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01. Pour quelqu’un qui découvrirait le groupe avec ce nouvel album, que pouvez-vous nous dire vous concernant ?

Nicolas Rocha : Nous sommes un simple groupe de rock qui essaye de trouver un réponse émotionnelle le plus forte possible à travers la musique que nous créons et que nous jouons.

 

02. Si vous deviez résumer le groupe en trois mots, quels serait-ils et pourquoi ?

Auto destruction passionnée. Car au centre de cette démarche, nous sommes les créateurs de nos egos et alternativement, nos pires critiques envers nous-mêmes. Etre dans un groupe nous a forcé à regarder avec introspection des choses que nous ne voulions pas affronter de façon si soudaine et publique. Etre dans un groupe est, d’une certaine façon, notre caisson à savon pour crier ces déclarations de cœur brisé, de perte d’amour immérité.

 

03. Quelle était votre idée, votre ambition au moment d’entamer le travail sur votre nouvel album ?

L’idée principale est venue de cette “blessure” inexplicable qui avait besoin d’être libérée. L’idée de se détruire soit même laisser ces choses auxquelles tu tiens, être capable de survivre, être heureux était une idée bienvenue. L’ambition était de créer un environnement (au sein des chansons) qui montrait cela. Peut-être que le sentiment n’a pas été exorcisé de la façon attendue mais, au moins, nous pouvions y retourner et regarder les compositions et être capable de peut-être comprendre pourquoi cela a été ressenti en premier lieu. Les chansons sont devenues nos zones de sécurité.

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04. Que peux-tu nous dire de la composition et de l’enregistrement de cet album ?

La composition de cet album a suivi le même processus que pour les autres groupes. Une idée a été introduite et nous avons tous travaillé nos parties respectives collectivement. L’enregistrement a été génial car Derek Donley (Ox Cave Studios à Los Angeles en Californie) a été capable de capturer l’émotion exacte dans lequel nous étions déjà immergés. Derek est super dans le sens où il a été une voix de raison quand nous étions confus concernant certaine tonalité et ce qu’elle devait être. Il assure !

 

05. Quels sont vos attentes et vos espoirs pour le groupe ?

Nous espérons simplement être capables de jouer cette musique à qui voudra bien nous en laisser le temps. Nous avons mis notre totalité dans ce groupe et nous espérons que les gens qui nous donnerons notre chance pour repartir avec un fragment de cela.

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Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

Ce serait “Takeahnase” de NEUROSIS sur l’album Souls At Zero

 

02. Premier album acheté ?

sur cassette:OBITUARY avec The End Complete

sur cd: THE MISFITS avec Walk Among Us

sur vinyl: NEUROSIS avec Through Silver In Blood

 

03. Dernier album acheté ? Le premier EP de GOD ROOT via bandcamp! Super chansons !

 

04. D’où est venue l’étincelle qui t’as donné envie de devenir musicien ?

Ecouter NEUROSIS sur mon lecteur de cassettes et puis les voir sur scène m’a profondément aide à vouloir devenir musicien. Être capable de jouer de la musique qui soit émotionnellement destructive comme la leur mais d’une façon pour en phase avec moi-même.

 

www.facebook.com/deathkingsmusic

https://deathkings.bandcamp.com/

 

Tous nos remerciements à DEATHKING et Scott de ClawHammer PR

 

oshy_18012016_Mon_Th_OceaEn prévision d’une tournée commun fin 2015 avec SOLSTAFIR, THE OCEAN et MONO décident d’unir leurs forces et partagent un EP, chacun proposant une nouvelle chanson. Deux titres mais plus de vingt minutes de musique au compteur car les deux groupes prennent un malin plaisir à proposer de longues pièces de musique depuis le début de leurs carrières. Et c’est là l’un des nombreux points communs qui unit les deux démarches artistiques. Les univers culturels sont pourtant bien différents, MONO étant originaire du Japon et THE OCEAN d’Allemagne.

Et malgré cela une certaine communion apparait à travers ces deux chansons. MONO propose un long développement instrumental montant crescendo en intensité avant de retomber et terminer dans la douceur et dans le calme. La charge émotionnelle reste forte, l’auditeur immergé dans cet univers, verra les images se succéder à autre vélocité dans son esprit selon ses joies ou ses peurs du moment. THE OCEAN prend la main et assure la continuité avec MONO. Lui aussi dessine un large paysage sonore fait de hauts et de bas, une page blanche sur laquelle tout un chacun pourra inscrire ce qu’il veut selon son ressenti. Les groupes proposent et leur public dispose.

MONO et THE OCEAN vous convient à un drôle de voyage, entre douleur et libération. Très étrange, cette démarche ne manque pas d’intérêt vu la richesse émotionnelle de la musique proposée. En presque vingt-cinq minutes un large spectre sensoriel aura été balayé, cristallisant la vie, la mort et les états intermédiaires. Vaste programme n’est-ce pas ?

Oshyrya (07/10)

 

Site Officiel : www.monoofjapan.com & www.theoceancollective.com

Facebook Officiel: https://www.facebook.com/monoofjapan & https://www.facebook.com/theoceancollective

 

Pelagic Records / 2015

Tracklist (23:44 mn) 01. MONO – Death in Reverse 02. THE OCEAN – The Quiet Observer

Gazpacho – Molok

oshy_18012016_GazpachChaque nouvel opus des norvégiens de GAZPACHO est attendu avec un mélange d’appréhension et d’excitation par votre serviteur. Nos amis sont hyper talentueux, ils ont rarement déçu mais, en même temps, le foisonnement de leur musique et leur démarche musicale parfois alambiquée complique les choses et rende l’immersion dans leur univers musical éprouvant. Après March of Ghosts (2012 – chronique ici) puis Demon (2014 – chronique ), voici le neuvième chapitre de leurs aventures, Molok.

Comme souvent, Molok s’ouvre tout en douceur et en subtilité avec un « Park Bench » bourré d’émotions et de cette légèreté aérienne qui fait tout le charme des norvégiens. Une petite mélodie, discrète accompagne la voix enchanteresse Jan-Henrik Ohme. Quelques chœurs ici et là, des instruments acoustiques et une sensibilité à fleur de peau illumine cette première chanson. L’auditeur n’a qu’à fermer les yeux et se laisser bercer pour cette musique câline et enivrante. « The Master’s Voice » poursuit sur la même lancée avec sa guitare aérienne à la PINK FLOYD et un propos réduit à une très simple expression, une caresse… L’intensité augmente à intervalle régulier mais sans violence ni brutalité. L’éclectisme reste la règle, GAZPACHO prenant un malin plaisir à varier les ambiances et on retrouve les touches slaves (« Bela Kiss ») déjà entrevues sur Demon. Assez doux et contemplatif dans l’ensemble, Molok tranche dans sa musique par rapport au sérieux du sujet abordés et des thèmes balayés. Encore plus que par la passé, les norvégiens ont souhaité épurer au maximum leur musique, les compositions sont plutôt courtes et les envolées restent limitées au strict minimum. Une petite mélodie suffit comme sur un « ABC » tout simple sur la forme comme sur le fond. GAZPACHO a su s’économiser pour extraire la substantifique moelle de son rock progressif. On croirait parfois entendre un Peter Gabriel période Passion. Molok se termine comme il a commencé via un titre long de presque dix minutes, « Molok Rising », très doux et contemplatif. De multiples sonorités exotiques viennent enrichir un propos sans violence ni éruption, aussi épais sur l’émotion et le message qu’il est léger dans l’intensité.

L’écoute de ce neuvième album de GAZPACHO risque d’en dérouter plus d’un. Les compostions riches et colorées, hyper accrocheuses, manquent à l’appel au profit d’un album homogène tout en douceur favorisant la réflexion à long terme sur l’impact immédiat. Molok est un album compliqué, riche de sa simplicité, qui nécessitera bien des écoutes pour se laisser apprivoiser. Les norvégiens sont décidemment des gens surprenant…

Oshyrya (08/10)

 

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Kscope / 2015

Tracklist (44:41 mn) 01. Park Bench 02. The Master’s Voice 03. Bela Kiss 04. Know Your Time 05. Choir of Ancestors 06. ABC 07. Algorithm 08. Alarm 09. Molok Rising