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oshy_18012016_ElvenkiDans la carrière d’un groupe, certains passages obligés s’imposent à tous avec l’expérience et les années. L’un de ces exercices de style reste la publication d’un album live témoignant du talent des musiciens pour retranscrire leur musique sur scène. Les italiens d’ELVENKING auront pris leur temps, accumulant progressivement un solide socle de fan et les moyens financiers de mener à bien ce projet. C’est désormais chose faite avec ce The Night Of Nights – Live, fidèle illustration du concert organisé à Pordenone en Italie. Pour cette occasion, les transalpins ont mis les petits plats dans les grands avec un setlist riche de pas moins de vingt-cinq chansons et plus de deux heures de musique au total.

Le power métal à tendance folk d’ELVENKING prend une autre ampleur sur scène mais sa mise en œuvre reste un beau défi. Les orchestrations et les touches folk sont nombreuses mais le sextet parvient à transposer sa musique sur scène sans tomber dans l’écueil de la multiplication des samples. Les interludes qui parsèment le concert s’avèrent souvent être des bandes enregistrées mais cela vient renforcer l’ambiance, rien de plus. Ayant fait les choses en grands, les italiens ont pu piocher allégrement dans leur large biographie. Leurs sept albums sont ici représentés. La part du lion revient à The Winter Wake avec cinq extraits. Heathenreel et The Pagan Manifesto (chronique ici) sont présents à travers trois titres… La pris de son est de qualité et retranscrit assez fidèlement l’énergie qui se dégage de ces chansons. Le public est assez présent et signale assez régulièrement son enthousiasme. Rien à dire du côté technique, les différents musiciens sont tous au diapason les uns des autres et maintiennent une belle énergie, une belle intensité tout au long de ces deux heures.

Plus complexe et moins directe que d’autres groupes folk comme KORPIKLAANI, la musique d’ELVENKING s’apprécie au long court et ne dévoile ses richesses que petit à petit. The Night of Nights enchantera les fans sans toutefois constituer la meilleure introduction possible au travail du groupe. Les néophytes pourraient être rapidement perdus.

Oshyrya (07/10)

 

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AFM Records / 2015

Tracklist (67:12 mn & 51:07 mn)

CD1: 01. The Manifesto 02. Trows Kind 03. The Wanderer 04. Runereader 05. Pagan Revolution 06. She Lives At Dawn 07. Jigsaw Puzzle 08. Elvenlegions 09. The Cabal 10. A Prayer To Cernunnos 11. Moonbeam Stone Circle 12. Symohn's Bash 13. From Blood To Stone 14. Skywards 15. Disillusion's Reel

CD2: 01. Elven Aftermath 02. Seasonspeech 03. Through Wolf's Eyes 04. The Divided Heart 05. Neverending Nights 06. The Winter Wake 07. Era Theme 08. The Loser 09. The Oak Woods Bestowed 10. Pagan Purity

oshy_18012016_Conditio_ReQuoi de mieux pour un groupe disparu depuis longtemps des radars que de faire son comeback en publiant en nouveau single ? Oui c’est vrai, nous aurions préféré du matériel original mais Mattson et King ont préféré jouer la sécurité en proposant une relecture de « Tomorrow Never Knows », un titre composé par John Lennon et qui apparaît sur Revolver des BEATLES. L’ambiance indienne et ésotérique originale a été conservée mais l’écrin se veut beaucoup plus rock, direct et psychédélique. Le côté planant n’a pas été oublié et les sonorités électroniques enrichissent intelligemment le propos. Mattson assure derrière le micro et cette chanson prend une autre dimension et met à l’honneur le talent gigantesque de Lennon.

L’essentiel reste que ce single ne constitue qu’un apéritif et que le meilleur reste sans doute à venir. CONDITION RED compose en ce moment même et un nouvel album doit débarquer cette année. Douze ans après II, espérons que le jeu en vaudra la chandelle.

Oshyrya (06/10)

 

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Lion Music / 2015

Tracklist (03:45 mn) 01. Tomorrow Never Knows

Bruce Soord

Bruce Soord reste le capitaine et l’inspirateur de THE PINEAPPLE THIEF mais il a pourtant ressenti le besoin de se lancer en solo, reprenant ainsi la démarche originelle de son projet avant que celui-ci ne devienne un véritable groupe. Il s’est lancé un défi créatif, réussir à composer un album en quelques mois quasiment tout seul, enfermé dans son studio. Mis en boite à l’été 2015, ce disque qui porte tout simplement le nom de son géniteur, voit simplement la présence de Darran Charles (GODSTICKS) à la guitare additionnelle.

Sur ce terrain vierge, désynchronisé du passé discographique de THE PINEAPPLE THIEF, Soord peut ici synthétiser tous ses influences et ses expériences des dernières années : WISDOM OF CROWDS, KATATONIA, son travail de producteur/ingénieur du son pour OPETH ou TESSERACT. Cela lui donne une liberté totale, il s’affranchit des convenances et des catégories. Il fait ici comme bon lui chante et propose une large variété d’ambiance et de rythmes : des titres assez doux et lents (les deux chansons d’ouverture) côtoient des compositions plus lumineuses, rythmées, presque pop (« The Odds »). Dans l’ensemble les titres sont plutôt courts, calibrés autour des quatre minutes. Pas de grande envolée ou de développement en longueur, le britannique a joué la carte de la simplicité et de la concision. Les chansons s’enchainent avec fluidité et naturelle sans anicroche ni violence mais peinent à vraiment captiver l’attention de l’auditeur. Le travail se veut très propre, Soord s’est appliqué mais le côté très atmosphérique et contemplatif du disque finit par nous faire tomber dans une certaine torpeur. Connaissant le talent de l’artiste, nous étions en droit d’en attendre plus de lui. Nous aurions aimé plus de chansons du calibre de « Leaves Leave Me » qui clôt le disque.

Au petit jeu des comparaisons, dans la même écurie, Steven Wilson propose lui aussi des disques très personnels mais il parvient quand même à capter notre attention et à la maintenir très éveillée tout au long de son album. A vouloir mettre uniquement l’accent sur la dimension la plus douce, Soord s’enferme et peut lasser in fine. Cet album ne manque pas de qualité mais il manque cruellement de caractère. Un joli disque qui n’intéressera que les plus fanatiques du travail du talentueux britannique.

Oshyrya (6,5/10)

 

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Kscope / 2015

Tracklist (40:34 mn) 01. Black Smoke 02. Buried Here 03. The Odds 04. A Thousand Daggers 05. Willow Tree 06. Born In Dilusion 07. Field Day Part 1 08. Field Day Part 2 09. Familiar Patterns 10. Leaves Leave Me