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oshy_03052016_Falle_EighAvec sa jolie pochette pleine d’espoir, difficile de savoir à quoi s’attendre au moment de glisser cet EP, Rise & Grow, dans la platine Cd. L’objet est plus que sympathique avec un digipak six titres soigné et un peu plus de vingt minutes de musique au compteur.

Originaire du 77, le quintet compte déjà cinq ans d’existence et quelques concerts à son actif en première partie de grosses pointures françaises comme BLACK BOMB A ou THE ARRS. Si vous pensez que les organisateurs de concerts ont un peu de cohérence, vous comprendrez à la mention de ces concerts que FALLEN EIGHT ne propose pas du folk métal sauce scandinave mais bien un métal très moderne aux forts relents metalcore. Ce n’est pourtant pas si évident à l’écoute de « Reborn » qui ouvre cet EP. Titre puissant mais finalement assez mélodique et accrocheur, avec un Clément qui assure franchement en chant clair, il faut attendre les hurlements de ce dernier pour trouver la couche metalcore citée ci-dessus. Les chansons se veulent directes et assez courtes, autour des quatre minutes. Les quatre musiciens qui entourent le chanteur tissent pour lui un matelas sur mesure, dans l’ensemble des riffs assez lourds, supportés par des rythmiques rapides et tranchantes. Une grosse responsabilité repose sur les épaules de Clément qui doit insuffler une âme, une identité mélodique à l’ensemble. Les compositions se laissent écouter même si le chant hurlé n’apporte pas grand-chose et fini par rapidement lasser.

Comme tant de groupes, FALLEN EIGHT affiche un joli potentiel sur le papier mais fini par décevoir en n’accouchant d’un disque prévisible, sans surprise et surtout très lassant.Il le prouve sur « Reborn », Clément possède un sacré potentiel vocal en chant clair mais cette démarche metalcore gâche un peu notre plaisir. Rise & Grow aurait mérité d’être interprété uniquement en chant clair pour mettre en valeur et encore magnifier le travail sur les lignes vocales, la complémentarité avec la violence des riffs et l’attractivité des mélodies.

Oshyrya (5,5/10)

 

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Autoproduction / 2016

Tracklist (23:28 mn) 01. Reborn 02. Come From The Sky 03. Final Shot 04. Breath Of The Ages 05. Light 06. Worst Nightmare

oshy_02052016_Excep_OnLes parisiens d’EXCEPT ONE ne souhaitent pas prendre son monde par surprise et annonce d’entrée la couleur. Si vous n’aviez pas déjà compris à la vue du rieur visuel de cet EP que les minutes qui suivent n’allaient pas vraiment être de tout repos, leur page Facebook décrit de façon imagée mais diablement efficace leur style : « Des fleurs, des oiseaux, des enfants… le tout dans un mixeur !!! ». Voilà voilà… Donc le quintet n’est pas venu amuser la galerie et les hostilités ne mettent pas longtemps à débuter sur ce second EP, Haunted Humanity (sous-titré O.M.N.I.#2). Le premier chapitre se nommait O.M.N.I.#1 et date seulement de quelques mois (fin 2015).

« Rise » pose sur la table tous les éléments constitutifs de la musique d’EXCEPT ONE. Rythmes infernaux, riffs tranchants en pagaille et surtout chant extrême d’Estelle. Cette dernière ne ménage pas ses efforts et hurle à s’en faire péter les cordes vocales. Il est toujours surprenant de constater qu’une jeune femme parvient à ainsi éructer. Pas besoin d’avoir un physique de pilier de rugby pour dégager une hargne, une violence impressionnante. Autour d’elle, la musique tisse une toile de fond à la fois sombre et menaçante mais qui ne manque cependant pas de charme. Au petit jeu des comparaisons, les parisiens jouent sur les mêmes terrains qu’un ARCH ENEMY. Bien sûr le chant extrême féminin évoque tout de suite les Suédois mais pas seulement, on trouve une efficacité et une démarche à la fois mélodique et technique commune dans les approches artistiques des deux groupes. En trois ou quatre minutes à chaque fois, la messe est dite avant que l’offensive suivante ne débute. Reconnaissons que le groupe affiche de belles compétences et une énergie communicative.

EXCEPT ONE enfonce le clou avec ce deuxième EP et confirme le potentiel affiché sur O.M.N.I.#1. Pas extrêmement original au fond au niveau musical, les parisiens tirent quand même leur épingle du jeu en maîtrisant leur sujet. Loin d’être ridicule, Estelle s’assure le respect de ses pairs dans un exercice particulièrement périlleux. Reste à attendre un premier album pour cristalliser ce potentiel en devenir. A eux de jouer.

Oshyrya (6,5/10)

 

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Autoproduction / 2016

Tracklist (27:16 mn) 01. Rise, 02. Lost, 03. Schizofriend, 04. Revenge, 05. Elm Street, 06. Disease, 07. 7even

 

 

 

oshy_02052016_Electr_BeaEn 2014 déjà, les Fressinois d’ELECTRIC BEANS avaient su faire parler d’eux à travers la sortie d’un premier album, Sobres et en sourdine (chronique ici), honnête et franc. Pas rassasiés, ils remettent le couvert avec Sans modération, un album live enregistré chez eux à Niort. Cette galette synthétise quatre années de travail et les nombreux concerts assurés par le groupe aux quatre coins de l’hexagone. Et voilà un apéritif de choix en attendant le nouvel album attendu plus tard dans l’année.

Le quatuor démontre sur scène les bonnes choses qu’il avait laissé entrevoir sur album. Ils donnent le meilleur, sans maquillage ni artifice, enchainant les titres rock simples et pêchus. Sans surprise, la majorité des titres joués ici proviennent de l’album du groupe. Cela permet de les redécouvrir dans un autre contexte, plus favorable. Autant, sur disque, les faiblesses sautaient immédiatement aux oreilles, autant en condition live, le mélange passe bien mieux. La musique d’ELECTRIC BEANS prend alors ses aises et l’esprit rock souffle dans toute la salle. Sans atteindre des sommets, difficile de résister et de ne pas secouer la tête et taper du pied à l’écoute de certaines de ces « comptines ». Nos amis affichent un joli savoir-faire et une belle maîtrise technique. Les compositions s’enchainent sans temps mort, le public réagit bien et l’ambiance ne faiblit pas. Histoire de récompenser les amateurs présents, ELECTRIC BEANS rallonge souvent la sauce fait durer le plaisir plus longtemps. La durée de certains titres n’est pas loin de doubler.

Tout aussi sympathique que l’album sorti en 2014, Sans modération se laisse écouter avec plaisir. Reconnaissons que, présentées sous cette forme, les chansons du groupe paraissent bien plus séduisantes. Contre vents et marées, ELECTRIC BEANS poursuit son chemin. A lire son site web, l’apothéose est prévue pour 2023. Une affaire à suivre.

Oshyrya (06/10)

 

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Autoproduction – Dooweet / 2015

Tracklist (68:39 mn) 01. Niortais 02. Notre chanson 03. What the hell 04. Mœurs Cathodiques 05. Jeudi 06. Jack 07. Interdit Bancaire 08. Super Marché 09. J’ai perdu mon téléphone 10. Coup d’jus 11. Faux-Frère 12. Comptine Punk 13. Deal Vaudou