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oshy_27072014_To_Th_WinEt allez, dans le domaine du grand n’importe quoi voici le nouvel « album » des américians de TO THE WIND, Block Out The Sun & Sleep. Vous remarquerez les guillemets autour du mot album car quand je découvre que ce disque ne dépasse même pas les trente minutes, je ne suis pas sûr de vouloir le qualifier d’album. Si nous étions dans une veine grind, cet état de fait pourrait être acceptable mais ce ne serait pas moi qui signerais cette chronique. Mais là nous sommes bien en présence de onze nouvelles chansons, mais franchement le groupe l’a joué petit bras en ne parvenant même pas à offrir au moins une demi-heure de musique originale à ses fans. Carton rouge, au revoir et merci… Mais puisque je suis (très grassement) payé pour rédiger des chroniques, je vais aller un peu plus loin et vous donner mon sentiment concernant cet album.

TO THE WIND est né en 2008 quand les frères Ryan et Tanner Murphy ainsi que leur cousin Cory Lamb décident de rejoindre leurs amis Matt Farage et Anthony Laur pour mener à bien le projet de créer un groupe à même de proposer à tous la musique qu’ils aiment. Les américains ne chôment pas et proposent en autoproduction deux EPs puis un troisième chez Pure Noise Records cette fois-ci avant de sauter le pas et de sortir un premier album Empty Eyes. Voici la suite de leurs aventures avec Block Out The Sun & Sleep.

TO THE WIND va à l’essentiel et retire toute fioriture de sa musique. La grande majorité de leur chansons peinent à atteindre les trois minutes. Tout part d’un riff, d’une mélodie assez simple auquel il faut ajouter le chant hurlé de Tanner Murphy. L’approche musicale s’inscrit très nettement dans une veine métal / hardcore sans grande originalité même si le savoir-faire est évident. Il faut bien reconnaître que le groupe déploie une belle énergie et que certains refrains claquent. Si vous êtes fan de la vague machin-core qui sévit en ce moment, vous trouverez ici peut-être votre bonheur. Ce n’est pas le cas de votre serviteur qui s’est rapidement épuisé et ennuyé à l’écoute de ce très court disque. Les chansons finissent pas se ressembler et TO THE WIND tombe alors dans un pilotage automatique pas très excitant.

Alors si je résume : jolie pochette, album très court, limite foutage de gueule commercialement parlant, chansons calibrées et sans génie, l’ennui pointe rapidement le bout de son nez… Vous l’aurez compris l’enthousiasme n’est pas au rendez-vous cette fois-ci. Sur scène pourquoi pas pour l’énergie dégagée mais sur disque, passez votre chemin.

Oshyrya (4,5/10)

 

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Pure Noise Records / 2014

Tracklist (29:30 mn) 01. Vacant Home 02. Trapped 03. Hands of the Clock 04. 21 05. Alone in Life 06. Block Out The Sun & Sleep 07. Skin Deep 08. Through My Eyes 09. Iron Rain 10. One and The Same 11. Growing Numb

oshy_27072014_Fou_Yea_StronCe Vans Warped Tour qui sillonne chaque été les Etats-Unis avec son tombereau de groupe pseudo modernes / hardcore-machin est une sacrée calamite. Comme il est de bon ton à chaque fois de présenter de « nouveaux » groupes considérés comme prometteurs pour les djeun’s rebelles d’outre-Atlantique, il apparait à chaque fois des tonnes de disques ou d’EP censés présenter ces groupes et surtout faire tourner la machine à cash sur le stand merchandising. Voici donc le nouvel EP des américains de FOUR YEAR STRONG avant leur apparition sur le scène principale de ce festival déprimant.

L’histoire n’est pas neuve puisque les premières sorties du groupe originaire de Worcester (Massachusetts) date de 2007. Ils évoluent dans un style que les spécialistes nomment hardcore mélodique ou easycore et comptent pas moins de quatre albums à leur actif dont le dernier In Some Way, Shape or Form date de 2011. Après trois années de silence et de nombreuses rumeurs de splits, les voici qui se rappellent à notre bon souvenir à travers cet EP. Le premier contact avec la musique des américains est assez amusant car nous sommes assez loin de ce que véhicule habituellement l’étiquette hardcore. Nous sommes ici en présence d’un groupe très très accessible avec des mélodies simples et les plus attrayantes possibles. On dirait un SUM 41 ou un BLINK 182 en plus speed mais rien de très méchant au menu. Des bonbons sucrés ont beau être parfois un peu épicés, ils ne risquent pas d’effrayer grand monde. Le groupe a choisi de privilégier l’énergie communicative à l’agression stérile.

Et cela fonctionne plutôt bien en cette période estivale. Les compositions ne prennent pas la tête, n’agressent pas l’auditeur et auraient tendance à donner la pêche. Cela reste formaté et sans grande surprise mais l’efficacité est là. Go Down In History a été enregistré, mixé et masterisé par Machine (FALL OUT BOY, EVERY TIME I DIE) au The Machine Shop. Du bon boulot.

Oshyrya (07/10)

 

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Pure Noise Records / 2014

Tracklist (16:37 mn) 01. What's In The Box? 02. Living Proof Of A Stubborn Youth 03. Tread Lightly 04. Go Down In History 05. So You're Saying There's A Chance…

Abinaya – Beauté païenne

oshy_28072014_AbinayJe découvre cet album d’abord sur la forme et l’auditeur lambda que je suis a déjà de quoi sacrément saliver. Beauté païenne se présente comme un très beau digipak avec une pochette marquante et très colorée. Beau travail et, pour une fois, l’habit fait le moine. En effet, comme nous pouvons l’espérer en détaillant ce visuel, ABINAYA a choisi de se positionner sur un créneau inhabituel, le métal ethnique. On pense bien sûr à SEPULTURA ou encore SOULFLY mais pas que, ce serait réducteur si l'on considère la musique proposée ici.

L’aventure a débuté en 2002 à Paris. Un premier album éponyme voit le jour en autoproduction la même année. Le lancement sur la scène nationale française se fit avec l'album suivant, Corps, en 2009, distribué chez Brennus Music et divers labels en Europe. Armé de ces beaux trophées sur leur tableau de chasse, nos compatriotes multiplient les dates et se font remarquer, surtout en festival dans l’hexagone mais aussi en dehors de nos frontières. La démarche étonne et surprend agréablement nos voisins qui réservent un bel accueil à ce deuxième opus. Afin d’encore progresser, ABINAYA prend un risque et décide de réaliser ce troisième album, Beauté païenne, aux Etats-Unis aux Damage Room Studio de Kevin Pandele.

Dès les premières notes, l’auditeur va se trouver immerger dans l’univers original du groupe entre sonorités tribales et puissance métal. Un très gros travail a été réalisé sur les percussions et la batterie autour desquels se construit chaque titre. La guitare n’est pas en reste et mène les débats mélodiquement parlant à coup de riffs bien tranchants et de rythmiques endiablées. Ajoutez à cela le chant bourré de conviction d’Igor Achard et vous obtenez un cocktail séduisant, à la fois rafraichissant et sacrément épicé. Le chant en français apporte une vérité, une authenticité supplémentaire en cohérence avec la philosophie du groupe. Cela doit d’ailleurs faire partie des éléments qui charment nos voisins. Il faut saluer les progrès effectués dans tous les domaines, le son est massif, les chansons sont plus solides, encore plus cohérentes que par le passé. En plus des deux références brésiliennes citées ci-dessous, la musique délivrée sur Beauté païenne pourrait également vous séduire si vous êtes amateurs de groupe couillus comme LAMB OF GOD ou BLACK LABEL SOCIETY.

La force de frappe et impressionnante, la conviction affichée impose le respect. Chacun est à sa place et apporte une pierre décisive à l’édifice. Tout n’est pas parfait, on trouve parfois quelques longueurs et Achard montre rapidement ses limites derrières le micro mais il faut saluer la démarche menée en dehors des sentiers battus. Nous nous plaignons assez à longueur de chronique que de plus en plus de groupe ne font que recycler les recettes pour ne pas apprécier le travail effectué sur Beauté païenne pour sortir du lot. Laissez-vous aussi sa chance à ce mélange quasi unique dans le métal français entre textes engagés et instincts tribaux.   

Oshyrya (7,5/10)

 

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Symbol Muzik / 2014

Tracklist (45 mn) 01. Beauté Païenne 02. Arawaks 03. Haine 04. L’Epitaphe 05. Nord-Sud 06. Le Noir Soleil 07. Almées 08. Le Nouvel Insurgé (à Jules Vallès)