Stopper une relation par mail n'est pas bien glorieux. C'est ainsi que Jesse Leache a signifié la fin de sa collaboration avec Killswitch Engage. C'était il y a dix ans et mal lui en a pris ; le groupe venait de sortir Alive or just breathing, devenu LE classique indiscutable du metalcore. Avec le très fade Howard Jones pour remplaçant, le groupe de Westfield s'est alors engagé sur la voie de la banalité, devenant tout aussi transparent que ses nombreux suiveurs.
Nous saluerons donc le retour de Leache au sein de Killswitch Engage, après son rabibochage avec Adam Dutkiewicz en 2011 et la parenthèse Times of grace.
Si Killswitch Engage II était un ratage complet, il n'y aura pas de déception à l'écoute de Disarm The Descent. On retrouve le groupe au meilleur de sa forme. Compos dynamiques, refrains accrocheurs (« Beyond the flames ») et agression sonore (« All that we have ») sont au programme. Avec une production propre et une précision à toute épreuve (la Dutkiewicz's touch), le constat est simple : la formation n'a jamais aussi bien sonné.
Loin d'être le groupe générique qu'il était devenu au fil des sorties, Killswitch Engage est en passe de redevenir le leader de cette scène qu'il a lui même créée. Vivant et respirant à pleins poumons, Killswitch Engage a retrouvé la flamme et son œil du tigre. Pour la résurrection de l'année, tapez à la porte de Disarm The Descent.
Nico (7,5/10)
Site Officiel: http://www.killswitchengage.com/
Roadrunner/ 2013
01. The Hell In Me 02. Beyond The Flames 03. New Awakening 04. In Due Time 05. A Tribute To The Fallen 06. The Turning Point 07. All That We Have 08. You Don't Bleed For Me 09. The Call 10. No End In Sight 11. Always 12. Time Will Not Remain
Le monde actuel de la musique est impitoyable. Difficile de se démarquer parmi une majorité de groupes médiocres tentant d'atteindre quinze minutes de gloire. C'est pourtant le triste constat d'une époque où l'on cherche la facilité au détriment de l'authenticité. Face Down ne devrait pas avoir de problème pour s'extirper de cette masse. Jeune, certes, il est complètement réaliste quant à sa capacité et ses ambitions. Son premier album nous le prouve par A+B.
The long Lost Future est un album coup de poing, une réussite rafraîchissante. Face Down y joue un rock/metal direct qui ne débande pas une seule seconde. Que ce soit au niveau des riffs, des ambiances (« Under the sun ») ou des morceaux énergiques (« Kiss of death »), Face Down tape toujours juste. Au fil des morceaux, la qualité tend vers le haut. C'est dans ses dernières cartouches que la troupe dévoile son vrai potentiel. Et ces quelques courts moments ( l'intro de « Blow away the dust ») non dénués d'ambitions laissent présager le meilleur pour la suite.
Admirablement produit, The Long Lost Future enthousiasme l'auditeur. Sa principale qualité est de donner l'envie pressante de se le remettre en boucle. Pour un premier essai, c'est une excellente chose.
Nico (8/10)
Site Officiel: http://facedownband.bandcamp.com/album/the-long-lost-future
Auto production / 2013
1.Lone Ranger 2.My Last Tequila 3.Horse Power 4.Smokecoat 5.Under The Sun 6. Kiss Of Death 7.Only Human 8.N°1 Must Die 9.Blow Away The Dust 10.Poker Time 11. Evil Blues
Trois albums en treize ans d'existence nous font comprendre que les doomsters britanniques de Moss savent prendre leur temps. Bien leur en a fait car Moss's horrible night, sans être le sommet de leur discographie, est un pur album de doom, plutôt bien troussé.
Écrasante et oppressante, la musique de ce troisième opus remplit bien le contrat. Seuls deux titres font moins de dix minutes ; l'ensemble est d'une lenteur à toute épreuve.
Hypnotiques et poisseux, les riffs de Dominic Finbow agrippent l'auditeur pour créer une transe lugubre… Tandis que les voix de Olly Pearson (seul membre originel) couvrent un large spectre allant de Bathory à Ozzy Osbourne.
De bonnes influences, il en est aussi question dans la musique. Évoquant à plus d'un tour (« Dark lady ») le Forest of Equilibrium de Cathedral et certains travaux de Electric Wizard, Moss ne risquait guère de se planter. Le trio parvient tout de même à nous dévoiler sa personnalité puissante et funèbre.
Moss's horrible night, plus propre et accessible que ses prédécesseurs, est la porte d'entrée idéale pour découvrir l'univers sinistre et désolé de Moss. Un petit soldat du doom qui, s'il continue dans cette voie, risque bientôt de rejoindre les grands noms du genre.
Nico (7/10)
Site Officiel: http://mossdoom.bandcamp.com/
Rise Above / 2013
01. Horrible Night 02. The Bleeding Years 03. Dark Lady 04. Dreams from the Depths 05. The Coral of Chaos 06. I Saw Them That Night