Nos compatriotes de WILDPATH présentent leur tout nouveau clip « Petrichor ». Cette chanson sera disponible sur leur prochain album Disclosure. Le 1er novembre ouvrira le nouveau site (lien ci-dessous) et avec lui une nouvelle boutique en ligne où vous pourrez pré-commander Disclosure dans un pack deluxe en édition limitée.
Ce split vinyle entre deux groupes cristallise la bonne entente anglo-allemande. L’histoire aura montré que ces types d’alliance se sont presque systématiquement montés contre le France. Espérons pour nos esgourdes qu’il ne s’agit pas là d’une arme de dissuasion massive entre la perfide Albion et la non moins perfide Germanie.
FIGHTS AND FIRES est né en 2008 dans la petite bourgade de Worcester en Grande Bretagne. Dans un mélange entre les classiques rock à la THIN LIZZY et MOTORHEAD et des influences hardcore, les britanniques ont su année après année se constituer un beau tableau de chasse avec deux albums, un EP, un split record et une démo. De son côté, IDLE CLASS est originaire de Munster, de l’autre côté du Rhin. Ils sont moins expérimentés que leurs ainés, ne comptant qu’un album, The Drama's Done, sous le bras dans une veine punk rock. Faisant partie du même label et disposant chacun de quelques nouveaux titres, ces fans de vinyles ont naturellement proposé de publier un split record mettant en valeur deux chansons chacun.
Bien qu’ils s’y soient mis à deux, nos amis anglais et allemands ne cassent vraiment pas des briques et ne risquent pas de rentrer dans les annales vers ce split. Il faut saluer l’enthousiasme et l’énergie déployée ici mais quitte à casser des choses ils ont décidé de nous briser menues les oreilles. FIGHTS AND FIRES sonne un peu bêtement bourrin et s’épuise pour rien sur des riffs très basiques et un chant pas très inspiré. Alors oui cela fait beaucoup de bruit mais à moins d’avoir cinq grammes d’alcool dans le sang, vous allez vite vous ennuyer. Les choses s’arrangent un peu avec les allemands qui montrent un talent supérieur sans que cela ne vole quand même bien haut. Là aussi cela sonne de façon assez basique avec des riffs peu convaincants. Cette musique devrait être attrayante hors l’ennui prédomine rapidement. Le chant n’est pas idéal non plus du côté des allemands, hurler dans un micro c’est bien mais ici cela se transforme rapidement en bouillie indigeste.
Donc deux groupes très moyens ensembles ne vont pas faire des miracles. Ce split record célèbre la tournée commune qui se déroule en ce moment pour les deux groupes en Europe. Qu’ils en profitent car nous n’espérons avoir de sitôt de leur nouvelles. Ou alors on croise les doigts pour constater de gros progrès.
Dire que l’opus précédent de CHAINFIST n’avait pas enthousiasmé la rédaction est un bel euphémisme. Si vous ne me croyez pas, la chronique se trouve ici. Trop bavard, trop attendu, trop cliché, rien de ce que les danois proposaient n’avait trouvé grâce aux yeux de notre camarade Nico et il prouvait en deux leçons. Il faut croire que nous avons été entendus car le communiqué de presse qui accompagne ce nouvel album s’avère très succinct et surtout il ne fait plus mention d’un pseudo « groove metal ». Ici on parle plutôt thrash old-school avec quelques touches de modernité ici et là dans une veine MERCENARY ou DISTURBED.
Et effectivement ce Scarred débute sur les chapeaux de roue avec un « Scars of Time » franchement énervé et particulièrement tranchant. Les riffs proposés font plutôt office de tronçonneuses et le chant (clair) alterne entre passages agressif refrains plus mélodiques. Bon comme sur Black Out Sunday n’attendez pas à être surpris plus que cela, les compositions proposées tiennent la route mais ne devrait pas générer non plus un tourbillon d’enthousiasme dévorant. Mais au mieux, il n’y a pas ici tromperie sur la marchandise, le produit correspond bien à l’étiquette. A la limite l’essentiel des ingrédients nécessaires sont bien présents, des guitares bien affutées, une section rythmique qui ne connait pas les mots doux et lents et un chanteur en voix cherchant à exprimer colère, rébellion et douleur. Maintenant, chacun de nous pourrait citer cinquante groupes proposant la même recette ni bonne ni mauvaise. CHAINFIST fait de son mieux mais les danois peinent à émerger de la masse et à se singulariser des tonnes de groupes heavy/thrash qui pullulent chaque mois. Après trois ou quatre écoutes, je serai bien incapable de siffler une mélodie ou de chantonner un refrain. Le son est propre, la production signée Jacob Hansen (PRIMAL FEAR, VOLBEAT, PRETTY MAIDS) est un peu sale mais tout à fait adapté au style de CHAINFIST.
Saluons le (petit) progrès constaté depuis Black Out Sunday. On ne tente plus de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Mais le problème de fond demeure, CHAINFIST génère rapidement de l’ennui à travers une musique trop convenue, sans âme. Sans maîtrise la puissance n’est rien disait jadis une publicité….
Tracklist (50:54 mn) 01. Scars of Time 02. 1000 Ways to Bleed 03. Black Rebel Noise 04. Another Day in Hell 05. Poison Moon 06. 10.000 07. Know You Hate 08. Seven Minutes of Pain 09. Statement 10. Mass Frustration 11. Black Rebel Noise (acoustic)