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tumblr_mrw1aoTEBs1qbs1rgo1_500La carrière de Ihsahn est exemplaire. Leader d'un Emperor récemment reformé, ce grand défricheur musical possède une personnalité complexe et intéressante. Ce cinquième opus solo nous prouve encore que sa vision de la musique n'est pas prête de stagner.

Ce dernier album, d'obédience progressive, est magistral. Hormis un « Tacit 2 » hors sujet, rien n'est à jeter et il est difficile de rester insensible à l'opulence musicale des compos. Avec Das Seelenbrechen, Ihsahn ose surprendre, enrichir sa palette musicale et prendre des risques. Et ce, sans se planter. Alternant beauté pure (« Pulse ») et moments plus rudes (« Hiber »), le Norvégien, trouve l'équilibre parfait de ce qui est, à ce jour, son travail le plus juste.

Ihsahn est un visionnaire. En regardant l'ensemble de sa carrière et ses choix musicaux, on ne peut que s’apercevoir de son génie. Scrutant toujours l'horizon, il rajoute, avec Das Seelenbrechen, une pierre supplémentaire à l'édifice d'une discographie déjà riche et passionnante.

Nico (09,5/10)

Site Officiel: www.ihsahn.com

Candlelight / 2013

01. Hiber 02. Regen 03. NaCl 04. Pulse 05. Tacit 2 06. Tacit 07. Rec 08. M 09. Sub Ater 10. See

 

Son : Bon.

Lumières : Rouges.

Affluence : Une bonne centaine d'acharnés.

Ambiance : Bon enfant.

Moment fort : La prestation de Purulent Excretor ? N'éxagérons pas…

Alors que la polémique ne cesse d'enfler sur les prix des festivals, certains organisateurs résistent. Le Châtelet Grinding Klub a été conçu par des passionnés et propose pas moins de dix groupes pour un prix modique. Pas de vierge de fer copulant dans un sabbat noir, certes, mais l'initiative est bonne à signaler, et à encourager… La capacité de votre serviteur à supporter sept heures de grindcore étant limitée, nous nous pencherons donc sur les prestations de quelques groupes et non sur l'intégralité du fest.

PuEx (102)

Les hostilités commencent avec les Purulent Excretor. Le groupe mené par Le Gorg, bassiste et chanteur, éructe un grind/porn sauvage qui donne satisfaction à ses fans. Trente titres sont ainsi vomis avec un entrain et un humour imparables. Impossible de ne pas se marrer avec des morceaux comme « Se masturber dans les toilettes » ou avec l'hommage à leur groupie : « Kikanikéflo » . C'est du grind, ce n'est pas fin et les Purulent Excretor ne sont pas là pour philosopher… Ça se saurait…

Copie de Genital Grinder (26)

On enchaîne avec Genital Grinder. Le groupe de B.S.T (Ex-Aborted, Garwall, Balrog…) fait preuve d'énormément de vélocité pour nous proposer un grind/death de qualité. C'est pro et rien ne déborde. Ce concert nous fait juste regretter que le groupe ne soit pas plus présent sur nos scènes.

Copie de Natron (47)Avec Natron, on attaque un des gros morceaux de la soirée. Les Italiens ne font pas de prisonniers. Le groupe de Max Marzocca prouve qu'il n'est pas en reste question agression musicale. Fort d'un dernier album réussi (Grindermeister) et d'un vocaliste, Nicola Bavaro, qui n'hésite pas à aller au charbon, Natron offre un set trois étoiles qui retourne le Klub. Brutal.

 

Légende du death metal suédois, Deranged attire la plus importante affluence de la soirée. Le quatuor, mené par un Anders Johanson vaillant, est remonté comme jamais. Violent, malsain et poisseux, les Suédois sont fidèles à leur réputation et nous donnent un bon aperçu de l'ensemble de leur carrière via une set-list aux petits oignons (« Killing Spree », « Morgue orgy », « Beaten, raped and left to die »).

Drngd (103)

On clôture la soirée avec les excellents Aggressive Agricultor, groupe culte du temps où le metal s'appelait encore hard rock. Ces derniers nous offrent un concert trépidant. Rien n'est épargné au public courageux qui a pris le soin de rester. « Je redescend au village (j'ai oublié le pain) », « Ma charrue n'avance plus », « Consanguinité » et bien d'autres sont joués et repris en cœur par la fervente assemblée. Agressive Agricultor n'a pas levé le pied une seule seconde et s'affirme comme un groupe punk solide et généreux.

Aggressive A (1006)

Une fois les portes de ce Châtelet Grind Klub refermées, on se met à espérer une unique chose : qu'une seconde édition ait lieu.

Nico.

1387032680_coverBrain Dead sait y faire pour attirer les regards. Avec son patronyme sympathique et une pochette évoquant les meilleures œuvres de Ed Repka, Menace from the sickness ne peut qu'éveiller l'intérêt des fans de thrash old-school. Sans cela, pas sûr que l'on s'y soit intéressé.

Actifs depuis 2001, ces vigoureux Italiens ne prétendent pas ré-inventer l'eau tiède, ce qui est tout à leur honneur. On le comprend rapidement ; il suffit de deux accords pour constater que Brain Dead baigne dans une nostalgie musicale bienvenue. Impossible de ne pas penser à tous ces bons groupes thrash de série B (Lääz Rockit, Re-Animator…) qui pullulaient alors entre 1988 et 1992. Les riffs sont directs, les rythmiques « moshantes », bref, rien ne manque au cahier des charges. Mais si le groupe respecte une formule établie et manque d'originalité, il n'en est pas moins efficace. « Evil dead », « Another way » et consorts sont des petites speederies que l'on déguste sur le moment.

Menace from the sickness est une friandise agréable et rafraîchissante. Même si l'on risque de l'oublier dans quelques mois, cet album a le mérite d'être, honnête, modeste et plutôt bien troussé. Ce qui n'est pas rien.

Nico (6,5/10)

Site Officiel: https://www.facebook.com/pages/Brain-Dead/45127691823

Punishment 18 Records / 2013

01. The Fallout 02. Land Of Cunning 03. Eye Of The Cyclone 04. Another Way 05. Evil Dead 06. Razor's Edge 07. The Mission 08. Pay For A Better Life 09. Menace From The Sickness 10. Final Truth 11. Total Despair