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01. Pour quelqu’un qui découvrirait le groupe avec ce nouvel album, que pouvez-vous nous dire vous concernant ?

Rob: Eh bien nous sommes un groupe de Thrash / Crossover américain de Brooklyn, NY et Wantage, NJ. Tout a débuté en 2010 et nous nous produisons sur scène dans la région nord de Jersey depuis 2011. Il faut un temps où nous étions l’un des groupes les plus détesté sur le forum Thrash Unlimited car nos premières publications étaient de qualité médiocre. Dans un sens, cela fait partie de notre légende. Nous ne nous occupons pas de l’avis des gens, nous y allons et nous jouons notre musique. Si les gens détestent, super, s’ils adorent, super, cela n’a pas grande importance pour nous. Nous nous moquons de nous-mêmes plus que n’importe quel autre groupe et je pense que les gens apprécient cet état d’esprit d’une certaine façon.

Chris: Nous ne sommes pas ce que tu appellerais un groupe crossover/thrash ou hardcore typique. Nous n’avons pas de règle, pas de structure ou même souvent s’objectif. Nous voulons simplement nous amuser et cela se voit dont la façon nous traitons l’intérêt des autres. Il nous arrive parfois de prendre des gens au hasard dans la foule pour jouer de la batterie avec nous. Chaque expérience est différente. Tu n’auras jamais la même chose deux fois et tu ne trouveras pas d’autres groupes près à chaque fois à commettre un suicide de sa carrière.

 

02. Si vous deviez résumer le groupe en trois mots, quels serait-ils et pourquoi ?

Rob: Stupide, car comme je l’ai déjà dit, nous nous moquons de nous-mêmes en permanence. Notre dernière sortie se nomme Zamboni SUCKS!: The Stupid EP et nous essayons de vivre avec.
Rapide, car nous avons toujours joué vite. Nos chansons oscillent entre une et deux minutes et demie. Nous n’essayons pas de composer des chansons longues et épiques, simplement des riffs punks ultra rapides qui intéresseront les gens souffrant d’un trouble du déficit de l’attention.
Brut car notre son a toujours été sale, type groupe de garage, DIY. Et puis la qualité de nos disques a significativement augmenté depuis nos débuts, mais nous essayons de conserver ce son brut de décoffrage.

Chris: Chaotique, énervant et agressif

 

03. Quelle était votre idée, votre ambition au moment d’entamer le travail sur votre nouvel album ?

Rob: Notre seule mission a été de rendre le son meilleur que sur nos précédentes sorties, honnêtement. Nous voulions que les gens pensent que c’est de la bonne musique sans que nous soyons intéressé de faire beaucoup d’argent, d’utiliser de gros studios pour un son sans tâche.

Chris: Nous voulions d’abord proposer la meilleure production dont nous étions capables et le faire nous-mêmes avec une liberté de création totale. L’idée était aussi de proposer quelque chose d’à la fois très différent de la norme tout en conservant des éléments familiers. Pour le meilleur ou pour le pire, je pense que nous avons atteint nos objectifs.

 

04. Que peux-tu nous dire de la composition et de l’enregistrement de cet album ?

Rob: La composition n’a pas été très compliquée car la majorité des titres est constituée de chansons déjà écrites et publiées. Cependant, nous y avons ajouté quelques nouvelles mais d’habitude Chris et moi composons chacun de notre côté. Ensuite nous nous les apprenons l’un l’autre lors des répétitions. L’enregistrement par contre s’est révélé plus compliqué. Nous avions à l’origine bloqué une semaine en juillet 2014 pour se retrouver et enregistrer chez moi dans le New Jersey. Mais toute la démarche a été parasitée par des soucis techniques. Finalement, nous avons pu faire les prises initiales mais nous avons perdu contact avec notre batteur, Roger, avant qu’il n’enregistre toutes ses parties. Donc nous avons dû passer par des programmations sur certaines chansons. Mais le plus dans ce processus s’est révélé être la production et le mixage car j’ai tout fait moi-même à domicile. Pour tout terminer j’ai eu besoin d’environ une année et demi.

 

05. Quels sont vos attentes et vos espoirs pour le groupe ?

Rob: Nous espérons que les gens apprécieront le nouvel album, car nous y avons mis beaucoup de travail. Ce serait bien aussi de pouvoir tourner dans les semaines qui viennent, nous avons toujours espérer pouvoir nous lancer sans jamais y parvenir.

Chris: J’espère que les gens aimeront. Si ce n’est pas le cas, je comprendrai. Je voudrais un peu tourner et continuer à publier quelques albums nous permettant de nous constituer une base de fan et enfin de conquérir le monde, ce que Minus et Cortex (Pinky and The Brain) n’ont jamais pu faire.

 

Et enfin « Le Quizz De Metal Chroniques Quizz » pour terminer cette interview
01. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

Rob: Cela reste “Fade to Black” de METALLICA
Chris: Il y a beaucoup mais la réponse courte reste la version Live at Donnington de “Thunderstruck” d’AC/DC. C’est ce titre qui m’a donné encire de jouer de la musique.

02. Premier album acheté ?

Rob: J’ai acheté à l’époque deux disques en même temps, Past Lives de BLACK SABBATH et The Essential d’Ozzy Osbourne.

Chris: C’est là où je vais perdre toute ma crédibilité. Ma mère m’a acheté St Anger de METALLICA dans un magasin à Wildwood, NJ lors de vacances. Une semaine plus tard, j’ai acheté Ride The Lightning et n’ai plus jamais écouté St Anger. Techniquement Ride the Lightning est le premier disque acheté avec mon propre argent donc je conserve peut-être un peu de dignité quand même.

03. Dernier album acheté ?
Rob: La deuxième OST de Trigun, The Second Donut.
Chris: Le premier opus d’ARNOCORPS, The Greatest Band of All Time, en edition limitée vinyle blanc. Si tu ne sais pas de qui il s’agit, que fais-tu de ta vie ?

04. D’où est venue l’étincelle qui t’as donné envie de devenir musicien ?
Rob: Après avoir découvert Randy Rhoads à l’âge de 13 ou 14 ans, j’ai su que je voulais jouer de la guitare. Mon rêve était de devenir aussi bon que lui et j’ai acheté un instrument vers 16 ans. Neuf ans plus tard, je ne suis pas vraiment à son niveau mais il continue d’être une énorme inspiration.

Chris: Ma tante m’a acheté le AC/DC Live pour mes 12 ans et dès la première écoute de “Thunderstruck”, ma vie a changé.

N’hésitez pas à venir nous voir sur https://www.facebook.com/NuclearHatred et vous pouvez acheter nos disques pour quelques dollairs sur on iTunes, Amazon, CD Baby et Bandcamp (https://nuclearhatred.bandcamp.com/album/nuclear-hatred).

www.youtube.com/clawhammerpr

 

 

Toxpack – Schall & Rausch

La première écoute de ce nouvel album des allemands de TOXPACK a vu le visage de votre serviteur s’éclairer d’un grand sourire. Aucune moquerie dans cette réaction mais une surprise amusante à la découverte auditive de ce rock punk/streetcore à l’américaine cochant toutes les cases mais chanter dans la langue de Goethe. Autant dans d’autres genres (folk, black ou indus) cela ne surprend plus, autant là, ce n’est pas vraiment banal. Schall & Rausch n’est autre que le huitième trophée des teutons sur leur tableau de chasse, le premier à sortir chez Napalm Records. Alors bien sûr, avec un chant intégralement en allemand, TOXPACK est peu connu dans nos contrées et s’adresse surtout aux pays germaniques.

A niveau musical, TOXPACK propose un cocktail assez sympathique, sur une base rock mélodique et accessible, ils greffent des éléments punk et hardcore afin d’épicer le mélange et de lui donner un zest d’amertume. Bourré d’énergie, Schall & Rausch fait rapidement office de boisson énergisante à même réveiller même les plus endormis. En de taper du pied, TOXPACK peut aussi donner envie de chanter tant les refrains accrocheurs souvent interprétés en chœur apporte un sentiment de camaraderie et de communion collective franchement agréable. Ce disque comporte pas moins de seize compositions qui se veulent toutes être calibrées autour des trois minutes. On sent bien que les allemands ont particulièrement soigné l’impact de leurs compositions en retirant tout le superflu pour une efficacité maximum. Pas beaucoup de temps mort, cet album est mené du début à la fin à fond de train. La production s’avère très propre, limpide et puissante et quelques riffs ici et là retiennent l’attention. Sur la longueur et avec un peu de recul, TOXPACK peine à se renouveler et la recette de base ne change quasiment pas.

Si vous n’êtes pas allergique à la langue de Goethe (ou que vous la pratiquez) et que vous n’êtes pas insensible à un rock très musclé, TOXPACK possède bien des atouts pour vous plaire. Avec plus de quinze ans d’expérience, les allemands savent y faire et font preuve d’un solide savoir-faire. Sur scène, l’expérience doit encore être décuplée mais pour cela il faudra voyager. Hors d’Allemagne, d’Autriche et peut-être de Suisse, point de salut.

Oshyrya (07/10)

 

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Napalm Records / 2017
Tracklist (51:05 mn) 01. Intrada 02. Kommerz (Die Geier kreisen weiter) 03. Willkommen im Klub 04. Auf alte Tage 05. Bis zum letzten Ton 06. Reden, Lästern, Lügen 07. Die Letzten, die sich noch dagegen stellen 08. In Trümmern (feat.Gunnar & Stefan Dritte Wahl) 09. Komm mit mir 10. Wenn Du willst 11. Narben der Vergangenheit 12. Gib mir Dein Geld 13. Nichts geht mehr 14. Unbelehrbar 15. Alles auf Anfang 16. Profectio

 

 

Black Mirrors – Funky Queen (EP)

La Belgique est un petit pays selon les standards européens et pourtant nos amis bottent les fesses de certains de ses voisins dès que l’on parle rock & métal. L’hexagone peut être franchement jaloux du dynamisme et la variété de la scène outre-Quiévrain.

Arrivés sans tambour ni trompette, les belges de BLACK MIRRORS impressionnent dès les premières notes de Funky Queen, un EP quatre titres de pur garage rock. Les bougres n’ont pas froid aux yeux et balance la sauce avec un grand sourire sur la bouche. L’approche se veut rock vintage mais la production est très propre, elle souligne toute l’énergie déversée par le quatuor. Les riffs font mouche, gavé de groove et de feeling. Basse et batterie assure de solides fondations alors que Marcella Di Troia insuffle un supplément d’âme à l’ensemble derrière son micro. Elle n’est jamais trop et affiche déjà un sacré professionnalisme. En dehors de la reprise convenue des MC5, « Kick out the jam », les trois compositions proposées s’avèrent très réussie, finalement assez courtes et directes pour ne pas se perdre en tours et détours inutiles.

Funky Queen passe beaucoup trop vite. Quatre petits tours et s’en vont. L’auditeur a de quoi se sentir frustré. Les promesses affichées sur ce disque laissent augurer du meilleur pour la suite. Croisons les doigts pour que cela s’en vienne rapidement.

Oshyrya (08/10)

 

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Napalm Records / 2017
Tracklist (14:23 mn) 01. Funky Queen 02. Kick out the jam (MC5 cover) 03. The Mess 04. Canard vengeur masqué