A la lecture du nom du groupe ou à la vue de la pochette, nous pourrions légitimement penser nous trouver face à un nouveau groupe bien bourrin et rentre-dedans. L’auditeur sera donc surpris de découvrir en réalité un groupe très accessible et une musique à même de plaire à un large public capable de supporter deux ou trois riffs un peu plus agressifs que la moyenne.
L’aventure SMASH INTO PIECES a débuté en 2008 à Örebro en Suède. Dès l’année suivante, ils signent un premier deal discographique avec un label local et sortent un premier single. Les choses se compliquent alors le contrat connait une fin prématurée. Il fera alors trois ans de travail pour signer cette fois-ci avec Gain pour publier là aussi un premier single « Colder » puis un premier album, Unbreakable, que voici.
Ce premier single justement ouvre ce disque et on peut aisément comprendre le buzz que cette chanson au pu générer sur les ondes suédoises. Encore une fois les chansons sont très accessibles, catchy et facilement mémorisables. Les suédois proposent ce petit mélange souvent gagnant entre grosses guitares et touches électro ici et là. Le chant de Chris Adam Hedman Sörbye se veut assez sage et les refrains font mouches. A l’image des groupes américains à la LINKIN PARK ou plus récemment FIVE FINGERS DEATH PUNCH, les suédois utilisent toutes les ficelles pour enchaîner les tubes radio-friendly à même de plaire à un public jeune et un chouia rebelle. Comme il ne faut pas non plus effrayer papa et maman, cela reste mélodique et le disque est parsemé de chansons plus calmes comme « A Friend Like You » ou « Here to Stay ». Les paroles aussi se veulent consensuelles et parlent de la vie, des joies et des peines. Chaque chanson tourne autour des quatre minutes, un timing parfait pour les radios vous remarquerez.
Sans vouloir médire sur le doc des Suédois de SMASH INTO PIECES, cet album a toutes les caractéristiques de la construction marketing. Ils ont un certains talents c’est sûr mais Unbreakable est très formaté pour être vite assimilé et vite digérer. Les chansons accrocheuses ne manquent pas et le disque s’écoute avec un certain plaisir. Le caractère très (trop) propre de l’ensemble fini quand même par fatiguer. Il faudra attendre « Crash and Burn » pour quelques screams viennent sortir l’auditeur de son écoute en mode pilote automatique. Un disque pas si mal mais il est à craindre qu’il soit rapidement oublié.
Oshyrya (06/10)
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Gain Music – Pirate Smile / 2014
Tracklist (45:40 mn) 01. Colder 02. Heroes (As We Are) 03. A Friend Like You 04. Crash and Burn 05. Here to Stay 06. Unbreakable 07. Rockstar 08. Come Along 09. I Want You to Know 10. My Enemy 11. Fading
Nos compatriotes nous ont gentiment et courageusement contactés afin que nous donnions notre avis sur leur deuxième EP, Joker Business II. Il faut effectivement une certaine dose d’inconscience pour nous confier leur disque sachant que Mister Patate bouffe des groupes français à son petit déjeuner chaque matin. Enfin c’est ce que voudrait nous faire croire certains de nos détracteurs hexagonaux qui ne supportent pas la moindre critique et trouvent leur musique absolument géniale. Permettez-nous de ne pas être d’accord avec vous et de l’exprimer parfois avec une faconde qui fait tout le charme de notre camarade. Une fois cette mise une point terminée, intéressons-nous de plus près à cet EP.
Rappelons que GAIDEN est loin d‘être un tout nouveau groupe fraichement vermoulu. Le combo parisien est né en 2007 sous l’impulsion de son guitariste Alex. Ils travaillent depuis à définir et parfaire leur son et leur identité. La première démo, Joker Business, parait en 2009 et montre d’emblée de belle promesse dans une veine qualifiée par le groupe de métal progressif. GAIDEN peinera ensuite à transformer l’essai plombé par des soucis de line-up. En 2012, Ego (Chant) succède à Ivan et permet au groupe d’être à nouveau pleinement opérationnel. Ce nouveau chapitre s’ouvre donc avec cet EP. Trois chansons sont au programme et démontre une nouvelle fois le savoir-faire des parisiens. On sent les musiciens appliqués et motivés pour bien faire. GAIDEN propose un heavy métal classique solide et bien exécuté. J’ai parfois du mal à percevoir le côté progressif de ces chansons à part des structures un peu plus complexes qu’à l’ordinaire. Chacun est à sa place et assure une belle prestation. Attention cependant à l’accent au niveau du chant. Le titre « Joker Business » émerge par rapport aux autres avec un riff et un refrain plus accrocheur. Le son est lui aussi propre pour une démo enregistrée avec des moyens que l’on devine limités.
Nos amis sont restés finalement assez sages mais une telle démarche se comprend après un long silence discographique. Joker Business II va permettra au groupe de ré-émerger sur la scène française et constitue une belle carte de visite. Il faudra cependant en donner plus pour la suite afin de se faire un nom dans notre pays. Les bases sont là mais à GAIDEN de démontrer l’etendue de son potentiel à travers pourquoi pas un premier album.
Oshyrya (06/10)
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Autoproduction / 2014
Tracklist (17:12 mn) 01. Twenty Thousand Leagues 02. Awake 03. Joker Business
Voici les premiers pas discographiques d’un nouveau groupe hexagonal, FACTOR HATE. La pochette ce cet EP est plus que sympathique est pousse à l’optimisme. On verra que la suite va un peu doucher notre enthousiasme. Nous parlions de nouveau groupe mais ce n’est pas tout à fait exact. En effet FACTOR HATE est né en mars 2011 des cendres de MANKIND (2005-2010) mais se retrouvait sans chanteur. Pas abattus pour autant, nos compatriotes travaillent dur sur des compositions intermentales avant de trouver la perle rare derrière le micro. Ce sera chose faite quelques mois plus tard avec l’intégration de Thierry "The Watcher" Grumiaux (du groupe HEAVINTAGE). Désormais au complet, FACTOR HATE se présente au public via cet EP collector, limité à cent exemplaires et déjà épuisé depuis bien longtemps.
Nous ne doutons pas à l’écoute de ces quatre chansons de l’expérience accumulée au sein de FACTOR HATE mais franchement la qualité de cet EP laisse à désirer. La production n’est pas au niveau et le son semble venir tout droit d’une cave ou d’un bocal. Ok les moyens du groupe sont très limités mais la plupart des démos actuelles sonnent quand même bien mieux. Le fond ne s’avère pas plus extraordinaire avec des chansons un peu poussives et surtout déjà entendues des centaines de fois. FACTOR HATE n’a jamais affirmé être original en proposant, je cite, « un heavy metal plutôt énergique cher aux années 80/90 (…) mettant en avant des influences principales telles que des groupes comme ACCEPT, PRETTY MAIDS, JUDAS PRIEST … ». Sauf que les chansons proposées ici manquent d’attrait et d’impact. La production faiblarde n’aide pas c’est sûr mais les riffs ou les refrains peinent eux aussi à convaincre. Dans ce genre-là, cela ne pardonne pas. « The Watcher » parvient à séduire un peu plus l’oreille mais il faut vraiment faire des efforts pour aller au bout de cet EP.
Ne nous voilons pas la face, ces premiers pas de FACTOR HATE sont ratés. Trop basique sur la forme et sur le fond, The Watcher se prend les pieds dans le tapis. Un premier album semble sur les rails et il faut espérer que nos amis puissent bénéficier d’un budget plus conséquent. A ce rythme-là FACTOR HATE risque de passer à côté de son sujet.
Oshyrya (04/10)
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Factor Hate – Rock N Growl Promotion / 2013
Tracklist (15 mn) 01. You’re in the Nightmare 02. Raise your Hands 03. Wild as the Wind 04. The Watcher