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indexComme pour chaque groupe établi, les sorties d'albums live de Rush sont toujours planifiées avec grand soin. Une galette studio trouvera presque toujours son équivalence enregistrée lors d'une tournée mondiale. Le trio nous a habitués à ce rythme et a sorti une pléthore de témoignages impressionnants. Pourtant, après avoir sorti Time Machine en 2011, on aurait pu croire que les Canadiens allaient devenir redondants avec ce Clockwork Angels Tour. Il n'en est rien.

Copieux et généreux, ce triple album, enregistré à Phoenix, Dallas et San Antonio, nous prouve une fois de plus que Rush reste le seigneur incontesté du monde progressif. Loin devant la concurrence, le trio canadien insuffle un feeling qui fait toute la différence. Geddy Lee & Co composent d'abord de vraies chansons. Ici, la part belle est faite aux refrains et aux mélodies, pas au côté technique et alambiqué des compositions.Il suffira, pour s'en convaincre, d'écouter n'importe quel morceau de Clockwork Angels Tour. C'est sans appel.

Notons malgré tout, un bémol : le « Clockwork Angels String Ensemble ». Pas assez mis en avant, il n'arrive que trop occasionnellement à insuffler de la profondeur aux morceaux joués. Les dix musiciens qui le composent sont, hélas, trop souvent éclipsés par leur prestigieux hôte. C'est dommage car le seul moment (« Red sector A ») où l'alchimie fonctionne à plein laissait espérer beaucoup plus.

Au final, pas de grands chambardements à signaler. Juste un album en public de plus. Pourtant Rush reste, en live, une valeur sûre : impressionnant, virtuose et souvent bluffant. Les Canadiens, même en petite forme, restent au dessus du panier. Aussi, on aimerait que ces trois musiciens chevronnés reviennent visiter nos contrées. La dernière fois, c'était il y a très longtemps, en 1991. On les attend…

Nico (8,5/10)

 

Site Officiel: http://www.rush.com/

Roadrunner / 2013

Cd1 : 01.Subdivisions 02. The Big Money 03. Force Ten 04. Grand Designs 05. The Body Electric 06. Territories 07. The Analog Kid 08. Bravado 09. Where's My Thing?/ Here It Is! (drum solo) 10. Far Cry

Cd2 : 11. Caravan * 12. Clockwork Angels * 13. The Anarchist * 14. Carnies * 15. The Wreckers * 16. Headlong Flight */ Drumbastica (drum solo) 17. Peke's Repose (guitar solo)/ Halo Effect * 18. Seven Cities of Gold * 19. Wish Them Well * 20. The Garden *

Cd3 : 21. Dreamline * 22. The Percussor (I) Binary Love Theme (II) Steambanger's Ball (drum solo) 23. Red Sector A * 24. YYZ * 25. The Spirit Of Radio 26. Tom Sawyer 27. 2112 28. Limelight (soundcheck recording) 29. Middletown Dreams 30. The Pass 31. Manhattan Project * * With the Clockwork Angels String Ensemble

CD5085_BIGAprès deux décennies d'activisme musical, Tagada Jones fait son bilan. 20 ans d'ombre & de lumière résume avec brio la carrière de ces punks bretons. Avec ce coffret regroupant dvd et cd live, le quatuor permet aux néophytes et à ses aficionados de (re)prendre une bonne rasade de punk rock made in Bzh.

Passons rapidement sur le concert, en grande partie enregistré au Betizfest. Il donne un très bon aperçu de la puissance de feu du groupe. Tagada Jones, sur scène, c'est du sang, de la sueur et du punk… Nous le savions déjà.

Mais ce qui fait tout le sel de ce double programme se trouve sur la partie dvd. Le documentaire, réalisé par Hervé-Jacques Passard et retraçant l'histoire du groupe, est plus qu'intéressant. C'est sans langue de bois que Stef & Co reviennent sur l'évolution de Tagada Jones. Tout y passe : les débuts, les déconvenues, les témoignages d'anciens membres jusqu'à la création du « bal des enragés ». C'est passionnant et donne un réel aperçu de ce que peut être l’esprit Tagada Jones : énervé, révolté, certes, mais toujours positif.

Le bilan pourrait se résumer en une phrase, celle de Loran (ex Bérurier Noir) tiré du dvd : « Les Tagada Jones ont concrétisé tous les rêves de la révolution alternative des années 80. Tagada, c'est des sales mômes, mais qui ont réussi à s'organiser ».

Nico (9/10)

Site Officiel: http://www.tagadajones.com

At(h)ome / 2013

1. Les nerfs à vif 2. Yec’hed mad 3. Pavillon noir 4. W 5. Descente aux enfers 6. Zéro de conduite 7. Combien de temps encore 8. Manipulé 9. Cargo 10. S.O.S. 11. 1 kulte 12. Les ******* s 13. Contre courant 14. Ecowar 15. Le feu aux poudres 16. La traque ( Bonus)

Son : Très bon.

Lumières : Excellentes

Affluence : La Maroquinerie est bondée.

Ambiance : Black Metal.

Moment fort : « Mother north », « Fuel for hatred »

Le dernier album éponyme de Satyricon a engendré une énorme controverse. Fans et puristes du black pur et dur se sont entre-déchirés pour louer, ou non, la prise de risque musicale décidée par Satyr et Frost. Pourtant, il y a un domaine où Satyricon fait l'unanimité : c'est le live, où le groupe reste l'un des meilleurs.

 

 

Strcn (101)

 

Pour preuve, le concert de ce soir est exemplaire. Satyr, charismatique en diable, est en grande forme Le public vient lui picorer dans la main. Les musiciens (interchangeables) de l'orchestre sont en place et abattent un boulot énorme, pendant que Frost démontre qu'il est un batteur d'exception. Pas une note à côté ; musicalement, tout est parfait. On remarque aussi que Satyricon met en avant son dernier essai sans se soucier du qu'en dira-t-on. C'est courageux.

 

 

Strcn (111)

 

Les cinq morceaux choisis (dont un « Tro og Kraft » impressionnant) passent l'épreuve du live sans problème et tiennent bien la comparaison face aux « Mother north », « K.I.N.G », « To the mountains » et autres « Fuel for hatred ».

Une fois de plus, le pari est réussi pour Satyricon. Ce dernier nous prouve qu'il reste un acteur important de la scène black. Sans rien renier de son glorieux passé, il continue à avancer envers et contre tous. Et cela impose une certaine forme de respect.

Nico.

Galerie photos du concert, ici