Author Archive

Ensiferum – One Man Army

oshy_25032015_EnsiferCes dernières années les finlandais d’ENSIFERUM ont connu une belle progression sur la scène viking métal européenne. Ils en ont impressionnés plus d’un, dont votre serviteur, en publiant en 2009 un superbe album, From Afar (chronique ici). Ils avaient alors atteint le sommet de leur art avec des compositions enthousiasmantes, à la fois puissantes, mélodique et accrocheuses. Unsung Heroes (chronique ) en 2013 devait être l’album de la consécration et malgré bien des qualités, ENSIFERUM avait alors un peu déçu. La recette s’avérait très (trop) proche du précédent opus et le groupe donnait l’impression de commencer à s’essouffler, ils tournaient en rond. Avec régularité, après trois ans, voici le sixième album, One Man Army. Les finlandais sont désormais attendus et tournant et doivent confirmer un retour en forme ou un nouveau recyclage de la recette d’origine. One Man Army a été mis en boite entre Septembre et novembre 2014 aux Astia-Studios de Lappeenranta en Finlande sous la houlette du producteur Anssi Kippo (CHILDREN OF BODOM, IMPALED NAZARENE…). Le groupe est resté stable avec les cinq mêmes acteurs que sur les deux précédents disques.

Le premier changement est d’ordre visuel avec le choix de changer d’illustrateur. Exit Christian Wåhlin et bienvenu à Gyula Havancsák (ANNIHILATOR, ELVENKING, STRATOVARIUS) qui s’est chargé de la pochette du disque. Ce choix peut se comprendre même si je trouve cela un peu dommage tant les visuels et surtout la présence marquante d’une couleur particulière faisait partie de l’univers du groupe. Mais le plus important reste la musique. Après la petite intro instrumentale de rigueur, l’auditeur est dans la bonne disposition pour plonger tête la première dans le maelström viking métal distillé par les finlandais. Les ingrédients de base n’ont pas changé, une section rythmique endiablée, des guitares farouches et tranchantes et un chant bien énervé de Lindroos. Ajoutez à cela une pointe de douceur avec des touches folk ici et là à travers l’intervention de claviers ou d’instruments traditionnels. « Axe of Judgement » reprend les choses là où Unsung Hoeroes les avaient laissées. On reconnait assez facilement la patte ENSIFERUM et les standards du groupe sont respectés avec un bon niveau d’ensemble. Plus accrocheur, l’album continue avec un « Heathen Horde » un peu plus convaincant mais si l’absence d’innovation déçoit un peu. Le travail sur les chœurs reste intéressant et soigné.

Les offensives se poursuivent sans temps mort. La chanson éponyme bastonne également sévèrement et fait preuve d’une belle efficacité. Les chansons se suivent et finissent par, quand même, bien se ressembler. Malheureusement les tentatives plus originales ratent la cible. Un bon exemple reste le titre « Two of Spades » qui en laissera perplexe plus d’un. La partie speed reste assez classique mais se voit complété d’un break central beaucoup plus doux, rock, en chant clair, qui gâche un peu la fête. Nous ne sommes parfois pas loin du ridicule avec ce petit côté dansant. Heureusement, le groupe se reprend dès la chanson suivante un « My Ancestors' Blood » bien guerrier et bourré d’énergie. Un certain soulagement se fait jour même si la tendance d’Unsung Heroes se voient malheureusement confortée sur One Man Army.

Nos craintes se voient confirmée avec ce sixième album. ENSIFERUM reste une valeur sûre du viking métal scandinave mais le groupe ne parvient plus à se renouveller et nous sert encore une fois un erstaz de sa recette originale. Les mélodies sont moins tranchantes, les refrains peinent à convaincre, un goût d’inachevé persistant dans la bouche. C’est loin d’être mauvais mais nous étions fondés à attendre mieux des finlandais. Ils régressent par rapport à From Afar. Le spectacle sur scène continue de valoir le coup mais sur album la question reste posée.

Oshyrya (6,5/10)

 

Site Officiel

Facebook Officiel

 

Metal Blade Records / 2015

Tracklist (53:10 mn) 01. March of War 02. Axe of Judgement 03. Heathen Horde 04. One Man Army 05. Burden of the Fallen 06. Warrior Without a War 07. Cry for the Earth Bounds 08. Two of Spades 09. My Ancestors' Blood 10. Descendants, Defiance, Domination 11. Neito Pohjolan

Itw_oshy_Axemast_01

01. Peux-tu présenter à nos lecteurs AXEMASTER ?

JOE – J’ai créé le groupe en 1985 et je reste désormais le seul membre d’origine et le seul à avoir pris part à tous les disques publiés. Quand le groupe était actif dans les années 80 et au début des années 90, nous avons officiellement sorti cinq disques dont ceux édités par Azra International Records (Blessing in the Skies et The Vision) nous ont permis d’atteindre une reconnaissance internationale. Vers 1993, le groupe a (malheureusement) changé de nom et de direction musicale sans être réellement actif jusqu’à ces dernières années (nous avons remis le couvert brièvement en 2006 sans cependant nous produire ni publié de nouveautés).

Mais pendant ces longues années d’inactivité, le nom du groupe n’a pas été oublié car deux labels européens ont réalisé trois différentes rééditions d’albums plus anciens. Et elles furent VRAIMENT très importantes car elles ont conservé notre nom vivant auprès de nos vieux fans et de nouveaux fans ont aussi pu nous découvrir. J’ai relancé la machine AXEMASTER sans regarder dans le rétroviseur et commencé à travailler sur un nouvel album. Ce fut un processus très long mais tout ce temps et tous ces efforts ont payé car j’aime beaucoup notre matériel contemporain. Le groupe est désormais constitué de moi-même à la guitare lead, Geoff McGraw au chant et à la guitare rythmique, Jim Curtis à la basse et un petit nouveau derrière les fûts, Denny Archer.

 

02. Quel est votre état d’esprit après la sortie de votre troisième album, Overture to Madness, quels sentiments dominent sur cette aventure avec le recul ?

JOE – Je considère cet album vraiment comme mon bébé ! J’ai composé toute la musique et j’ai également assuré sa production, son mixage et son mastering dans mon propre studio. J’ai même trouvé le visuel de la pochette que j’ai pu adapter à nos besoins. Cale m’a pris un temps fou mais je n’aurais pu supporter de ne pas donner le meilleur de moi. Je suis allé aussi loin que possible, à l’extrême même mais cette sortie est TRES importante car elle nous définit en tant que groupe. J’étais prêt à faire tous les sacrifices, tous les efforts pour obtenir le meilleur possible et je suis bien heureux de l’avoir fait ! Dans sa globalité, à cause de tout cet investissement personnel, je dois bien avouer que le sentiment qui prédomine reste la fierté !

Geoff – Je voudrais souligner, de la part de Joe, que même si effectivement il s’agit là du troisième album du groupe, AXEMASTER a publié d’autres disques dont deux EPs. Vous pouvez consulter le site internet du groupe et la discographie pour avoir une idée exhaustive. Et je suis très fier de pouvoir être ainsi impliqué dans ce projet et aussi très fier de voir ce qu’est devenu ce nouvel opus.

Itw_oshy_Axemast_04

03. Pourquoi avoir décidé de revenir d’entre les morts et ainsi faire un comeback après 25 ans de silence en tant qu’AXEMASTER ?

JOE – Plusieurs raisons m’ont poussé à recommencer l’aventure AXEMASTER. D’abord, j’ai été vraiment surprise de constater que les fans du groupe en avait vraiment envie et que pas mal de gens souhaitaient notre retour et nous voir sortir un nouvel album. J’ai toujours su que les fans hardcore du groupe souhaitaient nous revoir mais je n’étais pas conscient de l’intensité de cette envie et du nombre de personne que cela concernait. De plus, j’ai toujours considéré AXEMASTER comme mon groupe préféré, celui au sein duquel j’ai pris le plus de plaisir à évoluer, proposant le style musical qui me plait le plus. J’ai passé tellement d’année immergé dans la musique et je voulais avoir un groupe pour ainsi assouvir ma passion et proposer la musique que j’aime VRAIMENT jouer. Je pense qu’AXEMASTER sera mon dernier groupe et je compte bien jouer avec lui pendant TRES TRES LONGTEMPS !

 

04. Si tu devais ne conserver qu’un souvenir de la période Death Before Dishonor, quell serait-il ?

JOE – Question intéressante, je ne crois pas que quelqu’un me l’a déjà posée. En dehors des sessions d’enregistrement que nous avons réalisées pour la sortie, je pense que je voudrais conserver les quelques t-shirts qui avaient été réalisé pour nous par S.A. Bucher management, une boite française, qui avait publié la cassette originale de Death Before Dishonor aux côtés de Skullthrasher Promotions qui s’occupait de la Belgique. Ces t-shirts sont plutôt simples, blancs avec l’impression en noir de notre logo devant let la pochette de Death Before Dishonor dans le dos. La qualité était vraiment bonne. C’était la première fois qu’une société imprimait et vendait des t-shirts pour nous et c’était très cool à cette époque pour nous d’avoir ainsi des vêtements d’AXEMASTER vendus en Europe. Cela représentait quelquechose pour moi.

 Itw_oshy_Axemast_06

05. De ton point de vue, quelle seraient les évolutions les plus notables entre l’AXEMASTER de 1990 et de 2015 ?

Il s’agit de deux choses complétement différentes, les progrès sont immenses entre le groupe contemporain et l’AXEMASTER des années 80 et 90. En premier lieu, j’ai moi-même changé. J’en sais désormais beaucoup plus sur le musique en général, plus que jamais auparavant. Je suis maintenant capable de composer des chansons plus cool et intéressante qu’à l’époque. Mon état d’esprit est aussi bien meilleur, je suis bien mieux émotionnellement parlant et je peux travailler plus dur et gérer mieux les choses. La deuxième différence est à chercher au niveau du groupe lui-même.

C’est le meilleur groupe auquel j’ai jamais appartenu. Je ne cherche pas à être irrespectueux par rapport aux anciens membres en disant cela. J’ai travaillé dans le passé avec des gens bien mais c’est juste que désormais le groupe, dans sa globalité, très spécial. Chacun n’est pas seulement un musicien exceptionnel mais (et c’est tout aussi important) est aussi une PERSONNE exceptionnelle. Nous travaillons tous dur, nous sommes très professionnels, et nous ne rencontrons pas de problème d’égo. Nous ne créons pas de drame ni de conflit entre nous. Et grâce à cela, quand nous jouons ensemble une magie se crée et nous collaborons si bien ensemble. Je pourrai être sur la route avec ces mecs des années durant et ne pas ressentir d’ennui ni de frustration.

 

06. Quelle était votre idée, votre ambition au moment de commencer à travailler sur ce nouvel album, Overture to Madness ?

JOE – Je savais dès le début que le premier album après la renaissance serait particulièrement important. Si nous ne parvenions pas à atteindre les sommets espérés cela aurait pu finir par nous blesser très sérieusement car cela aurait montré aux gens qu’AXEMASTER n’était plus capable de proposer de supers chansons. Je serais alors devenu vieux et j’aurais perdu mon talent (rires) ! Mais plus sérieusement, je savais que ça passait ou ça cassait pour AXEMASTER dont j’y ai mis tout mon cœur et j’ai vraiment pris le temps de composer des chansons de qualité.

J’avais alors pour objectif de ne proposer que des chansons de haute qualité, que chacune d’elle pouvait justifier l’achat de l’album car elle bottait vraiment le cul. Je pense que beaucoup trop d’albums possèdent quelques très bonnes chansons mais que le reste est ordinaire au mieux. L’une des choses dont je suis le plus fier sur ce nouveau disque c’est que chacune de ces chansons a pu atteindre le potentiel que j’espérais. Bien sûr j’ai moi-même mes favorites parmi elles mais chaque titre reste de qualité car j’ai dès le début travaillé avec cet objectif en tête.

Geoff – Je suis arrivé assez tard dans le jeu sur cet album car la musique avait alors été déjà entièrement composée mais Joe m’a laissé le champ libre au niveau des paroles et je lui en suis très reconnaissant. Ma plus grande ambition était de rendre justice à la musique composée avec les paroles. Tout était si lourd et sombre et il fallait que ma performance n’enlève rien de ce qui avait déjà été fait. Il fallait que j’apporte ma pierre à l’édifice pas que j’en efface les caractéristiques. Je crois que l’intensité a été conservée et que le contenu des paroles s’adapte aux sentiments générés par la musique.

Itw_oshy_Axemast_05

07. Que pouvez-vous nous dire des sessions d'enregistrement d’Overture to Madness ?

JOE – J’ai composé toute la musique de mon côté et donc pour mener à bien ce processus j’ai fait beaucoup d’essais à la guitare, enregistrant beaucoup, faisant le tri, coupant, collant et réarrangeant le tout. Nous avons fait l’enregistrement dans le studio construit dans ma maison ; tout a été fait morceau après morceau, la démarche a été assez ordinaire et directe. En grande majorité, moi-même, Jim et Brian (notre ancien batteur) nous avions ce que nous voulions et devions faire et tout s’est déroulé comme prévu. Les sessions les plus spécifiques ont été celles de Geoff alors qu’il enregistrait son chant. Il a rédigé les paroles mais nous avons travaillé tous les deux ensembles sur certains aspects comme le phrasé de certaines parties ou des réarrangements de la musique pour qu’elle colle mieux aux mots.

Il est important pour moi de souligner que ce fut un processus très cool (et je pense qu’il a fait un travail fabuleux sur le chant) et surtout la première fois que nous avons VRAIMENT collaboré étroitement et ce fut comme dans un rêve. La situation était parfaite car il n’était pas question d’égo, nous étions tous concentrés pour obtenir le meilleur de ces chansons. Donc si je lui demandé de refaire une tentative ou si l’un de nous pensions qu’il fallait essayer quatre chose, tester une option différente, nous étions à l’écoute et en phase 99% du temps. Dans la globalité, ces sessions ont été assez tranquilles pour tout le monde car nous étions prêts, chacun ayant fait ses devoirs et nous avions la bonne attitude, constructive et positive.

Geoff – Le plus étonnant pour moi a été de constater combine ce fut facile de bosser avec Joe, pas de dispute pas de difficulté. La plupart du temps, avec quelques exceptions, j’écrivais à la maison et apportais les paroles au studio. Ici et là nous apportions quelques modifications sur les idées et le phrasé mais je n’ai jamais composé de chanson complète en studio. Pour te confier une anecdote, à une ou deux occasions, alors que j’étais malade, nous avons utilisé ma voix râpeuse pour mettre en boite quelques parties qui ont terminé sur les chansons « Peeling Skin » et « Ashes ».

 

08. Comment avez-vous travaillé l’aspect visuel et pourquoi avoir choisi ce détail du tableau Vanitas de Jan Davidsz de Heem ?

JOE – Eh bien en fait l’artiste original s’appelle Pieter Claesz. Nous avions prévu qu’un artiste se charge de la pochette originale mais alors qu’il avait accepté tous les termes de notre accord et même réalisé quelques dessins préparatoires, il s’est rendu compte qu’il avait mal compris les termes de notre contrat et décide donc de quitter l’aventure peu de temps avant la deadline de livraison du visuel. Cela nous a précipité dans une situation difficile car il ne nous restait plus le temps nécessaire pour tout recommencer et trouver un artiste de remplacement. Nous avions déjà réalisé pas mal de promotion autour du titre de l’album et nous l’aimions bien donc ne nous voulions pas en changer.

Donc nous avons eu peur d’être obligé d’utiliser un visuel très basique pour la pochette, sans réel rapport avec le titre du disque. Dans tous les cas nous aurions fini avec un visuel dont nous n’aurions pas vraiment voulu. Donc j’ai passé bien des heures à chercher sur internet pour trouver une alternative et je suis tombé sur le travail de Pieter Claesz. Le violon et le crâne correspondent bien à Overture to Madness et l’image est vraiment cool !!!! Et j’aime l’idée de passer cela en noir en blanc cela donne une image encore plus forte. Et notre label Pure Steel Records a fait un super travail en ce qui concerne le packaging complet de l’album, il est génial vu de l’intérieur et de l’extérieur !

Geoff – Je ne peux pas décrire notre état de panique et d’énervement devant ce coup du sort, notre ignorance concernant le visuel final de l’album. Et à posteriori, je suis soulagé et heureux du résultat final.

Itw_oshy_Axemast_07

09. Quelles sont vos principales influences ?

JOE – En ce qui concerne les groups, à l’heure actuelle ce serait principalement la période Ronnie James DIO au sein de BLACK SABBATH/HEAVEN AND HELL, les débuts de METALLICA, IRON MAIDEN, SAVATAGE et du SLAYER. En ce qui concerne les guitaristes, je dirais Tony Iommi, Michael Schenker, Kirk Hammett, George Lynch, Yngwie Malmsteen et David T. Chastain.

Geoff – Je reste assez simple en ce qui concerne la guitare, je rends hommage à Tony Iommi et Scott Ian. En ce qui concerne le chant, j’ai beaucoup d’influences: Ronnie James Dio, Warrell Dane et Chuck Billy sont probablement les plus marquants à mes yeux. Mais il y en a beaucoup ‘autres et je ne veux pas tomber dans une liste à la Prévert.

 

10. Que peux-tu nous dire de la scène métal en Ohio et plus généralement, aux USA ? Comment faire sans le soutien des grands réseaux nationaux ?

JOE – C’est loin d’être génial, ou même bon même si la situation s’est bien améliorée depuis dix ans. En particulier de 1995 à 2005 la scène américaine était terrible, on pouvait même douter de son existence tout court ! Mais les choses se sont nettement améliorées, un marché existe maintenant pour les groupes métal classique. N’imaginez pas monts et merveilles mais au moins maintenant un groupe comme nous a une chance de se développer et de faire des choses cools alors que dix ans en arrière, point de salut en dehors de l’Europe. Je pense même que c’est le bon moment pour sortir l’album, cela marque officiellement le retour sur le devant de la scène d’AXEMASTER car j’ai l’impression que la scène métal, dans son ensemble, est sur une pente ascendante.

Geoff – Je pense effectivement que nous assistons à un retour en grâce depuis cinq ou six ans de la musique heavy métal. Cela reste très très difficile mais l’intérêt a augmenté. Le phénomène le plus important de ces dernières années me semble être l’émergence des radios internet comme diffuseur de heavy métal. L’Ohio est lui-même terrible pour les groupes, il faut vraiment des efforts insensés pour que les gens se déplacent pour applaudir les groupes locaux. Les Etats-Unis dans leur ensemble semblent connaître un regain d’intérêt pour le heavy métal mais le processus est lent. Et potentiellement tout peut s’arrêter et changer to tout au tout en une nuit.

 

11. Quels sont tes attentes et tes espoirs pour AXEMASTER ? Pourrons-nous bientôt vous voir en Europe occidentale ?

JOE – Nous avons bien l’intention de publier de nouveaux albums dans le futur et nous produire autant que possible sur scène pour donner des concerts vraiment cools. Notre espoir réside dans le fait que le nom d’AXEMASTER ainsi que nos chansons continuent à toujours mieux se faire connaître et que cela fasse augmenter nos ventes d’albums et impacte positivement la qualité de nos concerts. Ce processus a vraiment déjà commencé car l’album est sorti le 6 mars dernier et nous avons suscité plus d’attention sur le groupe que jamais auparavant, même par rapport aux années 80.

Un de nos GROS objectifs et de pouvoir nous produire au maximum en Europe occidental, principalement lors de festivals de qualité. Mais comme l’album vient à peine de sortir et que nous sommes déjà aux portes du printemps, nous préférons continuer à le faire connaître au maximum, obtenir le maximum de promotion et tenter de nous positionner pour des concerts et festivals au printemps et à l’été prochain. Nous pensons pouvoir ainsi maximiser nos chances de décrocher de meilleurs concerts, plus nombreux, si le public a le temps d’apprendre à nous connaître, le groupe et l’album.

Geoff – Je n’ai pas eu l’occasion de participer à la première aventure du groupe donc je suis très excité à l’idée de pouvoir me produire en Europe, ou partout dans le monde où l’on voudra de nous. Soyez patients… nous arrivons.

Itw_oshy_Axemast_03

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

JOE – C’est un choix difficile car j’aime énormément de chansons, cela dépend aussi de mon humeur. Mais je dirais que mon titre préféré reste « Night of Anger » de CHASTAIN

Geoff – Tellement de chansons absolument géniales et ma réponse pourrait changer chaque jour, mais je dirais « I Am the Law » d’ANTHRAX, en particulier parce que je suis un gros fan de Judge Dredd et aussi d’ANTHRAX. Donc deux de mes passions cohabitent !

 

02. Premier album acheté ?

JOE – Etant plus jeune, j’écoutais beaucoup de choses qui me semblent bien bizarre des années plus tard. Mais mon premier album rock quand j’avais sept ou huit ans devait être Alive 1 de KISS. Ensuite j’ai été accro à une musique plus heavy !

Geoff – Mon premier disque a été acheté lors d’une vente de garage et ce devait être News Of The World de QUEEN

 

03. Dernier album acheté ?

JOE – Ce doit être CHASTAIN avec Surrender to No One

Geoff – Mon dernier achat s’appelle Distorted du groupe brésilien NECROPSYA. Absolument génial.

 

04. D’où est venue l’étincelle qui t’as donné envie de devenir musicien ?

JOE – Cette question est facile car tout est parti de mon amour pour le métal. Comme je l’ai déjà dit, il s’agit d’une addiction totale et j’ai toujours voulu écrire la musique qui j’aime.

Geoff – Ce serait assez difficile pour moi de trouver un moment précis. J’ai toujours chanté d’une façon ou d’une autre depuis que je suis petit, j’ai toujours aimé la musique et en faire. J’ai le souvenir d’avoir toujours été ainsi.

 

Tous nos remerciements à PROWLER et Michaela de Pure Steel Records.

Site internet

Krysantemia – Finis Dierum

oshy_23032015_KrysentemiAujourd’hui à l’occasion de la chronique du nouvel album des italiens de KRYSANTEMIA, je vais me permettre d’adapter une expression populaire hexagonale. En effet, l’écoute de ce Finis Dierum (fin du jour) fera regretter à plus d’un de ne pas encore « bouffer les chrysanthèmes par la racine ». Vous conviendrez que les pissenlits ne convenaient pas du tout ici. Nos amis du jour proposent un thrash métal mâtiné de death des plus énervés, à même de favoriser à toute allure votre passage dans l’au-delà. 

KRYSANTEMIA est un groupe né dans le nord de l’Italie à Pavullo nel Frignano sous l’impulsion de Lucio et Alessandro Secchi (batterie et basse). Ils voulaient tout simplement vivre leur passion et composer leur propre musique. Ils s’entourent de trois camarades de jeu et multiplie les concerts pour se faire connaître et accroitre leur expérience. Ce tout ce travail nait une première démo, This Is Resurrection en 2009. Les concerts continuent de s’enchaîner et les transalpins finissent par publier en 2012 un premier véritable album, Lay Down Forever, chez New Idols en 2012. Ils récoltent le fruit de leur travail et assurent en 2013 une tournée aux côtés des grecs de ROTTING CHRIST. Battant le fer tant qu’il est chaud, les voici de retour pour un nouveau cycle avec un deuxième album sous le bras, Finis Dierum, chez Memorial Records.

Le groupe ne cache pas ses influences et assument complétement de tirer son inspiration de la période faste de la scène thrash des années 80 : SLAYER, KREATOR ou encore AT THE GATES font partie des groupes de chevet des italiens et cela s’entend. Mais ne craignez pas une pâle copie de ces groupes, les italiens tentent d’évidence de se construire un son et une identité propre à partir de ces racines. Et ils ne ménagent pas leur peine pour proposer des chansons courtes mais bien rentre-dedans, allant à l’essentiel sans guimauve ni fioriture inutile. En trois minutes tout est dit sous la forme d’un uppercut à la fois vicieux et méchant. Les riffs saignants s’enchainent rapidement et ne feront pas de quartier. KRYSANTEMIA sait également se faire plus subtil avec quelques harmonies bien senties et lumineuses. Mais l’accalmie ne dure pas et la brutalité reprend rapidement ses droits. Le son général se veut assez râpeux et sale et constitue un écrin parfaitement adapté à la démarche du groupe. Chacun des musiciens proposent une solide performance même si Finis Dierum rencontre quelques difficultés à tenir la distance. Il faut bien avouer que le dernier tiers du disque est plus poussif et laisse s’installer une certaine lassitude.

KRYSANTEMIA ne démérite pas et laisse même entrevoir un joli potentiel même Finis Dierum montre un groupe encore fragile et incertain. Au lieu de monter crescendo, l’attractivité de l’album décroit chanson après chanson, écoute après écoute. L’énergie et la colère canalisées pour accoucher de ce deuxième album est tout à fait respectable mais manque encore de finition pour atteindre les sommets. Le groupe est encore jeune et les concerts à venir aux côtés des cultes MARDUK et BELPHEGOR seront de belles opportunités pour apprendre et progresser au contact des meilleurs.

Oshyrya (06/10)

 

Site officiel

Facebook Officiel

 

Memorial Records / 2015

Tracklist (33:36 mn): 01. In Corpus Diaboli 02. Finis Dierum 03. At Last 04. Not Alone 05. Sadistic Possession 06. Incarnation 07. When the Sun Dies 08. Shadow of Fault 09. Try to Get Lost 10. Six Feet Away 11. Saint Evil