Son : Bon.
Lumières : Très bonnes pour Enslaved.
Affluence : Un Divan du Monde complet ou presque.
Ambiance : Bonne.
Moment fort : L'ensemble de la prestation d'Enslaved.
Première partie rajoutée au dernier moment, Regarde les hommes tomber, groupe de sludge post black, a saisi sa chance pour nous faire découvrir le répertoire de son album à venir. Le groupe est intéressant ; il propose une musique lourde. Comprenant beaucoup d'éléments accrocheurs, la prestation n'est pas désagréable et laisse entrevoir un réel potentiel. Avec sa rythmique massive, son chant torturé et ses guitares d'obédience black-metal, nul doute que Regarde les hommes tomber trouvera son public.
Fort d'un Riitiir frôlant la perfection, c'est un Enslaved gonflé à bloc qui déboule dans un Divan du Monde prêt à lui manger dans la main. Pour le premier concert de sa tournée européenne, le groupe est en forme et propose un show dénué de médiocrité. Avec sa set-list mêlant morceaux récents et vieilleries bienvenues (« Fenris »), le groupe de Ivar Bjørnson et Grutle Kjellson ne peut guère se tromper. Possédant un feeling rock insoupçonné (« Materal »), il tire aussi son épingle du jeu grâce à ses dernières recrues. Herbrand Larsen ajoute un réel plus avec ses voix claires tandis que Cato Bekkevold se révèle un solide batteur.
Évoluant dans ce style unique qui le caractérise, Enslaved continue, sur album comme sur scène, à nous exposer sa vision d'une musique qui n'a plus de limites. Au point même de transcender le « Immigrant Song » de Led Zep. Pour le meilleur et surtout pas pour le pire. Enslaved est un groupe passionnant.
Nico
Set List Enslaved :
Riitiir
Ruun
The Watcher
Thoughts like hammers
Ethica odini
Roots of the mountain
Materal
Convoys to nothingness
Allfadr/Slacet
Immigrant song
(Fenris)
Isa
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Live Reports
Jadis espoir de la scène death française, Supuration a marqué les esprits. C'était en 1993, avec The Cube, un concept album audacieux. En offrant au public une véritable histoire, où âme morte et réincarnation étaient au programme, le groupe des frères Loez se démarquait d'une scène pataugeant dans les standards « gore » de l'époque. Réfléchi, Supuration a mis dix années pour accoucher d'une préquelle tout aussi brillante : The Cube : Incubation. S'en est suivi un nouveau silence radio d'une décennie. Ces vétérans nous livrent enfin la suite (et peut-être la fin) de cette histoire captivante : Cu3e.
Après autant de temps, une question se pose : ce nouveau chapitre est-il aussi réussi que ses deux prédécesseurs ? Réponse affirmative !
Suite homogène, Cu3e retrouve l'ambiance particulière que le groupe sait nous distiller. Ambitieux, l'album est cohérent et offre beaucoup à l'auditeur : mélodies obsédantes, gimmicks de compositions irrésistibles, voix claires habilement placées et agression calculée. Pour couronner le tout, Ludovic et Fabrice Loez nous font profiter de leur science précise du riff. Résultat, on ne s'ennuie pas une seconde et l'écoute de Cu3e reste passionnante. Même si on aurait préféré que le résultat soit un petit peu plus crasseux et moins proche, par certains aspects, de son alter ego S.U.P.
Cu3e est une digne séquelle qui démontre que Supuration a encore beaucoup de choses à dire. Écoutons et ne boudons pas notre plaisir. Le groupe est rare et sait frapper juste.
Nico (7,5/10)
Site Officiel
Listenable / 2013
Tracklist : 01. Sinergy Awakes 02. Introversion 03. The Disenthrall 04. Consummate 05. The Incongruents 06. The Delegation 07. Datadance 08. The Flight 09. The Climax
Difficile à classer, Long Distance Calling fait figure, depuis 2006, d'explorateur. Le groupe allemand développe sa propre logique : à forte dominante instrumentale, il défriche les domaines du post-rock et de la musique progressive. Long Distance Calling fait de la BONNE musique et The flood inside n'échappe pas à la règle.
Pas besoin d'attendre la fin des sept minutes treize de « Nucleus» pour comprendre que Long Distance Calling a encore visé juste. Ce nouvel album est réussi. En dosant avec habilité morceaux instrumentaux et chantés, le quintet crée un ensemble cohérent qui s'écoute d'une traite. The flood inside est envoûtant (« Ductus »), dynamique (« Nucleus ») et bluffant. Fort du recrutement de Martin Fischer (ex-Fear my thoughts) au chant et malgré le départ de Reimut Von Bonn, la formation maintient un cap où exigence et qualité prédominent.
En combinant émotions à un niveau de musicalité de haute tenue, The flood inside fait immédiatement partie des must de l'année 2013. Une claque presque comparable au The Raven that refused to sing que le grand Steven Wilson nous offre aussi en ce début d'année.
Nico (09/10)
Site Officiel: http://www.longdistancecalling.de/
Superball music / 2013
1. Nucleus 2. Inside The Flood 3. Ductus 4. Tell The End 5. Welcome Change 6. Waves 7. The Man Within 8. Breaker