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Kontrust – Explositive

oshy_06122014_KontruLes autrichiens de KONTRUST avaient agréablement surpris cette rédaction lors de la publication de leur précédent opus, Second Hand Wonderland (chronique ici). Il est désormais si rare de voir un groupe oser une approche et une démarche originale pour ne pas apprécier la qualité des chansons proposées et surtout l’humour omniprésent. Trop d’artistes se prennent beaucoup trop au sérieux. Les voici qui remettent le couvert en cette fin d’année via ce Explositive.

On ne change pas l’orientation musicale, KONTRUST continue de n’en faire qu’à sa tête faisant fi des conventions et mélangent allégrement les genres. Ne chercher pas midi à quatorze heure, les titres se veulent immédiatement accessibles à l’image du premier single « Just Propaganda ». Ce rythme martial, des discrètes touches électro et ces mélodies vocales attrayantes feront mouche à coup sûr. Toutes les ressemblances avec des chansons du passé comme « Bomba » ne sont pas des coïncidences. Les autrichiens ont su développer un style facilement reconnaissables et exploitent le filon au maximum. Un sentiment de déjà entendu émerge progressivement, il faudra faire attention de ne pas s’enfermer dans l’épuisement jusqu’à l’écœurement des différentes variations possibles d’une même recette.

Les chansons oscillent entre trois et quatre minutes évitant ainsi les développements stériles. Le concept du groupe s’accorde mieux de ces formats courts, des riffs et des rythmiques féroces complétés d’une mélodie et des refrains accrocheurs. Ajoutez cela des influences très variées et vous obtenez un rock crossover convaincant. Il semble évident que KONTRUST est avant tout un groupe de scène et donne sur les planches son plein potentiel. Il y largement ici de quoi faire chanter à tue-tête le public et lui faire brûler quelques milliers de calories à force de taper du pied et des mains. Agata et Stefan continuent à se partager très efficacement le micro et l’équilibre se crée très facilement. Le vingt-troisième degré n’a pas été oublié aussi bien au niveau des chansons comme « Why » ou des visuels (ne vous invite à regarder le clip de « Just Propaganda » pour vous convaincre).

Comme Second Hand Wonderland, Explositive peut s’apparenter à l’injection d’un dose massive d’énergie et de bonne humeur en direction de l’auditeur. L’album peine un peu plus sur la fin mais on pardonne aisément cette faiblesse à KONTRUST tant leur musique apporte fraicheur et légèreté. Encore une fois, ne ratez pas le groupe sur scène si l’occasion de les voir se présente à vous. Le résultat ne devrait pas être triste…

Oshyrya (07/10)

 

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Napalm Records / 2014

Tracklist (41:33 mn) 01. Dance 02. Why 03. Just Propaganda 04. I Freak On 05. Shut Up 06. Cosmic Girls 07. Vienna 08. Bulldozer 09. Play! 10. This Is My Show 11. Bad Time

Misgivings – Delete History EP

oshy_05122014_MisgivingsLes soirées beuveries finissent rarement par accoucher d’une grande idée. Ce qui semble absolument génial avec trois grammes d’alcool dans le sang apparait bien terne et sans intérêt une fois sobre. Cette maxime populaire synthétise bien la conclusion qui s’impose une fois cet EP des britanniques de MISGIVINGS sur la platine.

Tout a commencé donc en 2013 après beaucoup trop d’alcool à notre goût. Le quatuor décident de se lancer dans le grand bain de la scène punk rock et nous propose sa propre déclinaison pas très originale. Après bien des concerts et des tournées dans des conditions souvent difficiles, nos quatre courageux sautent le pas et enregistrent cet EP comme ils le peuvent, avec les moyens du bord. Cet esprit DIY est très sympathique mais face à l’interminable liste de sorties mensuelles, MISGIVINGS risquent de rester longtemps dans l’ombre. Et puis plus grave, leurs chansons risquent de peiner à générer une once d’enthousiasme. La bonne volonté ne fait pas et les compositions offertes en pâtures sur cet EP sonnent encore trop brutes, pas assez travaillées. Dans le genre punk rock, il s’agit de proposer des titres courts et percutants avec des riffs accrocheurs et des refrains qui vous rentrent imparablement dans le crâne. Ici tout sonne assez brouillon et le chant éraillé et mal assuré n’aide pas. L’ennui et la torpeur monte rapidement et ne lâcheront pas prise pendant toute la durée du disque. N’est pas GREEN DAY qui veut… Cette référence au groupe américain n’est pas innocente, on croirait parfois entendre Billie Joe Armstrong, en beaucoup moins bien, derrière le micro.

Tout n’est pas à jeter ici, un peu de lumière tente vaillamment de sortir de l’obscurité. Des chansons comme « Niagara Falls, Frankie Angel » et « The Natives » sauvent Delete History du naufrage. Les britanniques ont raison de vivre leur passion jusqu’au bout mais ils leur restent encore bien du travail pour espérer émerger des ténèbres. Delete History est un (très petit) pas dans la bonne direction.

Oshyrya (05/10)

 

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Autoproduction / 2014

Tracklist (20:54 mn) 01. Century 02. It's A Bone, You Lucky Dog 03. The Natives 04. Black Books 05. Niagara Falls, Frankie Angel 06. Stay Dull

oshy_04122014_Hel_in_th_CluIl n’est pas rare de voir des musiciens de divers horizons se regrouper au sein d’un projet rock histoire de s’amuser et de se détendre. Un exemple connu reste Shagrath qui crée en 2004, CHROME DIVISION, un groupe de heavy metal/hard rock. C’est un peu la même histoire pour HELL IN THE CLUB qui voit des membres d’ELVENKING, DEATH SS et SECRET SPHERE associer leurs talents au sein d’une aventure très différente de leur quotidien. Ici il faut parler de hard rock classique teinté de diverses influences, entre heavy metal et rock’n’roll des années 50.

Tout est là, de l’imagerie un peu clichée, un look assumé et des visuels qui sentent bons les bars, l’alcool et la fumée de cigarette. La recette est simple, des mélodies accrocheuses, de solides riffs, une bonne rythmique et un chant expressif à souhait. Les transalpins ne réinventent rien, ils n’innovent pas non plus mais donnent le meilleur d’eux-mêmes pour pondre des chansons à même de parler aux fans de rock. Et il faut bien avouer que le pari est plutôt réussi dans l’ensemble. Les chansons ne s’éternisent pas, chacune est calibrée autour des trois minutes. HELL IN THE CLUB ne garde que l’essentiel et retire tout ce qui pourrait paraître superflu. Les titres les plus réussis s’avèrent être les plus rapides comme « Beware of the Candyman », « Whore Paint » ou encore « Toxic Love ». Certains pourraient apprécier ce petit côté GLAM américain, débordant d’énergie et facilement mémorisable. LE travail de studio a été bien réalisé. Devil On My Shoulder a été produit par Simone Mularoni (DGM, EMPYRIOS) aux Domination Studios de San Marin en Italie.

HELL IN THE CLUB parvient à donner raison à deux proverbes populaires : Les choses les plus simples sont souvent les meilleures et c’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe. En revenant aux fondamentaux rocks, ils se font d’abord plaisir et dégage une énergie communicative. Nous sommes loin ici de l’labum de l’année mais le travail a été mené très sérieusement et Devil On My Shoulder s’avère taillé pour satisfaire le petit cœur de rocker qui bat en chacun de nous.

Oshyrya (07/10)

 

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Scarlet Records / 2014

Tracklist (48:08 mn) 01. Bare Hands 02. Devil on my Shoulder 03. Beware of the Candyman 04. Proud 05. Whore Paint 06. Pole Dancer 07. We are the Ones 08. Save Me 09. Toxic Love 10. Muse 11. Snowman Six 12. No More Goodbyes 13. Night