de guerre scéniques ayant plus d'une fois fait ses preuves, les Orléanais font headbanger avec frénésie un public entièrement acquis à une unique cause : le ROCK'N'ROLL ! Wild Dawn est efficace ; il ne néglige ni les mélodies, ni les bons morceaux. Le quatuor possède un atout choc : son guitariste. Sans tirer la couverture à lui, Romain Clément est impressionnant d'aisance. En quelques riffs bien sentis, il fait vibrer le Divan du Monde. Mais, ne nous méprenons pas, Wild Dawn est une mécanique bien huilée dont chaque élément est indispensable.

Adx (19)

C'est enfin au tour d'Adx de clore les festivités. Fort d'un dernier album réussi, le quintet est remonté à bloc. « Commando suicide » et « Paracelse », en introduction, en sont la preuve. Le public bouillonne. Le groupe, galvanisé par Julien, nouvelle recrue à la basse, ne met pas une note à côté. Il n'a jamais été aussi en forme ; preuve vivante que c'est dans les vieux pots que l'on fait la meilleure soupe. Adx n'oublie pas ses classiques (« Caligula ») et les joue avec une vigueur réjouissante. Ces hymnes ont résonné jusqu'au bout de la nuit.

Nico