Et proposent tous les deux de jolies nouvelles vidéos (ça rime, la classe !)
TRUCKFIGHTERS:
https://www.youtube.com/watch?v=eEdlGIKbdq4
Chronique de l’album ici
GUT-SCRAPERS
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Sep 8
Et proposent tous les deux de jolies nouvelles vidéos (ça rime, la classe !)
TRUCKFIGHTERS:
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Sep 8
Drôle de combinaison que cette musique proposée par les japonais de COLDRAIN. Si nous étions médisants (pas notre genre) nous pourrions aisément écrire ici qu’en bouffant ainsi à tous les râteliers, nos amis nippons ont peut-être choisi la bonne méthode pour se faire largement connaître et plaire à un large public. Nous pourrions ainsi résumer l’approche du groupe : un mélange entre LINKIN PARK, et SUICIDE SILENCE (ou tout autre groupe metalcore honni) complété de touches post-hardcore.
COLDRAIN est né en 2007 à Nagoya et le groupe se fait progressivement connaître localement en multipliant les concerts et en distribuant à cette occasion un maximum des disques promos. Une de leur spécificité par rapport au reste de la scène locale est leur choix de chanter en anglais, choix facilité par la maîtrise de la langue de Shakespeare du chanteur américano-japonais Masato. Après un an d’effort, ils tapent dans l’œil d’un label qui les fait débuter rapidement une tournée sur l’archipel et publie un maxi-single, Fiction, dans la foulée. En octobre 2009, un premier album, Final Destination, voit le jour. Les événements s’accélèrent alors pour COLDRAIN qui enchainent les sorties et voit son troisième opus, The Revelation, distribué dans le monde entier. Petite spécificité japonaise, COLDRAIN a su intelligemment placé plusieurs chansons au sein de bandes sons de mangas ou de jeux vidéo pour se faire connaître du public nippon. Stratégie gagnante.
Nos amis s’attaquent désormais à l’Europe et déjà pu se produire sur notre continent en compagnie de BULLET FOR MY VALENTINE. Et gageons que la musique proposée sur The Revelation permettra au groupe de garnir les effectifs de ses fans tant COLDRAIN propose un mélange de toutes les tendances à la mode en ce moment. Vous aimez les rythmes très rapides et les guitares tranchantes ? Vous aimez l’alternance entre chant clair et hurlé ? Vous appréciez les touches électro ? Vous avez la patience et l’attention d’un poisson rouge et donc vous aimez les chansons courtes et calibrées ? Ami, cet album est pour toi. Tous ces ingrédients ont été savamment et intelligemment mélangés pour obtenir un plat à même de te satisfaire. C’est du beau travail, très pro et The Revelation possède bien des qualités à même de séduire le plus grand nombre. Il faut reconnaître le professionnalisme de ces mecs. Avec un peu de bouteille et d’expérience, ces chansons sonneront vite fades et un peu trop lisses mais les albums seront quand même vendus par palettes.
Difficile de sortir du lot telle ou telle chanson tant le moule reste systématiquement le même. Il serait malhonnête de ne pas reconnaître la qualité du produit proposé mais la démarche et l’intégrité artistique semblent avoir été perdues au passage. Pas sûr que l’on parle encore du groupe dans quelques années…
Oshyrya (4,5/10)
Site Officiel
FaceBook Officiel
Hopeless Records / 2014
Tracklist (43:55 mn) 01. The War Is On 02. The Revelation 03. Fade Away 04. Given Up On You 05. Time Bomb 06. You Lie 07. Evolve 08. Behind The Curtain 09. Aware and Awake 10. Voiceless 11. March On 12. Chasing Dreams
Sep 7
Reconnaissons aux petits suisses (oui c’est facile mais il fallait la faire… j’ai honte) une belle dose de courage ou d’inconscience c’est selon pour sortir leur nouvelle album quasiment en même temps que leurs compatriotes d’ELUVEITIE, un des leaders de cette scène folk métal celtique.
ABINCHOVA donc, puisque c’est d’eux ont il s’agit ici, est un groupe de death/folk métal mélodique originaire de Lucerne, en Suisse. Plus on est de fou plus il y a du riz (oui j’ai honte aussi) comme dit l’adage populaire et ABINCHOVA ne manque pas de forces vives avec pas moins de sept membres actifs. Là aussi, le syndrome ELUVEITIE sans doute. Après une première démo, Hörensagen, en 2009 et un premier album, Versteckte Pfade (chronique ici), lui aussi autoproduit en 2011 les voici de retour avec un nouvel opus, Wegweiser. Autre preuve que nos amis ont des gonades (masculines et féminines) bien en place, ils n’ont pas hésité à solliciter leurs fans pour financer l’enregistrement de ce nouveau disque. Pari gagné car la somme d’argent réclamée a été réunie et que les fans ont désormais entre les mains l’objet de leur contribution.
Wegweiser débute de façon très traditionnelle avec une petite introduction acoustique et un texte déclamé que ne renierait pas IN EXTREMO. Et cela n’empêche pas nos amis de débuter sur les chapeaux de roue en assénant un « Handgeschrieben » enthousiasmant. Les suisses ne sont pas venus amusés la galerie et surprennent à travers ces harmonies complexes de guitares que ne renierait pas les finlandais de CHILDREN OF BODOM. Le son est tout bonnement excellent et la touche folk apportée par les instruments à cordes s’avère particulièrement rafraîchissante. Ajoutez à cela un chant à deux voix à la fois bien bourrin mais maîtrisé d’Arnaud et des interventions ponctuelles plus douces de Nora et vous obtenez un cocktail détonnant (mais proche d’ELUVEITIE encore et toujours). Cette approche plus directe, plus death metal mélodique va à ravir à ABINCHOVA. « Wandlung » montre un visage plus traditionnel et attendu dans une veine folk métal. Dommage que les violons sonnent un peu en retrait dans le mix et perdent un partie de leur impact par rapport aux guitares.
Difficile de savoir si cela a été fait à dessein, mais le groupe semble sans cesse avoir balancé entre ces deux approches : tantôt death metal mélodique (tendance viking metal) tantôt folk métal canonique. C’est loin d’être désagréable et surtout la première option éloigne un peu les suisses de l’ombre forcément encombrante de leurs compatriotes d’ELUVEITIE. Certains riffs ou soli d’un « Sturmgeweiht » surprendront l’auditeur en bien et casseront encore un fois les codes attendus pour le groupe. Très directe cette chanson comporte bien sûr son lot d’influences folk constitutives de l’identité ABINCHOVA mais cela reste subtil et discret.
Comme pour le premier album, ABINCHOVA impressionne par la qualité du travail accompli, la maturité et la maîtrise qui se dégage des Suisses. Ils n’ont pas hésités à prendre des risques et ce choix s’avère payant. Le groupe a su conserver son identité tout en évoluant et en proposant autre chose par rapport à Versteckte Pfade. « Unter der Erde » ne dépaillerait pas par exemple sur un album d’ENSIFERUM. Espérons que les projecteurs qui seront braqués sur le groupe lors des concerts à venir (dont un en première partie d’ELUVEITIE à Lausanne) permettront au groupe de se faire remarquer et de toucher un plus large public hors de leur Suisse natale.
Oshyrya (8,5/10)
Site Officiel
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Autoproduction – SAOL / 2014
Tracklist (47:16 mn) 01. Präludium 02. Handgeschrieben 03. Wandlung 04. Vom grünen Grund 05. Flaschengeist 06. Sturmgeweiht 07. Unbenannt 08. Unter der Erde 09. Felsenfrass 10. Echo