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Une année après la publication de son premier album, The Human Paradox (chronique ici), SEASON OF GHOSTS revient avec un nouveau disque, Remixing the Paradox. Cette galette contient des remixes electros réalisés par des artistes venant du monde entier. Dix artistes, reconnus pour leurs contributions à la scène musicale electro / industrial / synth-pop / EBM, unissent leur talent et revisitent The Human Paradox. Chacun propose sa réinterprétation personnelle et unique des titres originaux.  

 

Format: Digital (téléchargement gratuit)

Release & distribution: INVICTUS MEDIA

DOWNLOAD LINK (nécessite l'inscription par mail): http://seasonofghosts.com/remixing-the-paradox-free-album-download/

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Tracklist

01 Dream; Paralysis (ZOMBIE SAM remix)

02 Time Travellers (NeroArgento remix)

03 Genesis – the phoenix syndrome (FATAL FE ) VIP remix)

04 Quantum – through the looking glass (NEUROTICFISH remix)

05 Dream; Paralysis (Frozen Plasma remix)

06 The Human Paradox (Berrygera &Co. mix)

07 Quantum – through the looking glass (FGFC820 remix)

08 Time Travellers (Rotersand rework)

09 Reincarnation (KALM remix)

10 The Road to Acheron (harshrealm remix)

 

Credits Track 1 remix by Zombie Sam (IT) Track 2 remix by Alessio Nero Argento (IT) Track 3 remix by Ilya Fatal (RU) Track 4 remix by Neuroticfish (DE) Track 5 remix by Vasi Vallis/ FrozenPlasma (DE) Track 6 remix by Berrygera&Co. (JP) Track 7 remix by Dräcos von Strecker (US) Track 8 additional production and remix by Rotersand at studio-600.com (DE) Track 9 remix by Koji KALM Yamada (JP) Track 10 remix by FINN (JP)

Artwork: INVICTUS MEDIA

 

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oshy_28122015_Ugl_Ki_JoJoli petit syndrome “Madeleine de Proust” à l’écoute de ce nouvel opus des californiens d’UGLY KID JOE. Bien que nos amis aient reformé le groupe En mai 2010 et publié un EP, Stairway To Hell en 2012, Uglier Than They Used to Be est le premier véritable album depuis Motel California (1996). Et pour bon nombre d’entre nous, ils ont disparus des radars depuis leur succès en 1992 d’America's Least Wanted (« Everything about You »). Mais depuis vingt ans, chaque musicien a évolué de son côté. Whitfield Crane au sein de LIFE OF AGONY, a intégré LIFE OF AGONY puis ANOTHER ANIMAL, Dave Fortman s’est mué en producteur pour de nombreux albums métal, Shannon Larkin s’est investi dans GODSMACK…

Saluons le fait que les américains continuent de ne pas se prendre trop au sérieux. Il suffit de voir la pochette de l’album, souvenir du passé et les illustrations du livret. Partisan du « plus il y a de fous, plus on rit », l’UGLY KID JOE version 2015 compte bien des membres. Ils sont sept sur ce disque sans compter la présence de guests de prestige, Phil Campbell de MOTÖRHEAD sur trois titres et Dallas Fresca sur une chanson. Terminons en signalant que ce disque a été financer via un campagne de crowfunding sur Pledge Music.

Peu de choses ont changé depuis le début des années 90. UGLY KID JOE remet le couvert sans changer son fusil d’épaule, distillant des titres rock mélodiques et accrocheurs. L’ensemble n’est pas très origianl et apparait même déjà entendu parfois (« Hell Ain't Hard to Find » ressemble souvent à « Learn to Fly » des FOO FIGHTERS) et les reprises sont nombreuses. Mais à part cela, le groupe n’a pas perdu de son talent et propose des chansons très agréables qui ne manqueront pas de faire taper du pied et secouer la tête les fans de rock US. « Let the Record Play » possède un joli groove, « Bad Seed » martèle son message avec force et conviction alors que « Nothing Ever Changes » nous permet de redécouvrir la face la plus calme du groupe. Les reprises restent fidèles et donc impulsent un supplément d’énergie sympathique.

Après dix-neuf années de silence, Uglier Than They Used to Be signe un retour convaincant et laisse quelques regrets sur ces deux décennies de silence. Mais il fallait peut-être cela pour que le groupe ne se déchire pas après avoir connu rapidement un énorme succès suivi d’un certain déclin. Un joli comeback.

Oshyrya (7,5/10)

 

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UKJ Records – Metalville – Rough Trade / 2015

Tracklist (48:27 mn) 01. Hell Ain't Hard to Find 02. Let the Record Play 03. Bad Seed 04. Mirror the Man 05. She's Already Gone 06. Nothing Ever Changes 07. My Old Man 08. Under the Bottom 09. Ace of Spades (MOTÖRHEAD cover) 10. The Enemy 11. Papa Was a Rolling Stone (TEMPTATIONS cover)

Teramaze – Her Halo

oshy_26122015_TeramSans vraiment savoir pourquoi, tout donne envie d’écouter et d’apprécier ce nouvel album des australiens de TERAMAZE. Cette très belle pochette, à la fois sombre et mystérieuse n’est forcément pas pour rien dans cet état de fait. Et la très bonne impression laissée par son prédécesseur, Esoteric Symbolism, sorti l’année dernière enfonce le clou. Pourtant tout ne fut pas simple et l’accouchement de ce cinquième opus s’est fait dans la douleur avec un profond changement de line-up. Exit Brett Rerekura derrière le micro, il est remplacé par Nathan Peachey. TERAMAZE prend désormais la forme d’un quartet et compte bien, sous cette forme, en impressionner plus d’un.

Et ils commencent sur les chapeaux de roue avec un titre fleuve de plus de douze minutes, « An Ordinary Dream (Enla Momento) ». D’entrée TERAMAZE montre de quel bois il est fait avec cette longue composition de pur métal progressif technique, à la fois super accrocheuse et ultra mélodique. Le feeling passe avant tout et il prend toujours le premier rôle face à la simple démonstration technique. On se rend rapidement compte que Dean Wells n’est pas un manchot et qu’il possède une belle maîtrise de son instrument. Difficile de ne pas penser à cette école du métal progressif américain avec des formations comme REDEMPTION surtout mais aussi DREAM THEATER ou SYMPHONY X. La patte australienne se ressent aussi au niveau du chant et des chœurs sur les refrains. Les comparaisons avec leurs compatriotes de KARNIVOOL risquent d’aller bon train. Pas vraiment enclin à faciliter le travail de l’auditeur, Her Halo compte trois gros morceaux avec deux autres chansons de presque respectivement huit et dix minutes.

Tout un chacun sent bien que cette nouvelle génération de groupe intègre de nouveaux éléments à sa musique, ce côté fédérateur et accrocheur comme leurs camarades du rock alternatif. Nous retrouvons cette même démarche chez ALTER BRIDGE par exemple. Bien sûr un TERAMAZE ajoute une certaine complexité et maestria à travers certaines compositions longues, à tiroir, pas spécialement radio-friendly mais les philosophies musicales comptent bien des points communs. Le single et titre éponyme « Her Halo » est taillé pour rencontrer et plaire à un large public. Le disque ne dure pas loin d’une heure et pourtant on ne sent pas le temps passer, tout s’enchaîne avec naturel et grâce. Le plaisir est au rendez-vous même si quelques longueurs ici et là laisse encore une belle marge de progression aux australiens.

Avec Her Halo, TERAMAZE frappe fort sur la scène métal progressive et se positionne rapidement parmi les outsiders à suivre de très près. SYMPHONY X a fait des merveilles cette année et nous attendons de pied ferme le nouvel opus de DREAM THEATER début 2016. Si l’un des parrains montrent des signes de faiblesses, ils pourraient se faire rapidement subtiliser leur place au profit d’un jeune loup talentueux et ambitieux.

Oshyrya (8,5/10)

 

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Music Theories Recordings / 2015

Tracklist (56:35 mn) 01. An Ordinary Dream (Enla Momento) 02. To Love, a Tyrant 03. Her Halo 04. Out of Subconscious 05. For the Innocent 06. Trapeze 07. Broken 08. Delusions of Grandeur