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Bulletrain – Start Talking

oshy_16112014_BulletrLoin de moi l’idée d’être d’entrée médisant vis à vis des suédois de BULLETRAIN mais l’arrivée de ce premier album, Start Talking, peine a suscité chez moi un enthousiasme débridé. La scène glam/sleaze rock se connait un joli succès en Europe et surtout en Scandinavie des dernières années et on ne compte désormais plus les groupes qui s’engouffre dans cette voie. Un des derniers rejetons s’appelle BULLETRAIN même si le projet mature depuis bien des années maintenant car les suédois n’ont pas été spécialement épargnés par les galères. Tout a commencé en 2006 sous l’impulsion du guitariste Mattias Persson et du batteur Jonas Tillheden dans la banlieue d’Helsingborg. La première sortie discographique date de 2007 sous la forme d’un EP titré Johnny Gonebad. Et pourtant à cause du mauvais sort et de changements incessants de line-up, il faudra sept ans de plus pour voir arriver ce premier album, Start Talking.

Et à l’écoute de ces chansons, il y a de quoi se dire tout ça pour ça. Ce n’est pas mauvais, mais l’écoute de ce disque tombe rapidement dans le banal, le déjà entendu un nombre incalculable de fois et l’ennuyeux. C’est bien gentil de vouloir prendre la roue de formations confirmées comme HARDCORE SUPERSTAR et CRASHDIET mais encore faut-il avoir les moyens de ses ambitions. Alors oui un certain talent est présent à travers ces quarante-huit minutes cependant cela manque de caractère et d’identité. Les mélodies et les refrains font trop rarement mouche et la lassitude pointe rapidement le bout de son nez. Il manque les paillettes, le brillant et les flashs de lumière à même d’intéresser et de séduire un nombre important de fan. A deux ou trois exceptions près (« All for on » par exemple) les chansons ne sont pas assez catchy, attrayantes pour recueillir tous les suffrages. BULLETRAIN compense par un bel enthousiasme et une grosse débauche d’énergie mais cela ne suffit pas sur la longueur d’un album.

Cette vague sleaze rock originaire de Scandinave semble commencer à s’essouffler avec l’apparition de groupes moins convaincants, des seconds couteaux qui peinent à atteindre le niveau de leurs ainés. Il n’y a déjà pas de quoi s’enthousiasmer avec CRAZY LIXX mais la tendance ne s’arrange pas. BULLTRAIN ne démérite pas, surtout vu les multiples obstacles franchis, mais Start Talking montre bien trop de faiblesses pour pouvoir être recommandé. Il va falloir que les suédois fassent bien mieux pour espérer survivre.

Oshyrya (05/10)

 

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AOR Heaven / 2014

Tracklist (48 mn) 01. Nothing but trouble 02. All for on 03. Dark Days (Dark Nights) 04. From the bottom of my heart 05. Even with my eyes closed 06. Start Talking 07. Out of control 08. Phantom Pain 09. Bad Blood (out of love) 10. Dicing with death 11. Take me to the sun 12. Joannas Secret

oshy_16112014_Ange_an_KinQuand une société ne parvient plus à innover, elle se tourne vers le passé. Il semble que le business musical file un mauvais coton et se soient lancé depuis quelques années dans une course folle au recyclage. On ne compte plus les reformations ou les résurrections pour parfois le meilleur mais trop souvent le pire. Beaucoup diront qu’en particulier l’AOR et le Hard FM sont des genres ancrés dans le passé ayant connu un âge d’or et un succès commercial, aujourd’hui disparu, dans les années 80, début des années 90. Difficile de ne pas être d’accord avec ce constat même si on constate que cette scène reste vivante en 2014 bien qu’assez confidentielle. Pas sûr quand même que ce soit l’idée du siècle de remettre ainsi en selle des groupes obscurs n’ayant pas réussi à percer lors de cette période faste.

Car c’est bien le cas des britanniques d’ANGELS OR KINGS qui nous occupent aujourd’hui. Fondé en 1988 à Manchester, le groupe n’a jamais pu ou su saisir les bonnes opportunités et atteindre la surface. Bien qu’ayant à l’époque assuré les premières parties de DARE ou DANGER DANGER, ils sont vite tombés dans l’oubli. Les voici donc de retour plus de vingt-cinq ans plus tard avec un premier (!) album sous le bras, Kings Of Nowhere. Et le pire reste que malgré l’odeur de formol et le caractère un peu daté de ces chansons, la magie opère quand même pour l’amateur d’AOR que je suis. Je n’en suis pas forcément fier mais le cœur a des raisons que la raison ignore. Ces douze chansons sont plus qu’agréables, accrocheuses et hyper mélodiques comme il se doit. Les guitares tissent une tapisserie lumineuse et chatoyante, bien mise en valeur par des claviers assez présents, une solide section rythmique et un chant convaincant. Tous les éléments du bon disque d’AOR sont ici présents, sans fausse note ni faute de goût. Cela risque de laisser de marbre 95% d’entre vous mais pour les autres, ce Kings Of Nowhere constitue une très bonne surprise.

Ne nous voilons pas la face, ce retour dans le passé fait jouer à fond la fibre nostalgique de chacun d’entre nous. Tout semblait plus simple alors. ANGELS OR KINGS a eu raison de vouloir prouver à tous, et avant tout à eux-mêmes, qu’ils étaient capables d’accomplir de belles choses. Souhaitons-leur que l’aventure dure le plus longtemps possible. En tout cas c’est bien parti vu les dates déjà programmées.

Oshyrya (07/10)

 

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AOR Heaven / 2014

Tracklist (59:06 mn) 01. Any Other Girl 02. A Harder Place 03. Ice Turned To Rain 04. Real Life, 05. Same Star 06. Someone To save Me 07. Left Me In Love 08. A Night Like This 09. Another Lost Boy 10. Same Old Love 11. If Her Tears Would Talk 12. Kings Of Nowhere

oshy_16112014_Forev_Cam_CallFOREVER CAME CALLING est un groupe de pop punk américain originaire de Twentynine Palms en Californie. Tout a commencé en 2006 sous la forme d’un cover band. Mais progressivement, nos amis ont souhaité développer un son et une identité propre et se lance dans la composition d’un répertoire original. Après bien des changements de line-up, ils proposent un premier EP, HopE P.assion, en 2010. Tout s’accélère alors et débouche en 2012 sur la publication d’un premier véritable album, Contender, déjà chez Pure Noise Record. La suite arrive ces jours-ci avec ce second opus, What Matters Most.

Le visuel de la pochette est très réussie, cette photo surprend et interpelle positivement. Malheureusement cette impression ne dure pas et, une fois la touche play enfoncée, cette surprise disparait et on se trouve en présence d’un punk rock très accessible et gentillet qui va ravir les kids et les teenagers outre-Atlantique. Les chansons sont très courtes et ultra-calibrées pour au total un famélique trente-quatre minutes de musique. Cela fait léger quand même. Tous les ingrédients sont présents : des mélodies attrayantes, quelques rythmiques rapides, plus agressives pour le côté rebelle et enfin des refrains fédérateurs. Vous trouverez la chanson plus douce et reposée avec « Endangered Innocence » histoire de reprendre son souffle et de rappeler à tous que parfois la vie est dure. Vous l’aurez compris, avec un certain talent quand même, FOREVER CAME CALLING a su coché toutes les cases pour sortir l’album type ayant le potentiel de passer sur les radios des campus américains. Quelques chansons pourront vous faire taper du pied mais ficelles sont quand même un peu grosses pour ne pas à un moment ou un autre regretter d’être pris pour un mouton.

Si vous aimez BLINK 182, WEEZER et FALL OUT BOY, What Matters Most est fait pour vous. Vous y retrouverez avec délice tous vos ingrédients préférés et vous ne serez pas dépaysés. Sinon passez votre chemin, vous risquez de ne pas goutez très longtemps à cette guimauve.

Oshyrya (05/10)

 

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Pure Noise Records / 2014

Tracklist (34:42 mn) 01. August Is Home 02. Mapping With A Sense of Direction 03. Substances 04. Defenseless 05. Transient (I Don't Miss) 06. Endangered Innocence 07. Indebted 08. Rather Be Dead Than Cool 09. Spanish Mother's (I Just Miss) 10. Wish You Well 11. Angels In Your Closet