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oshy_17012016_Gloom_Helli_BatAvec GLOOMY HELLIUM BATH, il n’est pas nécessaire d’être grand clair pour deviner, à la lecture du nom ou à la vue de la pochette, que ce Sistema Solera n’est pas destiné à nous conter fleurette. Dès les premières secondes de « Fight » le côté violent et foutraque de ce projet explose à la gueule de l’auditeur qui peut légitimement se demander si tout ceci est bien sérieux. En effet, GHB (amis poètes…) s’apparente à un joyeux gloubi-boulga bourrin, apparemment sans queue ni tête. L’éclectisme est de rigueur et vous avez intérêt à avoir un esprit particulièrement ouvert pour apprécier le cocktail ici proposé.

Musicalement parlant, décrire la démarche du groupe reste une gageure, à défaut de mieux, disons que Systema Solera s’apparente à une rencontre entre SKRILLEX et FEAR FACTORY. Les samples et les sonorités électroniques indus mènent le bal, soutenus avec force par un mur de guitares et une base rythmique (basse + rythmes programmés) infernale. L’ombre d’un THE KOVENANT et surtout d’un KMFDM pourrait apparaître ici et là mais GHB casse les codes et déstructure sa musique à un tel point qu’ils finissent par ne plus ressembler à personne. Tantôt électro rock, tantôt électro métal déjanté, ce disque ressemble à des montagnes russes. La désorientation est totale et on ne sait jamais ce qui nous réserve le virage suivant. Les plus courageux accrocheront mais il faut bien se rendre à l’évidence, votre serviteur a rapidement perdu le fil pour ne jamais su le retrouver. Les expérimentations sonores s’enchainent, finissent par lasser et laisseront la plupart du temps l’auditeur au bord du chemin. Sistema Solera d’avère assez court avec un peu plus d’une demi-heure au compteur et on ne s’en plaindra pas.

OVNI électro / indus / métal GLOOMY HELLIUM BATH semble prendre un malin plaisir à se jouer de nous, à casser les codes du genre. Après tout pourquoi pas, le trio vit son délire et ils sauront peut-être en séduire certains. Christophe Denhez, ex-6:33, aura conservé cet état d’esprit fou et déjanté mais le résultat peine à convaincre. Trop bordélique, trop portnawak, GHB rate la cible et se perd.

Oshyrya (05/10)

 

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Dooweet Production / 2015

Tracklist (32:36 mn) 01. Fight 02. Alcoholic Djerk 03. Fuck It 04. Sistema Solera 05. Lady Boy 06. Ouarchhh 07. Bloody Mary 08. Fucking Machine 09. Dead Rising Horse

oshy_17012016_91_Al_StarLe Département de l’Essonne possède une certaine richesse culturelle à travers des lieux prestigieux comme le théâtre de l’Agora à Évry ou l’opéra de Massy. Nos candidats du jour ne risquent pas de s’y produire demain mais ils en ont cure et continuent leur petit bonhomme de chemin malgré les multiples difficultés. Né en 2005 dans le fief de notre Premier Ministre adoré, 91 ALL STARS se construit petit à petit et sort du bois une première fois en la même année avec un premier EP éponyme sous le bras puis un split CD, Destroy the Past, aux côtés de DANFORTH en 2007 et enfin un premier véritable album, Telle est la loi, en 2010. Les franciliens se font un nom et parviennent à force de travail à décrocher des concerts de prestiges avec GOJIRA et SICK OF IT ALL. Tout va bien en apparence dans le meilleur des mondes avant que 91 ALL STARS ne disparaisse soudainement des radars. Il faudra cinq années pour que nous entendions à nouveau parler d’eux.

Les voici de retour sur le devant de la scène avec une formation très largement remaniée, ce sang neuf impulsant une belle énergie et une sacrée conviction. 91 ALL STARS n’a pas changé son fusil d’épaule malgré les années mais a su faire évoluer sa démarche. Les bases métal / hardcore sont bien présentes mais se voient enrichies de nouvelles influences distillées tout au long de ces onze nouvelles compositions. Le propos se veut également plus technique et mélodique même si l’agressivité et la brutalité restent de mise à travers ces riffs hargneux et ces rythmes véloces. La touche death mélodique apparait rapidement et nous ne sommes souvent pas loin d’un SOILWORK. Le groupe, quant à lui, cite aisément THE BLACK DAHLIA MURDER, LAMB OF GOD ou HEAVEN SHALL BURN.

Le quintet affiche une très jolie technique, ils n’ont pas fait le choix de la facilité et assument avec brio. Les chansons se veulent directes et calibrées autour des quatre minutes. Les guitares mènent les débats mais la paire de guitariste se voient efficacement secondée par une section rythmique au diapason implacable et brutale. Julien n’est pas en reste derrière le micro hurle avec entrain à s’en faire péter les cordes vocales. Pas de demi-mesure avec 91 ALL STARS, le groupe s’engage et fait feu de tout bois avec des paroles en français finement ciselées, exprimant les dérives et les faiblesses de l’homme. Pas de faute de goût ni sur le fond ni sur la forme. Les Évryens se sont chargés eux-mêmes de la production et ont su accoucher d’un beau résultat.

Le nom de l’album confirme les ambitions de 91 ALL STARS, ne plus perdre de temps et retrouver la lumière et occuper à nouveau le terrain hexagonal. Ils s’en donnent en tout cas les moyens avec un Retour vers la Lumière convaincant. La suite passera forcément par la case scène pour que le groupe retrouve toute son aura.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Autoproduction – Dooweet / 2015

Tracklist (41:43 mn) 01. Intro, 02. Omniscience, 03. Mon bien,mon mal, 04. Opprimés, 05. Richesse humaine, 06. Les ombres de la perdition, 07. Éclipse éternelle, 08. L'ère du verseau, 09. L'aube des princes, 10. Un sombre destin, 11. Retour vers la lumière

 

DREAM THEATER, les rois du métal progressif américain, proposent 2 concerts exceptionnels à PARIS les 5 et 6 mars prochain au Palais des Congrès. Le moyen de découvrir à son meilleur, sur scène, le nouvel opus, The Astonishing, leur 13ème album studio, un opéra-rock en deux actes.

 

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