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oshy_itw_Kataton_03Depuis 2012 et la sortie de leur dernier opus studio, Dead End Kings (chronique ici), les suédois de KATATONIA n’ont pas vraiment chômé. En 2013, ils surprennent beaucoup en publiant Dethroned & Uncrowned (chronique ), une réinterprétation de leurs chansons de ce même album, ils donnent un maximum de concerts aux quatre coins du monde et finissent par proposer en témoignage à travers Sanctitude. Et malgré cela, ils continuent à devoir faire face à des changements de line-up et trouve également le temps de composer et d’enregistrer ce dixième chapitre de leur carrière, The Fall of Hearts.

Histoire de renforcer les rangs et d’apporter du sang neuf, deux nouveaux camarades de jeu ont été recrutés avec Daniel ’Mojjo’ Moilanen à la batterie et Roger Öjersson (TIAMAT) au poste de second guitariste. Mais contre vents et marées, les deux capitaines du navire KATATONIA restent Anders Nyström (guitares) et Jonas Renkse (chant). C’est d’ailleurs la voix de ce dernier qui accueille l’auditeur dans ce nouvel univers, après quelques secondes seulement. Cette voix est si magique qu’elle donne le frisson en un instant. Musicalement parlant, The Fall of Hearts s’inscrit dans la pleine continuité de Dead End Kings et donc de son prédécesseur Night is the New Day. Aucune surprise de ce côté-là, pas de retour en arrière stylistique pour KATATONIA. La dimension métal est toujours bien présente mais la touche progressive prend de plus en plus d’ampleur. Encore une fois (je me répète de chronique en chronique), difficile de ne pas penser à OPETH et à ANATHEMA en écoutant les trois derniers opus des Suédois. C’est loin d’être un défaut tant les trois groupes ont toujours su élever leur niveau de jeu vers les sommets mais le mimétisme dans la démarche s’avère assez frappante.

Le talent des deux forces créatrices de KATATONIA pour pondre des titres forts, épais émotionnellement parlant n’est plus à prouver et The Fall of Hearts contient son lot de petites pépites musicales. Le quintet surprend même en sonnant presque, joyeux, sur un « Serein » plus rapide et entrainant. Au niveau des sonorités, la patte du groupe est immédiatement reconnaissable, surtout avec un Renkse ainsi au sommet de sa forme. Si on prend en compte les trois derniers opus, deux lignes directrices s’imposent : la musique se veut de plus en plus diversifiée avec cette démarche progressive de plus en plus affirmée et en même temps les chansons se veulent moins immédiatement accrocheuses, aucun hit imparable ne frappe après les premières écoutes. Ce disque requiert de la patience et ne se dévoile qu’aux plus entreprenants. Terminons par souligner la cohérence entre le fond et la forme. La production est superbe, à la fois puissante et limpide et la pochette signée de l’éternel Travis Smith correspond encore une fois parfaitement à l’identité de KATATONIA.

Avec The Fall of Hearts, les Suédois raviront leur public nouvellement acquis, les fans les plus anciens ayant déjà quitté le navire depuis longtemps. Ce dixième opus est long, chacun en aura pour son argent avec ce voyage dans les sombres contrées de l’esprit. Il est regrettable de ne pas trouver de titres aussi forts que « The Parting » ou « Forsaken » ici mais KATATONIA semble avoir choisi de mettre à l’épreuve son public pour voir si celui-ci est prêt à le suivre sur des routes plus complexes et sinueuses. L’avenir nous dira si ce pari sera judicieux. En attendant, le talent est bien là et l’auditeur persévérant sera récompensé.

Oshyrya (08/10)

 

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Peaceville / 2016

Tracklist (67:32 mn) 01. Takeover 02. Serein 03. Old Heart Falls 04. Decima 05. Sanction 06. Residual 07. Serac 08. Last Song Before The Fade 09. Shifts 10. The Night Subscriber 11. Pale Flag 12. Passer

oshy_03052016_Harmoni_GeneratoC’est moi où la cite phocéenne sort de plus en plus de groupe en ce moment ? Notre gagnant du jour se nomme HARMONIC GENERATOR et affiche déjà un solide background artistique derrière lui. Et puis reconnaissons que les marseillais savent ce qu’ils veulent et qu’ils s’en donnent les moyens. Jugez plutôt, leur premier album, When The Sun Goes Down, un disque gravé pour l’éternité chez les kangourous à Melbourne et produit par Mark Opitz (au CV long comme le bras et qui apprécie les français ayant déjà bossé avec JESUS VOLT). Et ils suivent avec application la recette du groupe rock sérieux et appliqué, ils enchainent les concerts et jouent partout où ils peuvent poser leurs valises.

Démarche originale et sans doute dictée par les contraintes budgétaires, le deuxième album sort par morceaux sous la forme de quatre EP, Heart, Flesh, Skulls and Bones enregistrés grâce à une campagne de crowdfunding sur Kiss Kiss Bank Bank. Voici le deuxième volet donc, Flesh, quatre titres rock pêchus et entrainants. Ces trois cents concerts trouvent ici leur écho, c’est l’expérience de la scène qui a sans aucun doute apporté à HARMONIC GENERATOR ce sens du riff ou de la mélodie accrocheuse. Les marseillais ne prétendent pas réinventer un genre, ils s’abreuvent à la source de ce heavy rock que ce soit AEROSMITH, VAN HALEN, THE DATSUNS ou toute la scène australienne. La musique ainsi vécue se résume assez simplement : Un gros riff efficace, une solide rythmique et une mélodie vocale accrocheuse suffit à faire le bonheur des amateurs de rock. Et il n’en faut pas plus. Très pro sur la forme comme sur le fond, les marseillais ont très bien travaillé et ont su une nouvelle fois mettre toutes les chances de leur côté en confiant le mixage de ces EPs à Logan Mader.

Plus direct que son prédécesseur, Flesh montre un groupe en pleine possession de ses moyens, prêt à en découdre avec le public. Les rapides « Dance On Your Grave » et « The End » s’équilibrent avec les plus lents et posés « Secret Garden » et « Something You Need To Know ». HARMONIC GENRATOR dévoile ainsi plusieurs facettes de son talent pour un EP très recommandable.

Oshyrya (07/10)

 

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Autoproduction / 2016

Tracklist (18:13 mn) 01. Dance On Your Grave, 02. Secret Garden, 03. Something You Need To Know, 04. The End

Volker

oshy_03052016_VolkeDrôle d’attelage que ce VOLKER regroupant depuis 2015 des membres de divers groupes extrêmes hexagonaux (OTARGOS, REGARDE LES HOMMES TOMBER, NOEIN, DEMENTED et LIFESTREAM) dans un projet rock / métal particulièrement sombre et inquiétant. Assez éloigné sur la forme de leur quotidien artistique, les chansons proposées prennent la forme d’une récréation (sordide), d’une respiration (glauque) pour chaque musicien de ce quatuor. La démarche se veut froide, sombre, gothique et malsaine.

Alors que l’enregistrement d’un premier album est déjà programmé pour l’été, VOLKER se présente à nous sous ses plus beaux atours à travers une intro instrumentale et trois titres. Tout débute avec le très poétique « Bitch » et son riff heavy rock rapide et entrainant. Les choses se gâtent rapidement avec l’entrée en scène de Jen Nyx (ex-NOEIN) derrière le micro. Cette dernière va rapidement refroidir les ardeurs en distillant violence et malaise par son chant très agressif et criard. VOLKER montre alors son vrai visage, un mélange étrangement séduisant entre cold wave, dark rock et cold metal. « Pavor Nocturnus » enfonce le clou, les ténèbres ne sont jamais loin, les petites touches extrêmes apparaissant furtivement ici et là. On ne se refait pas, chassez le naturel… « Zombie Heart » marche sur les pas d’un « Bitch » mélangeant approche heavy rock et chant bien bourrin.

La mayonnaise VOLKER prend et laisse apparaître un certain potentiel. Chacun sentira que les musiciens se font ici plaisir et laissent leur créativité parler. Les styles se mélangent dans un étrange cocktail à la fois sombre et très acide. Serez-vous tenté ?

Oshyrya (06/10)

 

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Kaotoxin – Season of Mist /

2016 Tracklist (11:44 mn) 01. 375-405 02. Bitch 03. Pavor Nocturnus 04. Zombie Heart

 

https://soundcloud.com/kaotoxin/02bitch