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AgeOfTaurus-DesperateSoulsOfTorturedTimesAge Of Taurus est un groupe chanceux. Il n'a pas fallu attendre longtemps après la sortie de leur première démo In the days of the Taurean Empire pour que Lee Dorian, fondateur de Rise Above, s'intéresse à cette jeune formation.

Avant même sa signature sur ce prestigieux label, le quartet possédait toutes les caractéristiques d'un groupe « maison » : des Britanniques, cela va de soit, qui flirtent avec le rock 70's. Que pouvait donc demander de plus l'ex-leader de Cathedral ? Pas grand chose.

Poilus comme ne le seront jamais les One Direction, les Londoniens de Age of Taurus jouent donc un rock/doom/stoner viril qui devrait plaire à plus d'un amateur. Riffs catchy, tubes certifiés (« A rush of power ») et tendance à tutoyer le heavy metal vintage (le solo de « Always in the eye ») sont au menu. En dépit de ce classicisme affiché, Age Of Taurus se démarque de la concurrence et propose une musique fraîche et accessible. La part belle est faite aux mélodies accrocheuses et au chant clair de Toby Wright qui font que Desperate Souls Of Tortured Times est très aéré.

La musique de Age Of Taurus ouvre une brèche. Loin d'être une forme de « doom light », elle peut rendre ce genre (qui peut être assez hermétique) plus accessible. Et Desperate Souls Of Tortured Times de posséder toutes les qualités pour conquérir un nouveau public adepte de sensations purement rock.

Nico (8/10)

Site Officiel: https://www.facebook.com/AgeOfTaurus

Rise Above / 2013

01. A Rush of Power 02. Sinking City 03. Always in the Eye 04. Walk with Me, My Queen 05. Desperate Souls of Tortured Times 06. Embrace the Stone 07. The Bull and the Bear

Son : Bon.

Lumières : Très bonnes.

Affluence : Moyenne.

Ambiance : Bonne.

Moments forts : Les prestations de Mercyless & Incantation.

C'est dans un Gibus aussi fréquenté que le désert de Gobi qu'il incombe à Nervo Chaos d'ouvrir les festivités. Pas démontés pour autant, les Brésiliens assènent leur thrash sans sourcilier. Linéaire et sans grande originalité, la musique de Nervo Chaos remplit tout juste le contrat pour un groupe de première partie. Satisfaits des réactions positives du public, c'est sourire aux lèvres que Guiller (chant) & co. quittent la petite scène du club.

Nervo Chaos

Doté d'un patronyme n'ayant aucun rapport avec la qualité de sa musique, Purge est la découverte de la soirée. L'assistance, plus nombreuse, est satisfaite par la qualité du death des Franciliens. Riffs accrocheurs, vocaux rugueux et interprétation efficace sont au programme. C'est déjà beaucoup et cela donne envie de se pencher sur Sordid Preludes to Purgatory, le premier effort de Purge. Un groupe à suivre.

Purge

On a tout de suite moins envie de se passionner pour Christ Agony, groupe de seconde zone n'ayant pas grand chose à proposer. Les Polonais débitent une sorte de black mélodique dont on ne retiendra rien, hormis l'ennui qu'il provoque. Christ Agony (quel blaze) est antichrétien, sataniste peut-être… Mais son leader, Cezar, roule exagérément des yeux pour nous faire adhérer à quoi que ce soit. En faire trop n'est pas toujours une bonne chose. Ou alors ce pauvre garçon est manifestement très énervé et nous lui conseillerons une bonne tisane avant chaque coucher. Au suivant.

Christ Agony

Mercyless est une valeur sûre. Depuis son come-back en 2011 et la sortie de la rétrospective In Memory of Agrazabeth, le groupe de Max Otero n'a cessé d'arpenter les routes. Et ce pour le plus grand bien de tous ses fans de France et de Navarre. A l'aube de sortir l'attendu Unholy Black Splendor, la troupe se chauffe avec son troisième concert parisien en moins de deux ans. Direct, malgré un son peu optimum, le quartet s'en tire avec les honneurs. Les classiques (« Without Christ », « Spiral of flowers ») et de nouveaux titres (« Porbably impure ») sont joués ; l'auditoire est ravi et en redemande. Le tout se clôture de façon orgasmique avec la traditionnelle reprise de Death : « Evil Dead ».

Mercyless

Il incombe à Incantation de finir le bal en beauté. 

Fort d'un Vanquish in Vengeance qui se place parmi ses meilleures productions, le groupe de John McEntee est remonté comme jamais. C'est simple, en mêlant vieilleries et morceaux plus récents, ces vétérans effectuent un concert parfait d'un bout à l'autre. Et au public de faire honneur à ce groupe qui reste un pilier du death metal et un modèle d'intégrité. Respect.

Incantation

Nico.

Unhoped – Nuclear Death

355099Depuis le début de sa carrière, en 2007, Unhoped n'a eu qu'un objectif : faire du thrash metal à l'ancienne. Ce jeune quintet finlandais vit et respire le genre à pleins poumons. Avec sa musique old-school et cette pochette évoquant Nuclear Assault, tout est fait pour qu'il n'y ait pas tromperie sur la marchandise.

En cinq titres, Unhoped fait bien plus qu'évoquer l'époque bénie de la Bay Area. Rythmiques moshantes, riffs mortels et chant énervé sont au programme. Classique, mais jamais redondant, Nuclear Death offre une version ultra énergique du speed-thrash. Le résultat suinte la sincérité et on imagine sans peine que les membres d'Unhoped ont tout donné pour que Nuclear Death sonne tel quel.

S'il continue sur cette voie, Unhoped pourrait même damer le pion à certaines formations (Bonded by blood entre autres…) qui s'embourbent dans une routine déprimante. Remercions-les en écoutant et en headbanguant sur ce Nuclear Death qui, s'il est trop court, laisse entrapercevoir des lendemains qui chantent.

Nico (7/10)

Site Officiel: http://www.unhopedband.com/

Violent Journey Records/ 2013

01. Pestilence 02. Modern State of Sodomy 03. Eternal Infernal 04. Empire of Lies 05. Nuclear Death