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oshy_27072011_Pro_PaPour les néophytes, commençons par un petit rappel. Pro Pain est un groupe alternatif mêlant l'agressivité du plus pur hardcore New Yorkais à la vélocité d'un thrash metal qui ne l'est pas moins. L'orchestre de Gary Meskil est extrêmement prolifique et n'a pas moins délivré qu'une bonne quinzaine d'albums (dont les essentiels Contents Under Pressure et le délicat  Foul Taste of Freedom). On peut donc affirmer sans ambages que Pro Pain est une petite légende du Hardcore. Pourquoi « petite »? Et bien parce que le groupe de Meskil s'est un petit peu perdu dans divers changements de line up qui ne lui ont pas fait que du bien (cf. le pitoyable Round Six qui ne cassait guère trois pattes à un canard). Bref, on se retrouve avec un groupe solide, mais au final, assez underground.

Pour ses 20 ans d'existence, Pro Pain décide donc de fêter ça avec une sorte de compilation sympathique qui prouve que ces vétérans en ont encore sous la semelle. On commence avec trois morceaux inédits qui sont assez cool, mais qui ne resterons pas forcement dans les mémoires. 
Ensuite, arrivent les morceaux réenregistrés qui démontrent que le quatuor à pondu d'excellentes chansons dans le passé. Les ré-entendre avec un son actuel est un vrai plaisir. Le remake de « Foul Taste of Freedom » claque encore plus que l'original et « Denial » (tiré de The Truth Hurt) fait headbanger frénétiquement l'auditeur, la faute à une énergie punk bienvenue. 

Le reste de ce recueil de bluettes doucereuses est constitué d'un live de 14 titres enregistré en République tchèque. Et autant vous dire que question live, on en a toujours eu pour son argent avec Pro Pain. Le père Gary hurle comme un bucheron en rut à qui on a piqué sa hache (« Three minute Hate »), et Tom Klimchuck (lui aussi seul membre originel du groupe) tricote quelques beaux solos (« No way out ») qui laissent pantois. Véritable concentré d'énergie, ce live prouve bien que Pro Pain peut encore réaliser de belles choses et peut être passer à la vitesse supérieure. Il leur faudrait maintenant un bon coup de pouce, du genre, une tournée en première partie d'un groupe connu comme Hatebreed, ça pourrait aider… Je dis ça, je dis rien…

Nico (08/10)

Page facebook 

www.pro-pain.com

https://myspace.com/propainspace

AFM Records / 2011

Tracklist () 01. Damnation (new song) 02. Hands In The Jar (new song) 03. Someday Bloody Someday (new song) 04. True Liberation (new song) 05. Foul Taste Of Freedom 2011 06. Make War (Not Love) 2011 07. Denial 2011 08. Shine 2011 09. Keine Amnestie für MTV (Böhse Onkelz cover version) 10. Unrestrained (Live In Brno (CZ)) 11. Three Minutes Hate (Live In Brno (CZ)) 12. Can You Feel It (Live In Brno (CZ)) 13. UnAmerican (Live In Brno (CZ)) 14. Neocon (Live In Brno (CZ)) 15. No Way Out (Live In Brno (CZ)) 16. F*ck It (Live In Brno (CZ)) 17. Draw Blood (Live In Brno (CZ)) 18. The Shape Of Things To Come (Live In Brno (CZ)) 19. In For The Kill (Live In Brno (CZ)) 20. Let The Blood Run Through The Streets (Live In Brno (CZ)) 21. Foul Taste Of Freedom (Live In Brno (CZ)) 22. All For King George (Live In Brno (CZ)) 23. Destroy The Enemy (Live In Brno (CZ))

 

oshy_04052011_BulldozeDepuis quelques temps, on a pu assister à une recrudescence de jeunes groupes qui se mirent à jouer un thrash typiquement 80's et qui se réclamèrent bien évidement des anciens. Les résultats ne furent guère probants (Gama Bomb par exemple) et cette scène n'intéressa, au final, pas beaucoup de monde. Et ma première réaction, à l'écoute de cet album de Bulldozer, fut d'assimiler ce sextet Italiens à cette mode sans intérêt. Mais après quelques recherches fructueuses et une écoute répétée de la chose, je ne puis que raviser certains de mes préjugés.

Bulldozer est donc un groupe « ancien » dont la première démo date de 1984 (une année que l'on qualifiera de charnière, faisons court). Donc, on ne peut guère leur reprocher de pratiquer un thrash old school qui fera la joie des petits et (peut être) des grands. Notons aussi que « Unexpected Fate » n'est pas moins que leur septième album. Alors, quid de cet album ?

Et bien « Unexpected Fate » nous fait revivre les grandes heures du thrash avec dix morceaux plutôt sympa qui vont faire passer à l'auditeur indulgent un moment que l'on peu qualifier d'agréable. 

Au mieux (en gros pour les néophytes), l'album est un bon récapitulatif de ce qui se faisait dans le genre. De la rythmique fatale à la Anthrax (« Salvation For Sale ») au break qui tue sa race (« The Counter-Crusade »), nous avons droit ici à ce que le thrash a pu faire de meilleur. 

Au pire, on peut avoir cette impression d'avoir une succession de plans déjà entendus un milliard de fois. De la démonstration guitaristique gonflante (l'intro de « Buried Alive By Trash ») mériterait de rentrer dans les annales du genre) aux mélodies qui évoqueraient un Trivium sous produit (« Micro VIP »), le constat n'est pas trop glorieux.

Bulldozer, au final, fait parti de cette scène peu glorieuse des groupes qu'on qualifiera de « seconde zone ». On peut en écouter un album, le trouver bien sur le coup, et malheureusement l'oublier dans la seconde qui suit. C'est d'autant plus triste que c'est quand même assez bien joué… Bref…

Nico (2.5/10)

https://myspace.com/bulldozerit

Scarlet records / 2011

Tracklist (36:57) 1.Unexpected Fate 2.Aces Of Blasphemy 3.Salvation For Sale 4.Use Your Brain 5.Micro VIP 6.Bastards 7.Buried Alive By Trash 8.The Counter-Crusade 9.The Prediction 10.In The Name

 

Hell – Human Remains

oshy_02042011_HelL'année de grâce 2011, avait simplement commencé et rien ne prédestinait à ce qui allait promptement arriver. J'imaginais encore une année fadasse avec de mornes sorties d'albums qui allaient me rendre morose et une fois de plus m'inciter à me dire que j'étais trop vieux pour ces conneries. Que le metal n'était plus pour moi et que finalement, j'allais rentrer dans le rang en écoutant la triste musique mainstream qui hante depuis des siècles les ondes françaises… 

Jusqu'au jour où notre bon chef posta une liste d'albums à chroniquer. Dans ce mail, invitant tous les scribouillards de ce site à se dévouer pour écrire un texte objectif de critique musicale, se trouvait un nom qui bizarrement me parla. Il s'agissait de HELL et de son album « Human Remains »…

HELL est donc un groupe de la perfide Ablion qui à connu une histoire un petit peu particulière. C'est bien simple, le groupe vit le jour en 1982, sorti une poignée de démos et signa par la suite sur le label Mausoleum. Le label fit faillite et pour couronner le tout, le premier chanteur Dave Halliday se suicida pour couronner le tout. Autant vous dire que c'était plutôt mal parti, mais bien des années plus tard, Andy Sneap (guitariste originel) et Martin Walkyier (chanteur de Sabbat et Skyclad) décidèrent d'enregistrer tout de même l'album. Walkyier lâcha l'affaire et le poste de vocaliste fut donné à un inconnu du nom de David Bower (un acteur qui joua quand même dans le cultissime « Quatres mariages et un enterrement »). Et ainsi, naquit dans la douleur et la damnation cet album, le bien nommé « Human Remains ».

Autant vous dire que le choc fut rude. Ici, on à le droit à un Heavy Metal classique et de haute tenue. Pourtant, c'est après une intro pompeuse et un morceau sympa (mais sans plus) que commence cette maléfique galette. Maléfique ? Vous vous posez la question de savoir pourquoi. Eh bien tout simplement parce que l'ensemble de cet album est basé sur un seul et unique sujet: Lucifer, Satan, Gozer, Belzébuth, peut importe le nom que l'on puisse lui donner d'ailleurs…

C'est réellement à partir du second morceau « Plague and Fire » que le concept éminemment occulte prend de son ampleur. Avec cette ambiance posée et lugubre nous rentrons irréméDIABLEment dans les méandres implacables du mal. Désormais, la mort et la désolation vont régner en maitre sur les paroles de « Human Remains ». Et c'est parti pour du « Satan », du « 6.6.6 » et bien d'autres joyeusetés qui raviront les fans de Mercyful Fate et du récent album de Ghost. Les morceaux s'enchainent sans temps morts et sont carrément entrainants. C'est bien simple, on à l'impression d'assister à un enchainement de hits digne de ce que pouvaient créer les groupes du début des années 80. Ce qui fait que l'on peut entendre dans « Human Remains » une forme modernisée de ce qui pouvait se faire à l'époque de la New Wave of British Heavy Metal. Pas mal et c'est sacrément bien fichu. 

Mais la grande surprise vient de David Bower. Si les musiciens sont très bons (Sneap quand même, ce n'est pas ce que l'on peu appeler un manchot) et les ambiances totalement réussies (le final de l'excellent « Blasphemy and the Master » en est la preuve concrète), les vocaux sont totalement géniaux. Génial est un bon adjectif si on rentre dans le trip dans lequel s'engouffre le quintet British. C'est grandiloquent, pompeux, complètement hystérique et finalement très amusant. Si on prend tout cela avec un peu de recul nécessaire pour apprécier la chose, l'expérience vaut vraiment le coup. 

Pour conclure, cet album est une synthèse intéressante entre le passé (les influences NWOBHM) et le présent (son nickel et prod' parfaitement raccord avec notre époque). De plus le tout est réalisé avec beaucoup de conviction, ce qui ne gâche rien. Je ne peux que vous encourager à jeter une oreille sur cet album, qui se révèle au fur et à mesure des écoutes. En plus, ça peut vraiment devenir culte (enfin bon, ça n'est que mon avis).

Nico (09/10)

www.facebook.com/hellofficial 



www.hell-metal-band.com

Nuclear Blast Records / 2011

Tracklist (66 minutes) : 01. Overture: Themes from “Death Squad” 02. On Earth As It Is In Hell 03. Plague And Fire 04. The Oppressors 05. Blasphemy And The Master 06. Save Us From Those Who Would Save Us 07. The Devil’s Deadly Weapon 08. The Quest 09. Macbeth 10. Let Battle Commence 11. No Martyr’s Cage