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oshy_06082016_Saltati_MortiIl n’est pas scandaleux qu’après quinze ans de carrière, un groupe et son label souhaite sortir un best-of histoire d’entretenir la flamme et créer une actualité en attendant un nouvel album. SALTATIO MORTIS s’inscrit clairement sur une pente ascendante, l’avant-dernier disque, Das Schwarze IXI (chronique ici), réussi à atteindre la première place des Top Albums en Allemagne, et autant battre le fer tant qu’il est chaud.

Ce type de sortie n’intéressera que les plus curieux qui trouveront ainsi regroupé les titres les plus forts des allemands en une fois. La sélection est forcément discutable, les uns préférant telle chanson à telle autre mais aucun scandale flagrant ne saute aux yeux. Les premiers opus sont un peu oubliés aux profits des sorties plus récents qui ont rencontré un gros succès. En tout cas les néophytes seront en possession d’un large panorama illustrant les forces et faiblesses du groupe, son savoir-faire dans le genre métal tendance médiévale. Histoire de rendre ce Licht Und Schatten intéressant mais pour les fans les plus acharnés, SALTATIO MORTIS a eu la riche idée de glisser en fin de deuxième cd trois titres inédits. Représentatifs de la patte contemporaine des allemands, ces trois compositions ne dépailleraient pas sur les derniers albums du groupe. Le tempo s’avère assez élevé, les cornemuses et autres instruments traditionnels sont bien présents et l’envie de taper du pied en rythme s’impose rapidement.

Le Best of reste un exercice convenu qui oscille du sans intérêt au moyen. Avec trois titres inédits, Licht Und Schatten rentre plutôt dans le seconde catégorie. Le groupe trace son sillon depuis quinze ans et ne semble pas près d’arrêter. Malgré leurs qualités, ils restent pour votre serviteur des seconds couteaux par rapport à leurs compatriotes d’IN EXTREMO ou de SUBWAY TO SALLY. On verra sur la longueur si l’élève finit par égaler le maître.

Oshyrya (06/10)

 

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Napalm Records / 2016

Tracklist (54:37 mn & 48:57 mn)

CD 1

01. Früher war alles besser 02. Prometheus 03. Habgier und Tod 04. Wachstum über alles 05. Hochzeitstanz 06. Nichts bleibt mehr 07. Satans Fall 08. Salome feat. Doro Pesch 09. Sündenfall 10. Ebenbild 11. Tritt ein 12. Falsche Freunde 13. Spielmannsschwur

CD 2

01. Ode an die Feindschaft 02. Idol 03. Krieg kennt keine Siger 04. Eulenspiegel 05. Schloss Duwisib 06. Freiheit 07. Salz der Erde 08. Koma 09. Letzte Worte 10. Schöne neue Welt – Exclusive Bonus Track 11. Fatum – Exclusive Bonus Track 12. Weiß wie Schnee – Exclusive Bonus Track

Mortillery – Shapeshifter

oshy_06082016_MortillerQuand vous êtes, comme MORTILLERY, originaire d’Edmonton au Canada, laissez moi vous dire que vous apprenez à décapsuler les bouteilles de bières avec les dents, à dormir dans toutes les conditions et à thrasher comme tous les ressortissants de la Bay Area dès l’âge de trois ans. Il faut bien dire qu’en Alberta, en hiver, le thermomètre affiche rapidement -345 degrés et que la neige s’amoncelle sur des mètres et des mètres. Face aux épreuves de la Nature, l’Homme s’est adapté.

Avec Shapeshifter, MORTILLERY n’est pas à son coup d’essai. Il s’agit là de leur troisième album après Murder Death Kill en 2011 et Origin of Extinction en 2013 (chronique ici), tous les deux déjà chez Napalm Records. Ce dernier n’avait d’ailleurs pas particulièrement impressionné notre camarade Hamster, resté de marbre devant la musique des canadiens. Il faut bien dire que se frotter au thrash old-school, avec cette démarche rétro sous entendant que c’était vachement mieux avant, nécessite d’avancer de solides arguments. La présence de deux femmes dans le groupe constituera une attraction pendant quelques instants avant que la réalité de la musique ne s’impose. MORTILLERY ouvre les hostilités pied au plancher avec un « Radiation Sickness » mené tambour battant. Les canadiens s’y connaissent pour tronçonner du riff, Cara McCutchen vocifère à s’en faire péter les cordes vocales et pourtant la mayonnaise peine à prendre.

Les neuf nouvelles compositions fonctionnent sur le même schéma. Après une courte intro technique et mélodique à la guitare, le rouleau compresseur démarre en mode pilote automatique et accompli son œuvre. Techniquement parlant, pas grand-chose à redire, la paire de guitariste assurent aussi bien en rythmique qu’en lead et la section rythmique reste au diapason. Maintenant force est de constater que les chansons ne parviennent pas vraiment à convaincre, elles s’oublient très vite une fois terminée. Difficile de retenir une mélodie, un solo ou même un refrain, Shapeshifter s’apparente à un long tunnel sans grand relief ni caractère. Et les comparaisons avec les grands anciens comme DEATH ANGEL et surtout HOLY MOSES ne s’annoncent pas des plus flatteuses. Sans démériter, les canadiens n’apportent aucune valeur ajoutée. La tentation de revenir aux albums des vétérans, pour se refaire une dose de thrash old school de qualité, s’impose rapidement.

Oshyrya (05/10)

 

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Napalm Records / 2016

Tracklist (42:46 mn) 01. Radiation Sickness 02. Age Of Stone 03. Bullet 04. Mantis 05. Black Friday 06. Wendigo 07. At The Gates 08. Torture 09. Shapeshifter

oshy_05082016_Visio_o_AtlanAh mais c’est que nous commencions à nous inquiéter du sort de VISIONS OF ATLANTIS. Rendez-vous compte, deux albums consécutifs avec une même chanteuse, Maxi Nil, sur Delta (2011) puis Ethera (2013 – chronique ici). Heureusement, les choses sont par la suite rentrées dans l’ordre avec le départ de tous les membres du groupe sauf le batteur Thomas Caser qui reste le seul membre fondateur présent sur toutes les publications. Mais ce dernier ne s’est pas inquiété plus que cela et il recruté de nouveaux membres, certains tout nouveaux et d’autres ayant déjà participé dans le passé. Pas facile de suivre précisément tout cela…

Bref, renforcé par ce sang neuf, VISIONS OF ATLANTIS avait besoin de refaire parler de lui et publie un EP cinq titres. Mais refroidissons d’entrée l’enthousiasme des fans, rien de bien neuf ici car ce disque s’avère composé de versions réenregistrés par le nouveau line-up de compositions déjà présentes sur les trois premiers opus du groupe : Eternal Endless Infinity (2002), Cast Away (2004) et Trinity (2007). Ah oui, tout d’un coup cela calme. En effet, Caser l’affirme haut et fort, il souhaite revenir au style du début et cette volonté aura d’ailleurs précipité la rupture avec ses anciens camarades. Alors que dire de ce Old Routes – New Waters ? Eh bien bof. Franchement, les chansons se voient réinterprétés mais sans révolution non plus, les fans retrouveront leurs petits. La version originale de « Lost » parait supérieure à cette reprise mais c’est 50/50 sur l’ensemble de l’EP. Le nouveau line-up fait le boulot, notre compatriote Clémentine Delauney partage désormais le micro avec Siegfried Samer. Elle a déjà fait ses preuves au sein de SERENITY (décidemment) ou encore WHYZDOM et reste pétrie de talent. Dommage qu’elle ne parvienne pas à se stabiliser dans un groupe sur la longueur.

Old Routes – New Waters reste un coup pour rien, un disque de remplissage histoire de faire patienter et rappeler que le groupe n’est pas mort malgré les multiples péripéties de ces dernières années. Là, VISIONS OF ATLANTIS joue la facilité, le véritable test attendra la parution du nouvel album. En attendant, seuls les fans les plus acharnés trouveront un intérêt à cet EP.

Oshyrya (05/10)

 

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Napalm Records / 2016

Tracklist (26:24 mn) 01. Lovebearing Storm 02. Lost 03. Winternight 04. Seven Seas 05. Last Shut of Your Eyes