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Twilight-of-the-Gods-Cover« Super groupe » est un terme adéquat pour définir ce qu'est Twilight Of The Gods. Après avoir débuté sa carrière comme un « Tribute band » à Bathory, ce collectif réunissant membres ou ex-membres de Mayhem, Cradle of filth, Thyrfing, Battered et Primordial, a voulu prolonger cette aventure humaine et musicale. Pour ce premier long format, point de black metal, le groupe se retrouve autour d'une passion commune pour le heavy metal d’antan.

Fire on the mountain est une excellente surprise. Tout ce qu'on peut y entendre est authentique et les sept morceaux proposés dégagent une sincérité indéniable. La troupe donne le meilleur d'elle même et se nourrit du savoir-faire musical de chacun de ses protagonistes. Le résultat ne pouvait qu'être positif : les titres sont longs, épiques et baignent dans une théâtralité homérique bienvenue (« Children of Cain »).

Entreprise réussie, Fire on the mountain n'essaie pas de faire vieillot à tout prix ; il propose une vision claire de ce que devrait être aujourd'hui le heavy metal : une musique pure et puissante. En tous cas, un fan dévoué de Manowar ou Dio, par exemple, est sûr d'y trouver sa pitance.

Nico (8,5/10)

Site Officiel: http://www.twilightofthegods.eu

Season of mist / 2013

01.Destiny Forged In Blood 02.Children Of Cain 03.Fire On The Mountain (1683) 04.Preacher Man 05.Sword Of Damocles 06.The End Of History 07.At Dawn We Ride

Son : Parfait de bout en bout.

Lumières : Parfaites.

Affluence : Un Divan Du Monde bien plein.

Ambiance : Chaleureuse et très bon esprit.

Moment fort : L'intégralité du set de Misanthrope, la « Danse de la corne » de Stille Volk.

Pour son grand retour sur une scène parisienne, Misanthrope a mis les petits plats dans les grands. Avec Stille Volk et Orakle en hors d’œuvre, ce concert est ni plus ni moins que la célébration des 21 ans d’existence de Holy Records. Un label mythique, métallique et éclectique…. A l'image de cette soirée.

Orakle (103)

Les hostilités commencent avec Orakle qui, pour l'occasion, reprend les armes. Très intéressant sur scène, le groupe francilien délivre une prestation métallique de qualité. On ne s'ennuie pas un seul instant ; Orakle révèle son potentiel en s'attaquant à des compositions plus atmosphériques. C'est beau, maîtrisé et digne des plus grands. A suivre…

Stll Vlk (109)

Changement d'ambiance avec les troubadours de Stille Volk qui entament leur récital avec « La Danse de la corne ». C'est frais, médiéval, plaisant et totalement décalé par rapport au reste de l'affiche. En dix titres, le groupe de Patrice Lafforgue pioche avec allégresse dans ses six albums. Ce qui donne un bon aperçu du riche répertoire du groupe et de ses capacités. Au final, l'audience est conquise par cette musique enjouée, atypique aux accents occitans.

Msnthrpe (106)

C'est au tour de Misanthrope de clôturer. Fort d'un excellent Ænigma Mystica, la bande de S.A.S de L'Argillière semble motivée pour prouver que Misanthrope est un groupe qui compte. Objectif réussi car le concert s'avère excellent. Le quartet est une machine de guerre scénique impressionnante. Musicalement, il n'y a rien à redire ; entre une section rythmique (Gaël Feret à la batterie et Jean-Jacques Moréac, virtuose de la basse) qui n'a plus rien à prouver et un Anthony Scemama qui délivre une suite de riffs tendus et carrés, c'est un bonheur complet. Tout aussi impressionnante, reste la prestation vocale de S.A.S. Le bougre n'a jamais aussi bien chanté. Tout coule de source, rien ne frôle la zone de danger. Ce leader né communie littéralement avec son public qui lui mange dans la main. Il offre une série de tubes immortels (dont un « Eden Massacre » redoutable). Il est furieusement rock'n'roll, généreux et d'un charisme à tout épreuve. Le S.A.S d'aujourd'hui a pris de la bouteille et est très loin de celui qui à l'époque arborait une chemise à jabots.

Misanthrope, groupe se bonifiant avec l'âge, effectue donc ici sa meilleure prestation. Cette date marque l'histoire du groupe et nous fait piaffer d’impatience quant à un prochain passage dans la capitale.

Nico.

Jimmy Eat World – Damage

jimmyDamage_zps4501fb26Souvent considéré comme le digne successeur de Weezer, Jimmy Eat World ne s'est distingué qu'une seule fois dans le milieu du power/pop/punk. Son quatrième album Bleed American, sorti en 2001, est encore aujourd’hui adulé par une génération de skaters et/ou surfeurs amateurs de bonne musique. Bref, c’est un classique incontestable. Hélas, même si le succès commercial reste au rendez vous, la qualité de leurs compositions n'a jamais cessé de baisser. Et ce n’est pas le bien nommé Damage qui va changer la donne. 

Jimmy Eat World, désormais en pilotage automatique, offre ici une triste collection de chansons sans vie. En privilégiant l'acoustique, les Américains ont transformé leur musique en une soupe F.M. encore plus indigeste que le meilleur des albums de R.E.M. Damage est une coquille vide, qui sombre dans la facilité…

Au mieux, cet album peut s’écouter en voiture et s'oublier instantanément. Au pire, il peut finir au fond de la corbeille (numérique ou pas). Mais il reste cette impression amère de grand gâchis. Il est triste de constater que Jimmy Eat World n’est, au final, que le groupe de quelques singles et surtout d’un seul brillant album. Dommage.

Nico (4/10)

Site Officiel: http://jimmyeatworld.com/

RCA/ 2013

1.Appreciation 2.Damage 3.Lean 4.Book Of Love 5.I Will Steal You Back 6.Please Say No 7.How'd You Have Me 8.No, Never 9.Byebyelove 10.You Were Good