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oshy_10092014_Crims_ShadoPour une fois que le petit texte d’introduction fournit par la label et qui accompagne chaque album reçu à la rédaction n’est pas complètement à la masse et décrit de façon assez judicieuse un album il faut le saluer. Quand Napalm parle d’une rencontre entre DRAGONFORCE et CHILDREN OF BODOM pour décrire le style de CRIMSON SHADOWS ils tapent dans le mille. Rajoutons quand même une touche d’AMON AMARTH pour le côté épique et agressif à la fois et vous aurez une bonne idée de ce qui vous attend sur Kings Among Men.

CRIMSON SHADOWS s’inspire de groupes très européens mais nos amis sont pourtant canadiens, originaires de Toronto plus exactement. Dans ce genre là ils doivent se sentir en peu seuls mais s’il est de notoriété publique que les métalleux d’Ontario et surtout du Québec sont très amateurs de cette veine power métal influencé par les classiques allemands ou britanniques du genre. L’aventure a commencé en février 2006 et le groupe compte avant ce disque un premier album, Glory on the Battlefield en 2012 et deux EPs à son palmarès. Mais tout a changé l’année dernière quand les canadiens ont remporté le Wacken Metal Battle 2013 qui les a propulsé immédiatement vers les sommets et a facilité la signature avec Napalm Records. A eux de faire véritablement leur preuve sans le grand bain avec ce deuxième opus, Kings Among Men.

Donc vous l’aurez compris vous ne risquez pas de tomber de votre chaise en écoutant les chansons proposées, tout ici est très classique, les canadiens distillent avec talent un power métal épique à coup de riffs tranchants, de rythmiques infernales et d’un chant en majorité hurlé à l’exception des refrains et de quelques refrains. Les recettes du Death Métal mélodique de l’école Göteborg ne sont pas loin. En général cela joue (très) vite et bien avec une démarche assez proche dans l’esprit d’un DRAGONFORCE. L’aventure Kings Among Men est menée pied au plancher sans temps mort et il faut bien avouer que les fans de cavalcades grandiloquentes devraient trouver leur compte ici. Les deux seuls moments de répit se concentre dans les deux courts instrumentaux de l’album, l’introduction « March of Victory » et « Freedom and Salvation Intro ». De quoi reprendre son souffle avant de replonger presque immédiatement dans un océan de riffs de double grosse caisse. Le travail a été bien fait, rien à redire sur l’exécution des titres et sur la production de l’album.

CRIMSON SHADOWS a décidé de terminer en apothéose avec un morceau de bravoure affichant plus de dix minutes au compteur : « Moonlite Skies and Bloody Tides ». Quelques longueurs ici et là rende son écoute un peu fastidieuse mais cela n’a rien de rédhibitoire. L’articulation entre les deux types de chants sonne parfois de façon assez maladroite et les canadiens auraient sans doute mieux fait de n’utiliser que les growls. La voix claire n’apporte effectivement pas grand-chose.

A l’écoute d’un disque solide comme Kings Among Men, la victoire du groupe lors du Wacken Metal Battle devient une évidence. Les canadiens proposent une musique bien connue dans ses codes tout en restant assez jouissive pour la majorité des métalleux. Les amateurs de mélodies grandiloquentes, de soli endiablés ou encore de growls guerriers pourront être servis. Opportunisme ou talent, sans doute les deux mon capitaine !

Oshyrya (07/10)

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Napalm Records / 2014
Tracklist (50:05 mn) 01. March of Victory 02. Rise to Power 03. Heroes Among Us 04. A Gathering of Kings 05. Maidens Call 06. Braving the Storm 07. Freedom and Salvation Intro 08. Freedom and Salvation 09. Dawn of Vengeance 10. Moonlite Skies and Bloody Tides

Kissin Dynamite – Megalomania

oshy_08092014_Kiss-DynamLes petits jeunes ont désormais grandi mais leur démarche et leur approche de la musique rock n’a pas bougé d’un iota depuis leurs débuts discographiques en 2008. L’écoute d’un album de KISSIN DYNAMITE est une expérience presque régressive tant l’énergie et l’attrait de ces chansons frappent immédiatement l’auditeur. Déjà en 2010 avec des brûlots comme « Addicted to Metal » les allemands avaient fait mouche (chronique ici). Money, Sex & Power paru en 2012 avait un peu déçu (chronique ici) par son manque de variété et KISSIN DYNAMITE compte bien relever la tête avec ce quatrième album appelé Megalomania.

Comme un 2010, les teutons veulent d’entrer frapper fort avec un titre simple mais diablement accrocheur : « DNA ». Tout y est, refrain super catchy, mélodie simple et efficace… Cette chanson vous rentre  dans la tête en un rien de temps et ensuite difficile de s’en débarrasser. On notera les quelques touches de claviers assez vintage et plutôt maladroite mais bon cela donne un certain charme désuet à ce titre.

L’esprit très ancré années 80 n’a cependant pas quitté le groupe qui continue à mélanger des influences power mélodique aux vieux classiques hard-rock, une rencontre entre un AXXIS et un AC/DC avec  quelques emprunts Glam et NWOBHM. Et la mayonnaise prend, on se surprendra à reprendre ces « yeah yeah yeah » en chœur en augmentant progressivement le son sur sa chaîne Hifi. Il s’agit là d’un  plaisir simple, instinctif et sain pour tous les amateurs de rock. KISSIN DYNAMITE n’invente rien mais donne un coup de jeune et injecte une belle dose d’énergie à ces recettes déjà maintes et maintes fois utilisées.

La difficulté de ce genre d’entreprise est de pouvoir maintenir ce niveau d’énergie sur la longueur d’un album. En dehors des deux ou trois hymnes imparables qui feront un malheur sur scène, l’auditeur risque de s’ennuyer en peu surtout que le même moule se voit sans cesse réutiliser. Ce « Fireflies » aux airs de BON JOVI peine à convaincre, le groupe est bien meilleur sur ses chansons les plus rock. Le plus impressionnant reste dans soute la performance du chanteur Hannes Braun qui de sa voix chaude et puissante ensorcèlera même les plus réfractaires. Belle performance !

KISSIN DYNAMITE est sans aucun doute est groupe fait pour la scène, là où il peut donner son plein potentiel. Sa musique est taillée pour le live alors que sur disque le soufflé fini irrémédiablement par retomber. Megalomania reste un disque sympathique mais il doit être considéré comme un avant-goût, histoire de mettre l’eau à la bouche en prévision des concerts à venir.

Oshyrya (6,5/10)

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AFM Records / 2014

Tracklist (39:30) : 01. DNA 02. Maniac Ball 03. VIP In Hell 04. Fireflies 05. Deadly 06. God In You 07. Running Free 08. Legion Of The Legendary 09. The Final Dance 10. Ticket To Paradise

Steak – Slab City

oshy_08092014_Stea Alors que le soleil a joué à cache-cache avec tous les (pauvres) juillettistes et aoûtiens pour ces vacances estivales pourquoi ne pas prolonger (dans les têtes) les congés et se charger les cages à miel de soleil à  coup de Stoner / Desert rock ? C’est en tout cas la proposition du label autrichiens Napalm Records qui dévoile sous nos yeux le premier album, Slab City, des britanniques de STEAK. Fondé en 2010, le  groupe compte déjà deux EPs à son actif avec de se jeter dans le grand bon avec ce LP.

La première chose qui frappe à l’écoute du disque est son aridité, con côté direct et brut de décoffrage. Ici vous ne trouverez aucun artifice ni aucune fioritures qui embellirait ou enluminerait le rock stoner  très pur proposé ici. Toute l’essence de ce genre a été patiemment filtrée ici pour ne conserver que le distillat originel : groove, basse ronflante, riffs simples et guitares gémissante. Les influences sont  évidentes, entre FU MANCHU et MONSTER MAGNET sous l’ombre omniprésente du culte KYUSS. Slab City s’apparente à un long tunnel, une difficile traversée du désert avec moult embûches et peu  d’espoir sous ce soleil brûlant. On ressent la fatigue, la soif et la sueur tout au long de ces dix chansons. Pas beaucoup de nouveautés ou d’expérimentations sous la soleil, les britanniques ne font que  réinterpréter leur manière les préceptes des grands anciens. L’impression de déjà entendu est assez présente même si le travail a été bien fait, Slab City est un disque sérieux et professionnel. Soulignons le  beau travail réalisé au niveau des pochettes typées comics américains. Le groupe s’amuse à mettre en scène leurs alter-egos en lutte contre les forces du mal du méchant Evil Lazarus.

Seuls les fans de la forme la plus pure de stoner Rock pourront ici trouver leurs petits. Ces chansons ne risquent pas vraiment de convertir les imperméables aux charmes du genre. Les fans seront aux anges de retrouver cette pureté des origines et pourront applaudir STEAK en première partie de la tournée européenne à venir de John Garcia. On imagine la joie pour le groupe de pouvoir ainsi côtoyer un leurs héros !
Oshyrya (06/10)

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Napalm Records / 2014
Tracklist (48:14 mn) 01. Coma 02. Liquid Gold 03. Slab City 04. Pisser 05. Quaaludes and Interludes 06. Roadhead 07. Machine 08. Hanoid 09. Rising 10. Old Timer D.W (Bonus Track)