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oshy_13072015_Ozri_TentaclSi vous connaissez le nom d’OZRIC TENTACLES c’est que vous vous êtes forcément intéressé à la scène rock progressive, space rock à un moment ou un autre de votre vie. En effet, les anglais distillent leur rock psychédélique et planant depuis 1983 après la fondation en groupe dans le Somerset. Technicians of the Sacred n’est pas moins que leur vingt-et-unième album et fait suite à Paper Monkeys publié en 2011. Autre particularité de ce nouvel opus, il s’agit d’un double album, le premier depuis 25 ans (Erpland en 1990) mais comme les labels ne manquent pas d’imagination pour compliquer la vie de l’honnête chroniqueur, nous avons reçu le disque tronqué de deux titres. On va donc faire avec cela.

En trente ans de carrière, OZRIC TENTACLES a vu passer un sacré nombre de musiciens dans ses rangs. Le seul rescapé des débuts reste le guitariste Ed Wynne mais à la lecture des autres membres du groupe, il aime bosser en famille. Mais au cours de ces années, la démarche des anglais n’a pas vraiment changé. La musique qu’ils proposent est assez étrange, Ils utilisent beaucoup de claviers et de sons électroniques en plus des instruments rock habituels. Cela donne une musique très spatiale et légère, certains qualifierait cela d’Ambient histoire d’utiliser un vocable moderne. Pour faire des comparaisons, si vous appréciez le travail de TANGERINE DREAM, KLAUS SCHULZE, Jean-Michel Jarre même, vous devriez vous intéresser de près à la musique des britanniques. J’en vois déjà qui tournent les yeux vers le ciel sûrs d’avoir a affronté une musique diluée à l’extrême et assez ennuyeuse. Ce jugement reste bien sévère même s’il n’est pas dénué de tout fondement. Votre serviteur est grand amateur de cette musique planante et répétitive mais tout le monde aura du mal à s’enquiller avec joie ces longues plages répétitives. En musique de fond tout va très bien mais difficile de rester concentré pendant de longues musiques sur ces digressions atmosphériques qui virevoltent là sous nos yeux. Et encore, OZRIC TENTACLES a fait un effort puisque seules deux compositions dépassent les dix minutes. Ce relatif effort de brièveté est à saluer.

Vous trouverez vraiment à boire et à manger sur ce Technicians of the Sacred, on passe d’un anecdotique musique d’ascenseur à de longues plages touffues à la mélodie accrocheuse. Ce disque n’est pas à mettre entre toutes les mains et même les amateurs devront s’y adonner avec parcimonie, selon leur humeur du moment. A éviter les jours où tout va mal au profit d’un bon vieux IN FLAMES. Il manque un peu plus de quinze minutes à notre écoute mais elles ne devraient pas fondamentalemetn changer l’intérêt du disque. Reste que la méthode est assez discutable.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Madfish / 2015

Tracklist

Disc 1 (45:18 mn) 

01. The High Pass 02. Butterfly Garden 03. Far Memory 04. Changa Masala 05. Zingbong 06. Switchback

Disc 2 (43:51 mn)

01. Epiphlioy 02. The Unusual Village 03. Smiling Potion 04. Rubbing Shoulders with the Absolute 05. Zenlike Creature

oshy_13072015_Las_AvenuSans doute l’effet du hasard mais trois albums mélangeant allégrement métal et électro me sont récemment tombés dans mon escarcelle. Alors la démarche d’un PAVILLON ROUGE, d’un HERRSCHAFT et d’un LAST AVENUE présente bien des similitudes sur le fond mais la forme reste quand même bien différente. Ces derniers ne sont pas là pour amuser la galerie mais restent quand même un poil plus accessible que leurs camarades. Le chant clair aide forcément à toucher un plus grand public potentiel.

Mais revenons à nos moutons et à LAST AVENUE. Le groupe, originaire d’Orléans, est né en 2009 sur l’idée de proposer un mélange original entre influences indus, métal et électro, le tout dans écrin coloré et bourré de puissance et d’énergie. Un premier single voir le jour en octobre 2013 et permet à LAST AVENUE de faire ses grands débuts discographiques. Le quintet franchit finalement le Rubicon en février 2014 et sort un premier album, Analog 1.1. Après un an de labeur, les voici déjà de retour avec un second album sous le bras, Integration Protocol toujours chez Tinplho Records.

Histoire de mieux cerner leur musique, nos compatriotes citent eux-mêmes un vaste pot-pourri fait de nombreuses influences allant de RAMMSTEIN à NICKELBACK en passant par PRODIGY ou encore DAFT PUNK. La grand écart est certain et pourtant effectivement des bribes de ces groupes émergent ici et là. Les rythmiques et l’agressivité martiale d’es allemands se mêlent avec le sens du refrain et de la mélodique qui claque des canadiens, le tout enrobé de touches électros que ne renieraient pas les britanniques. LAST AVENUE va à l’essentiel à travers douze titres courts et calibrés histoire de frapper fort du premier coup. Pas le peine de diluer à l’excès le propos. Difficile de se sortir de la tête des petits brûlots hypnotiques comme « The Factory » ou encore « Fear to Stay ». Les orléanais n’ont pas réinventé la roue mais il serait malhonnête de ne pas trouver ici un talent certain pour accoucher de petites pépites électro-métal. LAST AVENUE a poursuivit ses expérimentations inaugurées sur Analog 1.1, une fusion tantôt froide puis chaude entre des ingrédients à priori opposés. Pour enfoncer le clou, ils ont invité deux camarades sur ce disque, Roman Rouzine (THE TRIA) et Devy Diadema (THE MARS CHRONICLES) viennent ainsi apporter leur petite pierre à cet édifice. Cerise sur le gateau, le son est plutôt bon, clair et puissant. Grâce en soit rendu à Christian CARVIN (PSYKUP, THE MARS CHRONICLES) qui a su donner insuffler cette chaleur et cette énergie à travers son mixage et son mastering.

L’éclectisme de cet Integration Protocol est assez impressionnant mais il constitue à la fois la force et la faiblesse de la démarche de LAST AVENUE. Pas sûr que nombreux seront ceux qui gouteront au caractère protéiforme de l’album. On passe ainsi d’un métal lourd au chant rappé (« Heroes of Today ») à un titre électro que ne renierait pas AIR ou KAVINSKY (« This Is Personal ») jusqu’à une chanson typée DEATHSTARS comme « Spying from the Future » ou « Self Made Drone ». Votre serviteur applaudit des deux mains mais craint qu’une partie du public ne partage pas l’ouverture d’esprit nécessaire.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Marmelade Production – Tinplho Records / 2015

Tracklist (45:42 mn) 01. Fear to Stay 02. Wait 03. Reverse 04. Wireless Ghost 05. Kill the Past 06. Spying from the Future 07. The Factory 08. Self Made Drone 09. This Is Personal 10. Lacks Reah 11. Heroes of Today 12. Pieces of Metal Planet

Gyze – Black Bride

oshy_13072015_GyzDeux courtes années après Fascinating Violence (chronique ici), voici de retour le trio nippon de GYZE. Au cours de ces quelques mois, les japonais ont du développer le groupe et sa réputation dans son pays mais aussi plus largement en Asie (Corée du Sud et Taïwan) ainsi qu’en Europe. Il était tant de battre le fer tant qu’il est chaud et de donner un nouveau chapitre à leurs aventures via ce Black Bride.

Premier gros changement en dehors des habituelles évolutions du line-up, exit Claudio Ravinale de DISARMONIA MUNDI, Ryoji et Aruta prenant désormais en charge les lignes de chant, dans un registre extrême. Mentionnons simplement l’apparition d’Ettore Rigotti sur un titre, “Honesty”, en tant qu’invité. Ce dernier a également assuré la production de l’album. En dehors de cela, on reprend les mêmes et on recommence, des chansons hyper mélodiques menées à fond de train à la vitesse de l’éclair. La marque de fabrique de GYZE reste le décalage entre un musique super technique, virevoltante et la touche extrême apportée par le chant hurlé. Au petit jeu des comparaisons, nous pourrions décrire cette démarche comme étant l’accouplement contre nature entre un DRAGONFORCE et un groupe quelconque de death métal. Et d’ailleurs, hasard amusant, GYZE ouvrira justement pour les britanniques à Taiwan en septembre prochain. En quatre ou cinq minutes à chaque fois, tout est dit à une vitesse supersonique. Les japonais ne laissant pas souffler l’auditeur qui se voit emporter dans un sacré maelstrom pour trois quart d’heure environ. Saluons la maîtrise technique affichée par le trio, Ryoji fait de tout bois avec sa guitare et ses deux comparses ne sont pas en reste. Cela risque d’en fatigué plus d’un mais l’amateur de beautés néo-classiques devraient y trouver son compte.

Ceux qui avaient apprécié Fascinating Violence devraient être aux anges en écoutant Black Bride. GYZE a su encore optimiser son propos même si les longueurs et le sentiment de lassitude n’ont pas entièrement disparus. Je confirme et répète la conclusion de ma chronique précédente, Les japonais devront évoluer pour continuer à progresser. Sinon, ils seront condamnés à la stagnation.

Oshyrya (07/10)

 

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Coroner Records / 2015

Tracklist (60:00 mn) 01. Black Bride 02. In Grief 03. Honesty 04. Insane Brain 05. Black Shadow 06. Winter Breath 07. Twilight 08. Satanic Loop 09. Nanohana 10. Julius 11. Asuhenohikari 12. Surface Tears (Exclusive Bonus Track)