Cette sortie est l’occasion pour moi de constater à quel point je ne m’intéresse pas aux medias mainstream et que je ne connais donc pas, la majorité du temps, les groupes qui font le buzz et rencontre un certain succès chez les djeuns. Ainsi, les suédois de NEVERSTORE qui nous occupent aujourd’hui dont inconnus au bataillon et peuvent pourtant montrer quelques trophées comme uhn MTV Award. C’est vrai que je ne regarde plus MTV depuis que j’ai passé l’apge de dix-huit ans mais je m’enorgueillissais d’avoir une solide culture musicale. Et ben non, je suis un vieux con et toutes ces cérémonies pour ado me passent bien au-dessus.
Donc pour ma gouverne, je dois savoir que NEVERSTORE a marqué les esprits en 2007 avec un premier album tonitruant, Seven Hundred Sundays avec moult récompenses. Rebelote l’année suivante en 2008 avec le second opus, Heroes Wanted. Suivra enfin Age of Hysteria en 2010 avant un silence discographique de près de quatre ans. Ils ne se sont cependant pas reposés sur leurs lauriers et ont multiplié les concerts un peu partout. NEVERSTORE s’est fait connaître de beaucoup en tournant au côté des canadiens de SUM 41. ET effectivement, les deux groupes ont beaucoup en commun dans un style punk rock. Tout cela fleure bon les campus US et le Summer Break et… fini très rapidement par lasser. NEVERSTORE ne démérite pas mais fait preuve d’un manque de caractère effrayant. C’est déjà entendu des milliers de fois, souvent pas assez catchy pour convaincre malgré tous leurs efforts. Quelques chansons passent la barre mais dans son ensemble ce disque éponyme tourne en rond et recycle des sons, des structures et des riffs déjà usés jusqu’à la corde par d’autres. L’énergie déployée plaira à certains mais l’enthousiasme ne risque pas de durer. Les ballades se service sont bien là avec pas moins de trois chansons calmes. Le reste est plus énervé mais ces champs ont déjà été tellement labouré qu’ils ne risquent plus de produire grand-chose.
Ne doutons pas que NEVERSTORE recueillera de nouveaux honneurs et prix avec ce disque à moins que le groupe ne soit déjà passé de mode auprès des teenagers qui ont tendance à consommer les groupes à vitesse grand V. Quatre années de silence représente une éternité pour ce public éphémère…
Oshyrya (05/10)
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Gain Music / 2014
Tracklist (49:38 mn) 01. For The Rest Of My Life 02. My Own Paradise 03. Bullets And Quicksand 04. Work Eat Sleep Repeat 05. Unbreakable 06. Got My Heart To The Left 07. Show You The World 08. Good Time For Disaster 09. Degrading 10. Do You Miss Me? 11. In My Neighborhood 12. Lost
Très amusant au début, le phénomène LORDI commence à me fatiguer et j’accueille ce nouvel album en essayant de faire au maximum abstraction du décorum et des gimmicks des finlandais. Si comme pour KISS a une certaine période, le buzz prend le pas sur la musique, le groupe finira par saouler tout le monde. Cet album sera l’occasion de présenter de nouveaux costumes, mais là ne doit pas être l’essentiel. Espérons qu’encore une fois, Scare Force One contienne son lot de bons titres hard rock, nous n’en demandons pas plus.
Mr Lordi annonce qu’ils se sont aventurés cette fois-ci sur des chemins plus expérimentaux. Cela reste à voir tant ce disque ressemble aux précédents sans qu’un coup d’éclat ne vienne particulièrement nous surprendre. Une fois la sympathique introduction passée, les fans se retrouveront immédiatement en terrain connu avec des titres hard rock solides et souvent très accrocheurs. Mr Lordi continue à mon goût à en faire beaucoup trop, particulièrement via des montées dans les aigus assez malheureuses. Les deux précédents opus avaient été mis en boite à Nashville sous la surveillance de producteur Michael Wagener. Cette fois-ci, ils ont voulu rester à la maison et Scare Force One a été enregistré en Finlande avec le producteur vétéran Mikko Karmila. Comme d’habitude, rien à redire sur le son, la production est puissante et limpide. « Scare Force One », « How To Slice A Whore » ou encore « Nailed By The Hammer Of Frankenstein » risqué encore de faire un Malheur sur scène avec des mélodies accrocheuses, des riffs assez simples et quelques claviers ici et là pour donner un peu plus de corps et d’épaisseur à l’ensemble. Le vingt-cinquième degré n’est jamais très loin et il suffit de lire les titres des chansons pour s’assurer que le groupe continue de ne pas se prendre trop au sérieux.
LORDI livre la marchandise attendue sans coup d’éclat ni surprise à se mettre sous la dent. Il n’y a rien ici que pousse à hurler au génie, mais une nouvelle confirmation du savoir-faire des finlandais en matière de hard rock convaincant. Si comme moi, les costumes vous fatiguent, fermer les yeux et concentrez-vous sur la musique. Quelques bons moments vous attendent.
Oshyrya (07/10)
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AFM Records / 2014
Tracklist (48:12 mn) 01. SCG7: Arm Your Doors and Cross Check 02. Scare Force One 03. How To Slice A Whore 04. Hell Sent In The Clowns 05. House Of Ghosts 06. Monster Is My Name 07. Cadaver Lover 08. Amen’s Lament To Ra II 09. Nailed By The Hammer Of Frankenstein 10. The United Rocking Dead 11. She’s A Demon 12. Hella’s Kitchen 13. Sir, Mr. Presideath, Sir!
Je suis tout fier ce soir car je viens de découvrir un nouveau sous-genre jusque-là inconnu de votre serviteur. Les finlandais de GRAVEYARD SHIFTERS proposent ainsi du crust punk 'n' roll, sympathique expression qui laisse entrevoir moult headbanging.
L’histoire commence à Kerava, en Finlance donc, où le groupe a vu le jour en 2012 par la grâce du chanteur J. Matilainen et du chanteur A. Salmenoja. Partis à la recherche camarades de jeu, ils constituent rapidement un groupe et applique consciencieusement la règle suivante: jouer du rock une fois tous les réglages mis à fond. Au bout de six mois de travail, les voici qui nous présentent une première carte de visite sous la forme de cet EP cinq titres, Brainwashed by Moonshine.
Reconnaissons d’emblée que les finlandais livrent la marchandise attendue, un métal très « couillu » et ultra boosté. Ils ne se sont pas posés trop de questions, les guitares tronçonnent des forets entières, la section rythmique tire à vue sur tout ce qui dépasse et Matilainen fini d’achever les (rares) survivants avec un coup hurlé de bon aloi. La bonne humeur et l’énergie dégagée font plaisir à entendre, GRAVEYARD SHIFTERS s’adresse aux plus bas instincts des métalleux et tout a chacun aura de quoi s’amuser, taper du pied et headbanguer, un shot de Jägermeister à la main. C’est brut de décoffrage, sans fioriture et pas très malin mais un coup de pied au c.. comme celui-là aura l’avantage de remettre les idées en place. En cinq chansons, les finlandais montrent un certain potentiel mais il va en falloir plus pour convaincre. Cet EP ayant été autofinancé, il aura sans aucun doute tapé dans l’œil de certains. Attendons d’avoir en main un album complet et émettre un avis plus définitif.
Oshyrya (06/10)
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Eternal Sound Records / 2014
Tracklist 01. Chicken Cage of Terror 02. A Good Day to Die Hard & Loud 03. Graveyard Shifters (Necromance) 04. Molotov Cocktail 05. Play the Victim