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01. Que retiens-tu de la période The Burden of God ?

Enormément de bonnes choses, des choses intéressantes pour le groupe surtout au niveau des concerts qui ont pu suivre. Un palier de plus a été franchi pour nous. Nous avons énormément tourné, nous avons participé à de gros événements comme 70000 Tons Of Metal. Nous sommes désormais partis sur autre chose, toujours en gardant le même esprit mais en continuant à progresser et à évoluer.

Chaque album a été une étape nécessaire et enrichissante pour nous. Il faut constamment avancer car si tu t’arrêtes tu régresses. Donc il faut avancer encore et encore et toujours donner le maximum. Monter les marches dans le bon ordre.

 

02. Quelques jours avant la sortie de ce neuvième album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

Notre état d’esprit est très positif mais en même temps avec aussi beaucoup d’interrogation quant à la réaction du public. Nous avons tellement la tête dedans qu’il n’est pas toujours facile de prendre du recul. Et les premiers retours sont très positifs et nous rassurent un peu. Dans la tension de l’enregistrement et de la production tu te demandes toujours si tu fais les bons choix. Surtout au bout du neuvième album ce n’est pas simple, ne pas se répéter et faire encore mieux que le précédent. Notre longue histoire est une force mais aussi une pression quand tu attaques la composition et l’enregistrement d’un nouveau disque.

Maintenant nous sommes agréablement surpris de ce que nous dises les mecs qui nous interviewent, en France et à l’étranger. C’est quasi unanime et ce n’est pas si souvent en ce qui concerne notre musique. Il faut savoir garder une certaine humilité, à écouter les groupes, leur dernier album est toujours le meilleur. Ce n’est pas forcément vrai mais le plus important c’est que les mecs mettent leurs tripes sur la table et donnent leur meilleur du moment.

 

03. Quel est votre processus créatif à l’orée de l’enregistrement d’un nouvel album ?

En fait, à la base, nous avons toujours plus au moins la même méthode. Les guitaristes arrivent en répétition avec des riffs, des idées qu’ils partagent et nous construisons autour de cela, chacun amenant son contribution sa patte à l’ensemble. Et on travaille encore et encore jusqu’à ce que tout le monde soit satisfait. Et puis ces carcasses évoluent jusqu’à ce que nous trouvions le bon équilibre, les bons éléments pour en faire un vrai titre de NIGHTMARE.

Donc le processus reste toujours le même ensuite la clé bien sûr c’est l’inspiration ! Cela ne se commande pas, ça vient ou pas sur le moment et il te faut donc apprendre la patience. Finalement on défait beaucoup, un riff nous plait sur le moment puis un mois après tu réécoutes et tu accroches moins…

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04. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de The Aftermath ?

Notre philosophie est de laisser parler l’inspiration, de laisser cela gentiment en maturation pour ensuite faire le tri et ne conserver que le meilleur. On se laisse toujours la possibilité de trouver mieux à chaque fois. La magie vient du riff de base qui va parler à tous et qui va aussi colorer forcément le morceau. Ensuite il faut construire avec les lignes de chants, la batterie, la basse qui viennent soutenir l’effort et enrichir encore les guitares. Méthode traditionnelle avec la réalisation de maquettes assez pointues chez nous avant d’entrer en studio, toujours en se laissant la liberté de modifier telle ou telle chose. Le producteur peut suggérer des modifications et surtout il faudra laisser la place et faire des adaptations pour le chant. Il est nécessaire parfois de changer des accords ou des passages ici et là pour que le chant puisse s’exprimer au mieux.

Notre méthode est intéressante, nous enregistrons le chant avec des guitares témoins et cela te donne donc la possibilité de changer facilement les choses si l’accord de guitare ne correspond pas à ce dont nous avons besoin. Nous prenons notre temps et tout le processus d’enregistrement peut facilement durer en totalité plus de six mois. Nous ne sommes pas « speed » à vouloir se presser car si nous nous précipitons nous risquons ensuite de la regretter. On se donne donc le la marge, nous ne nous imposons pas de composer lors des tournées… Nous avons dû passer environ trois semaines en studio de façon décousue selon les disponibilités. Pour le chant cela a dû être trois ou quatre week-ends…

 

05. Tout ce qui a été enregistré apparait sur le disque ?

Oui mais nous en avons gardé sous le coude pour fournir un bonus dédié au marché japonais puisque c’est la demande du label, une chanson complète et toute nouvelle pas simplement un instrumental ou une version légèrement modifiée. Et puis il existe aussi un single digital exclusif qui sera ensuite proposé sur la tournée en version limitée.

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06. C’est comment de bosser avec un label allemand comme AFM Records, une belle structure avec une belle distribution ?

Pour l’instant nous sommes assez satisfaits comme nous nous sentons vraiment à la maison en terme de style. Nous étions avant sur des labels comme Napalm avec des locomotives comme MARDUK ou DARK FUNERAL qui ne jouaient pas sur les mêmes terrains que nous et nous avions un peu le rôle d’OVNI dans le roster du label. Avec AFM c’est plus simple car l’identité affichée nous convient bien, nous sommes plus dans le moule des BRAINSTORM ou encore des U.D.O. Cela reste très professionnel et c’est assez agréable maintenant nous en voudrions toujours plus.

Cela ne nous aide pas plus que cela aujourd’hui sur les tournées par exemple car le marché est dans un tel état que les maisons de disques n’ont plus de budget pour te soutenir sur scène. Nous devons nous débrouiller plus ou moins tout seuls, l’aide vient pour la promo et la mise en bacs mais pour les tournées il faut savoir faire sans et travailler directement avec les différents agents. Certains en dehors du business rêvent de tout cela mais aujourd’hui avec le marché tout est compliqué.

Ou alors il faut beaucoup investir, on nous a proposé d’ouvrir pour GAMMA RAY et RHAPSODY mais il fallait sortir un paquet de fric chaque jour pour y aller. Donc nous avons décliné car AFM ne suivait pas, la tournée était un peu tôt. Notre chance est d’avoir eu une autre opportunité derrière, super, mais sinon tu te débrouilles avec les moyens du bord. Nous n’avons pas les moyens de payer des sommes mirobolants pour tourner à tout prix.

 

07. Que peux-tu nous dire de la pochette plutôt sympa, comment avez-vous travaillé avec l’artiste ?

Là le processus a été assez différent du passé car là Franck (Milleliri : guitares) avait cette idée d’arbre. Et c’est notre graphiste qui a déroulé et poursuivi cette idée pour lui donner une existence graphique, en dessin. Il a proposé sa propre interprétation et de là le titre de l’album est lui aussi né de l’évolution du dessin. D’habitude c’est plutôt l’inverse, tu as le titre et tu cherches un visuel en adéquation. Là, la pochette a été définie ne même temps que l’album et elle a pu nous guider musicalement ensuite. Ce fut assez intéressant de travailler comme cela.

Cette pochette est l’œuvre d’un pote à nous, Anthony Mouchet, un mec de grand talent avec qui nous travaillons depuis peu. Nous avons changé beaucoup de chose autour de nous et c’est vraiment quelqu’un d’intéressant. Il est aussi en train de réaliser notre clip.

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08. Belle transition, vous tournez régulièrement des clips vidéos. Est-ce déjà prévu pour cet album ? Aimes-tu cet exercice ?

Non non c’est un bel exercice que nous apprécions de faire pour proposer un beau produit aux fans. Là nous travaillons sur « Forbidden Tribe », nous sommes dessus en ce moment et vous découvrirez la surprise en temps et en heure, quand ce sera prêt. Ce sera un clip scénarisé avec un story-board et nous enregistrons la partie avec le groupe la semaine prochaine avec de belles conditions, une scène qui a de la gueule…

 

09. Que peut-on vous souhaiter à court/moyen terme ?

Il nous faut continuer à monter les paliers c’est important de progresser mais sin nous vivons cette aventure au jour le jour. Aujourd’hui nous sommes concentrés sur la promo de cet album, il sort bientôt et nous avons déjà un programme très chargé, je ne sais pas si tu as vu les dates.

Nous ne pouvons qu’être satisfais de ce qui nous arrivent, c’est la première fois que tout est calé entre la sortie et la tournée des semaines à l’avance. Nous allons faire Wacken et tous ne se rendent pas forcément compte de ce que cela signifie au niveau européen. Même si ce n’est pas sur la mainstage cela signifie beaucoup pour nous.

 

10. Vu de Grenoble, comment voyez-vous la scène métal française ?

Nous voyons cela de façon très positive, nous connaissons bien par exemple GOJIRA, nous voyons ce qu’ils rencontrent un beau succès, mérité, en France et surtout à l’étranger. Il faut encore et encore travailler et il faut défendre cette scène car de nombreux groupes s’exportent, DAGOBA, pour en citer un autre et cela fait chaud au cœur. Il a de nombreux jeunes groupes, ils ne doivent pas se brûler les ailes, avancer par étapes sur le modèle de GOJIRA.

 

Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

Un titre que je trouve génial c’est « In Dark Places » de CRIMSON GLORY sur l’album Transcendence.

 

2. Premier album acheté ?

A l’époque j’étais plutôt branché punk, genre U.K. SUBS. Le premier acheté doit être un disque de THE DAMNED.

 

3. Dernier album acheté ?

Certains vous dirent que c’est calculé mais ce n’est pas du tout le cas, le dernier album de LOUDBLAST, Burial Ground.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

Site internet

Jay Smith – King Of Man

oshy_27072014_Ja_SmitJay Smith est un chanteur et compositeur suédois inconnu au bataillon mais qui, rien qu’à voir la pochette de cet album, possède bien des atouts pour plaire à un large public. Avec un physique pareil, ces tatouages et un certain talent musical, il devient rapidement le gendre, rebelle, mais presque parfait. Mais méfiance car en cherchant un peu sur internet, il est aisé de découvrir que cette belle gueule d’ange est surtout célèbre dans son pays pour avoir remporté la compétition du Swedish Idol 2010. Oui, cela calme tout de suite… Autant en France, les vainqueurs de ces émissions ridicules disparaissent rapidement à quelques exceptions près, autant en Suède une belle carrière pour naître de ces programmes. Un seul exemple, celui d’Erik Grönwall désormais le chanteur de H.E.A.T. (chronique ici).

Le physique c’est bien mais la musique c’est mieux. Le premier album éponyme du suédois est devenu rapidement platine en 2010 dans son pays. Il espère bien renouveler la même performance avec celui-là et il s’est payé les services de Dan Sundquist, vainqueur d’un Grammy Award, aux manettes. Les chansons proposées ici ne manquent pas de charme mais le tout reste très sage et surtout extrêmement formaté pour plaire à un large public. Chacun trouvera chaussure à son pied avec ce mélange très large d’influences, entre rock, pop et country.

Avec un tel pot-pourri de genres, le savoir-faire et la puissance financière d’un Sony vous devinez que King of Man, s’écoute sans trop de problème. Il faut bien avouer que Jay Smith possède un beau timbre de voix, grave et chaud à même de faire passer un vaste spectre d’émotions. Cela me rappelle Chad Kroeger de NICKELBACK. Les singles radio sont nombreux et passent en rotation rapide sur les radios suédoises. Les chansons s’enchaînent, jolies, charmantes mais ne laissent pas beaucoup de trace dans l’esprit de l’auditeur. King of Man transpire le professionnalisme, le savoir-faire mais s’avère être sur la longueur un disque mou du genou et beaucoup trop formaté pour les hits parades européens. Rien n’est mauvais mais rien n’est génial non plus, cela manque bougrement d’énergie et de relief.

Le contrat de départ a été rempli puisque ce second album de Jay Smith a rapidement trusté les premières places des charts nationaux. Comme quoi le public agit franchement en mouton et adhère à un produit brillant, formaté mais sans âme ni grand intérêt. La machine marketing a été lancée et elle a obtenu les fruits escomptés. Souhaitons à Jay Smith de connaître une belle carrière sur le long terme et de ne pas rapidement tomber dans l’oubli comme ses homologues français.

Oshyrya (06/10)

 

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Gain Music – Sony / 2014

Tracklist (51:22 mn) 01. The Blues 02. Women 03. Keeps Me Alive 04. King of Man 05. Cowboys from Hell 06. Sanctuary 07. Keep Your Troubles At Bay 08. Ode to Death (Little Sister) 09. Tramp of Love 10. Evil I Might Be 11. Worries Won’t Bring It Back 12. Sanctuary Revisited

oshy_27072014_Ne_Tow_KingLes labels ont parfois de drôles idées. Voici que l’un d’eux nous envoie un lien pour télécharger et chroniquer NEW TOWN KINGS, un groupe de Ska & Reggae originaire de Colchester, Essex au sein de la perfide Albion. Qu’est ce qui dans « Metal » ou « Chronique » pourrait faire penser que cela nous intéresse ? Ou alors il s’agit là d’une stratégie machiavélique qui vise à tenter sa chance avec le pigeon que je suis. Et sur ce coup-là, ils ont eu raison car je n’ai pas fait attention, j’ai téléchargé avant de me rendre compte de mon erreur. Donc beau joueur, voici ma pénitence sous la forme de cette chronique qui n’a pas grand-chose à faire dans ces pages.

NEW TOWN KINGS est né en 2007 et possède déjà deux albums à son tableau de chasse: Sounds Of The New Town (2008) et M.O.J.O (2012). En 2013, la foudre tombe et le chanteur du groupe, Chris, décide de quitter ses camarades pour vivre de nouvelles aventures. Après bien des mois de doute, ils tombent finalement sur la perle rare en la personne de Dabs Bonner. Revivifier par ce sans frais, NEW TOWN KINGS propose cet EP pour confirmer son retour en forme et se rappeler au bon souvenir de ses fans. La démarche musicale des britanniques n’a pas foncièrement changée depuis leurs débuts et Pull Up & Rewind enfonce encore une fois le clou en mélangeant allégrement, avec un certain talent ska et reggae. L’évolution viendrait surtout de l’approfondissement de l’identité reggae du groupe, plus poussée que jamais. Si vous n’êtes pas allergiques à ces courants musicaux, vous pourriez prendre du plaisir, entre deux écoutes du dernier VOMITORY, à travers ces nouvelles chansons qui sentent bons le soleil et les vacances.

Maintenant aussi sympathique que soit la musique de NREW TOWN KINGS, nous serons nombreux à trouver que cela manque nettement de blast beat et de growls. C’est le risque à vouloir être chroniquer sur un site lu comme le nôtres par des poètes et des esthètes de la brutalité.

Oshyrya (One Step Beyond/10)

 

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Bomber Music / 2014

Tracklist (12:39 mn) 01. Change 02. Luna Rosa 03. Grabbed My Hand 04. Cool the Pressure Down