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Dragonforce – In The Line Of Fire

oshy_26082015_DragonforIl était temps ! Nous serons nombreux à être surpris de constater que DRAGONFORCE prenne tant de temps pour proposer à ses fans un disque live, un témoignage du groupe en concert alors que le sextet s’est construit une joli réputation dans ce domaine-là. Et les britanniques mènent une solide carrière depuis près de quinze ans maintenant. C’est désormais chose faite avec la sortie de In the Line of Fire, un DVD présentant leur prestation au Loud Park Festival, en 2014, à la Saitama Super Arena, à Tokyo. Ils ont fait les choses en grand avec neufs caméras dernier cri pour une image dynamique et haute définition. N’ayant reçu que le son, nous ne porterons aucun jugement sur le DVD lui-même.

DRAGONFORCE compte six albums à son tableau de chasse, donc la possibilité de construire une setlist variée piochant dans un vaste catalogue de chansons. Quelques tubes incontournables doivent également forcément être de la partie comme ce « Valley of the Damned » qui a tout fait exploser en 1999/2000. Le groupe a donner bien sûr la part du lion à son dernier opus, Maximum Overload (chronique ici) avec pas moins de quatre extraits, The Power Within (chronique) et Valley of the Damned apparaissent deux fois chacun alors qu'Inhuman Rampage et Sonic Firestorm donne une chanson. Terminons par une reprise, le « Ring of Fire ». La musique du groupe étant très technique et surtout jouée sur un tempo infernal, ceux qui n’ont jamais vu le sextet sur scène pouvaient légitimement se demander ce que cela peut donner en condition live. On les rassure le groupe est bien en place et maîtrise sur le bout des doigts ces chansons. Tout n’est pas parfait, parfois cela sonne comme un drôle de maelstrom mais les fans retrouveront leurs petits sans difficulté. Intéressant aussi de d’entendre le chanteur Marc Hudson à l’œuvre. Rien à redire sur sa prestation, il assure et ses montées dans les aigus passent sans problème. Il a su s’approprier le vieux répertoire naturellement et il communique bien avec le public. Dernier venu, Gee Anzalone offre lui aussi une sacrée prestation derrière les fûts. Et Dieu sait qu’il n’a pas une partie facile avec DRAGONFORCE qui joue à fond tout le temps.

Alors que groupe assure en ce moment même et pendant deux ans sa tournée mondiale, le Maximum Overload World Tour, à travers 135 villes dans le monde, In The Line Of Fire confirme la réputation scénique flatteuse des britanniques. Ce témoignage ne peut qu’encourager les fans à sauter le pas et aller applaudir le groupe sur scène. Le travail au niveau du son a été bien fait ici, espérons que le même soin ait été apporté au niveau de l’image. Fan de DRAGONFORCE, n’hésitez pas.

Oshyrya (7,5/10)

 

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earMUSIC – Verycords / 2015

Tracklist (59:13 mn) 01. Fury of the Storm 02. Three Hammers 03. Black Winter Night 04. Tomorrow’s Kings 05. Seasons 06. Symphony of the Night 07. Cry Thunder 08. Ring of Fire 09. Through the Fire and the Flames 10. Valley of the Damned 11. Defenders (CD only)

oshy_25082015_Ho_Sund_BlooHOT SUNDAY BLOOD est un groupe tout récent, né en 2013 de l’autre côté des Alpes à Turin. Et les voici déjà prêt à se jeter à l’eau, ambitieux et armé d’un premier album sous le bras, Someone Left Behind. Sur le papier leur philosophie musicale est simple, brancher les instruments et s’adonner aux joies d’une musique rock simple et direct, sans chichi ni fioritures. Cela doit se jouer entre cinq personnes, un chanteur, deux guitaristes, un bassiste et un batteur. Rien d’autres n’a droit ici au chapitre.

Les transalpins évoluent sur des eaux entre rock alternatif et grunge rock, affichant un très large panorama d’influences, un son quelque part entre métal, stoner… clairement marqué par la scène américaine. A l’aveugle, tout un chacun pourrait aisément penser que le groupe est originaire d’Amérique du Nord et pas de la vieille Europe. D’ailleurs HOT SUNDAY BLOOD a réussi le petit exploit de se faire signer sur un label US, Mervilton Records. Les dix chansons de ce disque se veulent directes, compactes et oscillent gentiment autour des quatre minutes. Chacune possède un joli potentiel de single et pourrait aisément être diffusé en radio outre-Atlantique. En Europe, la tâche s’avère beaucoup plus hasardeuse hors de quelques studio de niche. A l’écoute de Someone Left Behind difficile de ne pas sentir nettement l’ombre des ALICE IN CHAINS, SOUNDGARDEN ou même NIRVANA. Nous retrouvons le même souci pour la mélodie simple mais accrocheuse et le chanteur Andrea Amerini a clairement calqué son chant sur les groupes cités ci-dessus. Les chansons proposées ici sont d’un intérêt assez variable, cela va du plutôt moyen au bon avec quelques riffs et quelques refrains qui font mouche.

HOT SUNDAY BLOOD, malgré sa création assez récente, montre un vrai talent pour pondre des chansons rock US et le mimétisme avec ses camarades américains est assez impressionnant. L’album est propre sur le fond comme sur la forme. La production, l’enregistrement et le mixage réalisés au Gramarossa Studio Recordings de Turin s’avèrent être de qualité. Malgré un enthousiasme mesuré, l’écoute de ce disque ne manque pas de charme et tout un chacun ne perdra pas son temps à laisser sa chance aux italiens.

Oshyrya (6,5/10)

 

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Mervilton Records / 2015

Tracklist (41:13 mn) 01. Cosmic Doom Machine 02. Blood Party 03. I Hate You 04. I Deserve To See 05. Running on My Own 06. Someone Left Behind 07. Brain Cage 08. Third Age of Circles 09. High 10. Satellite

oshy_26082015_Purposefu_PorpoiGEP le label d’un des maîtres du mouvement néo-prog britannique, IQ, nous invite à un passionnant voyage en cet été 2015 en publiant le premier opus d’un nouveau groupe, que dis-je, d’un nouveau super groupe au nom improbable de PURPOSEFUL PORPOISE. Derrière ce nom se cache en réalité le grand projet du compositeur, guitariste et chanteur Alex Cora. Afin de mener à bien cette ambition, il a su être persuasif et rassembler autour de lui une belle brochette de professionnels aguerris. Tous les noms ne sont pas ronflants mais chacun d’eux possède une sacré expérience auprès de très grands artistes. Ce double album, The Water Games, été produit par le producteur à succès Gustavo Farias (Melissa Etheridge, Juan Gabriel, Rocio Durcal) sous la houlette de l’ingénieur du son Dan Moore. Aux côtés de Cora, apparaissent le batteur drummer Vinnie Colaiuta (Sting / Frank Zappa), le claviériste Derek Sherinian (ex-DREAM THEATER, MALMSTEEN), le bassiste Ric Fierabracci (Chick Corea / Dave Weckl) et la violoniste Ginny Luke (MEATLOAF / Dave Matthews). Cet album n’est pas destiné à n’être qu’un one-shot, il s’inscrit dans un schéma plus large avec trois albums/livres au programme narrant la saga de “Jeux D’eau”. Tout cela parle d’un monde aquatique futuriste appelé Nommos où bien des avantures entre le bien et le mal vont se dérouler.

En bon musicien de rock progressif, Alex Cora a mis les petits plats dans les grands et entame cette aventure sous la forme d’un double album. Tout commence sur les chapeaux de roues avec un « Crossing into the Unknown » qui dépasse allégrement les vingt minutes. Démarrer ainsi n’est pas très étonnant quand on découvre que cet album a été construit à partir de jams alors que tous les musiciens étaient réunis au même endroit pendant quelques jours. Ils se sont enfermés trois jours aux Ocean Studios Burbank pour accoucher de ces chansons. Cette méthode garantit une belle fraicheur et des mélodies virevoltantes mais en même temps cela pousse à une dilution parfois excessive du propos musical à travers de longues plages instrumentales et un peu stériles ou chacun se fait plaisir avec son solo. L’effet patchwork joue à plein et une certaine lassitude ne manquera se saisir rapidement l’auditeur. Les trois compositions du premier cd offrent de bons moments mais souffrent également de longueurs un peu inutiles. Les musiciens se font plaisir mais l’auditeur risque aussi de s’ennuyer.

Musicalement parlant, ce PURPOSEFUL PORPOISE a clairement un goût de rock progressif britannique des seventies. Le nom de GENESIS émerge rapidement ainsi que celui de Frank Zappa pour le côté jams débridées. Les différentes structures ou sonorités rappelle se glorieux passé, en particulier pour les claviers. Le deuxième cd, avec ses sept chansons plus courtes et ramassées, ne tombe pas dans le même piège et montre des compositions un peu plus homogènes même si le côté défouloir créatif reste bien présent. Cora montre la palette de son talent de compositeur et se frotte à différents styles, à mi-chemin parfois entre les BEATLES et PINK FLOYD. Vu le CV des participants, vous devinez que sur le plan technique la virtuosité est de mise et que chacun se fait un malin plaisir à prouver qu’il n’est pas là par hasard. Les interventions du violon ne sont cependant pas forcément toujours judicieuses et tombent souvent comme un cheveu sur la soupe.

Il vous faudra un certain temps, voir un temps certain pour digérer ce gros pavé progressif. L’impression générale reste positive même si le côté jam, touffu et foisonnant fini par lasser surtout sur le premier cd. Les longues digressions et démonstrations techniques de musiciens talentueux ont tendance à en fatiguer plus d’un. Cora aurait gagné à composer plus court et synthétique tout en conservant cette grande richesse de styles, d’ambiances et de rythmes. Seuls les plus courageux iront au bout de cette aventure et en perceront tous les mystères.

Oshyrya (6,5/10)

 

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GEP / 2015

Tracklist

CD1 (44:29 mn) 01. Crossing Into The Unknown 02. The Air Pirate 03. Cycles

CD2 (45:50 mn) 01. Unexplored 02. iPhone 03. Lost 04. Serena Song 05. Nowhere Bound 06. Which Way Is Up 07. Air Pirate Jam (Bonus Track)